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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:25

AFP - Du riz, quelques légumes et un peu de viande: l'assiette peut paraître frugale, mais pas aux yeux des élèves haïtiens. Pour sonner le rappel en cours et nourrir une population encore fragile, 550.000 repas sont offerts chaque jours dans les écoles du pays.

Il est 10H30 mercredi et une odeur de bouillon de volaille flotte sur l'école Rosalie Javoukey, située dans un quartier en ruine de Port-au-Prince.

Autour des grandes tables installées entre les tentes blanches de l'Unicef, à l'ombre du bâtiment de trois étages promis à la démolition, des femmes s'affairent à remplir des gamelles métalliques et en plastique.

A la place de la récréation qui a été supprimée, car "la cour est occupée par les tentes", remarque la directrice de l'établissement, la soeur Marie-Bernardette, c'est l'heure du repas gratuit.

A tour de rôle, les écolières âgées de 5 à 12 ans vont récupérer leur déjeuner qu'elles dégustent à leur pupitre, après avoir récité le bénédicité. Et "en silence", répète la maîtresse.

Les établissements scolaires ont rouvert officiellement le 6 avril dans la capitale dévastée par le séisme qui a fait au moins 220.000 morts, dont 1.350 enseignants et 38.000 élèves.

Mais 100 jours après la catastrophe, le pays est encore à genoux, et de nombreux enfants manquent à l'appel. Partis en province, décédés le 12 janvier, ou simplement gardés par leurs parents.

"Il est difficile de convaincre les parents de renvoyer leurs enfants à l'école, ils ont peur qu'il y ait un autre séisme et que l'école s'effondre", explique Alejandro Chicheri, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).

Cette peur habite les premiers intéressés: "Je ne me sens pas à l'aise à l'école. Je sais qu'il va y avoir encore des événements naturels, par exemple un tremblement de terre...", avoue Valencia Démostène, 12 ans.

Ainsi, l'école Rosalie Javoukey accueille désormais 400 élèves, soit 200 de moins qu'avant la catastrophe.

Et pour encourager les petits Haïtiens à reprendre le chemin de l'école, le PAM s'est lancé dans un vaste plan de distribution de nourriture dans les établissements scolaires d'Haïti, pays où 500.000 enfants ne sont pas scolarisés, soit 25% d'entre eux.

Déjà, quelque 550.000 élèves reçoivent chaque jour à manger. Ils seront 800.000 dans les prochaines semaines.

"On essaie de faire revenir à l'école le plus d'enfants possibles, ça leur permet un retour à la réalité et ça permet de sauver leur année scolaire. Et ça aide les parents qui luttent pour trouver du travail et ramener de l'argent à la maison", note M. Chicheri.

Et pour les écolières de ce quartier très défavorisé, ce repas est une providence.

"Il y a des parents qui n'ont rien à donner à manger à leurs enfants. Ca se voit sur le visage (des élèves), leur esprit est occupé car elles ont faim", confie la mère Louis.

En regardant les écolières manger, l'enseignante ajoute: "certaines n'ont pas d'uniformes car elles ont tout perdu dans l'effondrement de leur maison".

Elle interpelle la classe: "Qui a été prise sous les décombres?"

La moitié de la quarantaine de fillettes lève la main.

"Je suis restée deux jours sous les décombres. C'est mon papa qui m'a sortie", déclare Francesca Jeune, 9 ans, qui rêve de devenir médecin.

Mais en dépit de son grand sourire, elle cache un profond traumatisme, comme beaucoup de ses camarades. "On fait de la thérapie, on joue, on fait des mouvements, dit la mère Louis. Juste pour enlever le séisme de leur mémoire."

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Published by Seth Koko Côte d'Ivoire - dans CATASTROPHE NATURELLE
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