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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:12

Une affaire secoue en ce moment la police nationale. Pour cause, des policiers sont accusés par un opérateur économique de séquestration et d’extorsion de fonds portant sur la somme de dix-sept millions cinq cent mille francs CFA (17 500 000 FCFA). Petite incursion dans les coulisses d’une affaire qui, par quelque bout qu’on la prenne, a complètement abimée l’image de la police nationale.

Des policiers en service à la préfecture de police d’Abidjan et de San-Pedro sont sur la sellette en ce moment. Ils sont poursuivis par un opérateur économique devant leur hiérarchie pour séquestration et extorsions de fonds. De quoi s’agit-il ?
Courant juillet 2012, Monsieur A. I. Opérateur économique opérant dans la filière bois a eu une commande de 4000 feuilles de contre-plaqués de l’un de ses clients du nom de M. K. qui se trouve en Guinée. Il ressort de nos investigations que l’opérateur a saisi un transitaire du nom de M. Denis pour les formalités d’usage. Car, il est obligatoire de de se référer à un transitaire dès lors que la marchandise doit sortir hors du territoire national. Ainsi, il lui remet une somme numéraire de trois cent mille francs (300.000 FCFA) pour l’obtention des documents nécessaires à l’exportation desdits contre-plaqués, en l’occurrence le D6 et certains documents afférant des eaux et forêts. Toujours selon les mêmes sources, l’opérateur économique prend soin de fournir des informations de la société SIP CATALA au transitaire à charge de la contacter pour l’utilisation de son code importateur dans la limite de la loi. Pourquoi les informations sur la société SIP CATALA ? En effet, au dire des sources proches du dossier, M. A. I a travaillé pendant plusieurs années avec ladite société avant de s’installer à son propre compte. Cette relation d’affaire entre l’opérateur et la société a été tellement excellente que les responsables de la société SIP CATALA n’ont pas hésité à donner carte blanche à celui-ci au cas où il aurait besoin de leur service dans le cadre de ses activités. Et depuis lors, monsieur A.I utilise le code importateur de la société pour ses exportations de feuilles de contre-plaqué. Le transitaire ayant expliqué à son client que tout est fin prêt pour l’exportation, l’opérateur économique a donc loué un camion pour acheminer la marchandise vers la Guinée le jeudi 9 août 2012. C’est chemin faisant que le chauffeur du camion de marque DAF, immatriculé 6471 EJ 01 a été interpelé à Man par les agents des eaux et forêts avec les 4000 feuilles de contre-plaqué. Mais, celui-ci prend soin d’informer M. A.I de cette situation. Contre toute attente, Le vendredi 10 août 2012, l’opérateur économique est mis aux arrêts par la police à son bureau aux environs de 10 heures sans aucune notification conformément à l’article 121 du code de procédure pénal ivoirien. Puis, il est conduit à la préfecture de police d’Abidjan au service des enquêtes dont le chef de service est le capitaine Koné Souleymane. Menotté, l’infortuné opérateur économique sera mis au violon avant sa déportation à San-Pedro le lendemain.

