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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:33

Dans notre édition n°2490 du 8 avril 2010, nous écrivions qu'un convoi suspect, qui était en réalité un convoi militaire, avait plongé une partie de la ville d'Anyama dans le noir.

 

Et cela s'était passé dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 avril. Les témoignages que nous avions reçus et qui ont permis de faire cet article faisaient état de plusieurs véhicules militaires qui escortaient un porte-char. Lequel transportait un engin qui " avait tout l'air d'un hélicoptère ". Et c'est ce porte-char et sa charge qui avaient sectionné un câble électrique qui reliait le quartier " Schneider " au reste de la ville. Cela s'était passé et la répétition a son sens ici, dans la nuit du 6 au 7 avril 2010, aux environs de 2 heures du matin.

Avant-hier, les autorités militaires de ce pays ont révélé à toute la nation, via les médias d'Etat, la découverte d'un impressionnant arsenal de guerre dans la ville d'Anyama et ont arrêté par la même occasion, un individu qui a été présenté comme le gardien de cet arsenal. Et selon le témoignage pour le moins incohérent de cet individu dont on dit qu'il s'appelle Fofana Baya, c'est tard dans la nuit du 7 avril que les armes lui ont été confiées par un gendarme qui serait le gestionnaire des tenues au sein de la gendarmerie d'Agban.

" Et ce jour là, raconte-t-il, à la vue des agents des forces de l'ordre, j'ai voulu fuir. Mais l'un deux m'a interpellé et rassuré qu'il ne me ferait aucun mal. Seulement, il venait voir dans la zone parce qu'ils avaient été informés de la présence des voleurs en ces lieux. Il voulait mon numéro pour rester en contact permanent avec moi. Et c'est depuis ce jour-là que je garde ses affaires et lui, il paye le loyer ". In Fraternité Matin du 6 mai. Si donc ces armes ont été confiées à Fofana Baya dans la nuit du 7 avril comme il le soutient, ne peut-on pas supposer que c'est en réalité dans la nuit du 6 au 7 avril et que ces armes auraient été détournées de leur destination pendant que le convoi militaire traversait la ville d'Anyama ? Si cette supposition est vraie, alors ces armes ne font-elles pas partie de la dotation de l'armée ivoirienne ?

Car, c'est justement à ce niveau que se trouve la vérité dans cette affaire. La quantité et la qualité de ces armes sont telles qu'il y a nécessité, pour une fois, qu'une enquête sérieuse, impartiale et même indépendante soit menée pour répondre à cette question. Les armes découvertes font-elles partie de la dotation de l'armée ivoirienne ? Les tenues militaires découvertes sont-elles celles de nos forces de l'ordre ?

Jusqu'ici, aucun éclairage n'a été apporté à ce niveau alors qu'il est très facile de résoudre cette question. Si ces armes font partie de la dotation de l'armée ivoirienne, alors nous sommes tous en danger dans ce pays. Si des individus peuvent faire sortir de nos poudrières de telles armes et les cacher dans une cour commune pendant des jours et peut-être des mois sans que les autorités militaires et les renseignements généraux de notre pays ne s'aperçoivent de rien au point de ne devoir leur salut qu'à un appelant anonyme, alors ce pays est à plaindre.

 Si par contre, ces armes et les tenues ne font pas partie de la dotation de l'armée ivoirienne, alors nous avons tous intérêt à solliciter très fort la protection de Dieu chaque jour. Car, cela voudrait dire que malgré le 19 septembre 2002, la protection de ce pays et de ses habitants ne sont pas encore la priorité de nos dirigeants. Comment de telles armes de guerre ont-elles pu traverser toute la zone gouvernementale, toute la ville d'Abidjan avec tous les barrages, tous les services de renseignements, pour être stockées dans l'une des villes les plus surveillées de Côte d'Ivoire qu'est Anyama, sans que personne ne se soit aperçu de rien ? Comment est-ce possible ? Et pourquoi dans ce cas, la gendarmerie, au lieu de faire profil bas et mener une enquête silencieuse et sérieuse pour démêler toute cette affaire, a-t-elle cru nécessaire de donner dans le sensationnel en ameutant la presse ? En présentant ces armes à la télévision, en faisant inutilement du bruit comme pour dire à tous les commanditaires " cachez-vous, fuyez pour ne pas qu'on vous attrape" ? Est-ce de cette manière voyante que doit être traitée une affaire qui touche directement à la sûreté de l'Etat ?

Et c'est cette façon peu professionnelle de gérer cette découverte d'armes de guerre qui pousse les uns et les autres à ne voir dans toute cette agitation, qu'un complot ourdi contre l'opposition politique qui a annoncé une marche pour le 15 mai 2010. Car, Anyama est une " ville symbole " de l'opposition politique qui, dans l'imaginaire du parti au pouvoir, n'est rien d'autre qu'un grand centre d'entrainement pour faiseurs de coups d'Etat. Une découverte d'armes de guerre dans cette ville ou à Abobo prend plus de charge politique que nulle part ailleurs. De là à se saisir de cette affaire pour interdire cette marche, il n'y a donc qu'un pas. D'ailleurs un agent de l'Uir (Unité d'intervention rapide), qui était sur le terrain de la découverte des armes, a déclaré : " Cet armement a été stocké ici pour servir à une attaque contre le 43ème Bima (Camp militaire de la Force Licorne), basé dans la commune de Port-bouët lors de la marche du Rhdp le 15 mai et accuser les Fds d'avoir perpétré cet acte ignoble… ".

Affirme-t-il la main sur le cœur. Et le quotidien " Le Temps ", se basant sur cette déclaration, a donné dans son édition d'hier, tous les détails de " l'ignoble opération". Et voilà comment dans un pays qui sort difficilement d'une guerre, l'on traite une affaire qui concerne peut-être la sécurité de chacun de nous. En la politisant pour ne pas que les citoyens découvrent la vérité. Pauvre Côte d'Ivoire !

ASSALE TIEMOKO

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Published by Seth Koko Côte d'Ivoire - dans SECURITE
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