Le calvaire de l’opérateur

A en croire nos sources, dans la nuit du vendredi 10 août, le policier qui a procédé à son arrestation lui demande de payer la somme d’un million pour être libéré. Le capitaine Doumbia Moussa en poste à la préfecture de police de San-Pedro venu plus tard, conduit aux environs de 21 heures celui-ci à son bureau en présence d’un témoin du nom d’Alassane Boubacar pour récupérer la somme en question. C’est au moment où l’opérateur économique s’attendait à être libéré, que le capitaine Doumbia Moussa lui fait savoir qu’ils iront ensemble à San-Pedro pour rencontrer le Directeur Général de la société SIP CATALA pour trouver un terrain d’entente, jugeant la charge insuffisante pour qu’il soit mis en prison. Selon nos sources, ces paroles rassurent M. A.I. Néanmoins, il demande l’assistance de son avocat avant tout départ à San-Pedro. Là encore, le capitaine fait comprendre une seconde fois à l’opérateur économique que cela n’était pas nécessaire. C’est dans cette atmosphère détendue qu’ils partent de la capitale économique. Mais une fois arrivés dans la cité balnéaire, les choses vont très vite. Le commerçant est mis au violon de la préfecture de police sans la moindre possibilité de rencontrer le responsable de la société en question. C’est en ce moment que le capitaine Doumbia Moussa lui explique que l’utilisation du nom de la société SIP Catala pour ses transactions est un délit à sa charge. Pour ce fait, le transitaire est également interpelé par la police à Abidjan et conduit à San-Pedro. De sources dignes de foi , M. A.I n’a pas été attendu sur procès-verbal concernant cette affaire durant son séjour au violon. Mais stupéfaction ! Le capitaine Doumbia Moussa et M. Assamoi, directeur commercial de la société SIP Catala vont réclamer la somme de trente millions francs (30.000 000 FCFA) à ce dernier pour sa mise en liberté. Devant cette situation, il demande que l’affaire soit portée devant les tribunaux compétents. Ce plaidoyer du mis en cause ne sera pas pris en compte par l’officier en charge du dossier. Mais il sera plutôt séquestré pour le contraindre à s’exécuter. Il faut noter entre-temps que M. A.I. a passé 18 jours au violon en violation du délai de garde à vue de 72 heures tel que stipulé dans le code de procédure pénal en son article 154 de la loi N° 69-371 du 12/08/1969. Traumatisé par la tournure peu rassurante que prenait l’affaire, l’opérateur économique s’engage à payer la somme de vingt-cinq millions de francs (25 000 000 FCFA) pour recouvrer la liberté. Après beaucoup de supplications, ses geôliers acceptent de le libérer provisoirement à condition qu’il verse la somme de quinze millions de francs (15 000 000 FCFA) sur le champ. Ses proches vont ainsi rassembler les quinze millions pour satisfaire l’exigence des policiers. Malgré cela, le capitaine Moussa Doumbia lui brandit une autre réclamation de la somme d’un million cinq cent mille francs exigée selon lui par ses chefs dont Koffi N’zué Barthélemy et autres avant de sortir du violon. Sur cette exigence, l’infortuné opérateur économique fait savoir à ses interlocuteurs que ses proches pouvaient réunir que la somme d’un million trois cent mille francs (1 300 000 FCFA). Cette proposition sera rejetée du revers de la main. Après avoir donc payé la somme demandée, il sera libéré dans la matinée du 28 août 2012. Le capitaine Moussa Doumbia n’a pas fait les choses à moitié. Il a pris soin de lui remettre le numéro du compte SIB 300 286 59 40 10 pour qu’il y verse le reliquat des dix millions (10 000 000 FCFA). Depuis qu’il a regagné Abidjan, au dire de nos sources, l’homme subit d’incessantes menaces du capitaine Doumbia Moussa et de ses acolytes. C’est dans cette atmosphère que M. A.I sera interpellé à nouveau le samedi 8 décembre dernier par le capitaine Koné Souleymane chef de service des enquêtes générales de la préfecture d’Abidjan en complicité avec le capitaine Moussa Doumbia, dit-on, sur ordre du procureur près du Tribunal de Sassandra, Coulibaly Lacina. Dans les locaux de la préfecture de la police, le prévenu ne se laisse plus compter et exige la présence de son avocat. Ainsi ses proches se mobilisent et font appel à leurs connaissances pour être mieux situés sur cette scabreuse affaire. En effet, cette mobilisation a fait rétracter les policiers. L’opérateur économique sera libéré avant même l’arrivée de son avocat. Mais avant son interpellation, M. A. I a saisi par courrier en date du 22 octobre 2012, le Préfet de Région de San-Pedro. Dans ce courrier dont nous avons eu copie, l’opérateur économique porte plainte contre Koffi N’Zue Barthélemy, Doumbia Moussa et autres pour abus d’autorité, extorsion de fonds, détention arbitraire et séquestration. « Je ne suis pas certain que l’utilisation du code importateur de SIP CATALA même dix fois puisse valoir les 27 500 000 FCFA que l’on m’impose. Car la location pour un acte ne coûte environ que 40 000FCFA », se défend l’opérateur. Avant de poursuivre qu’il voudrait savoir si sa séquestration durant les 18 jours et l’extorsion de fonds sont légaux. Le cas échéant, il souhaite que le Préfet de Région l’aide à recouvrer les dix-sept millions cinq cent mille francs(17.500.000) que ses proches ont été forcés de payer. « Je réclame cet argent pour le restituer aux créanciers », écrit-il.

L’ambassadeur du Niger en Côte d’Ivoire saisi

Selon nos sources, cette plainte est restée sans suite jusqu’à ce jour. Etant toujours l’objet de menace et craignant pour sa vie, M. A.I décide de saisir l’ambassadeur du Niger en Côte d’Ivoire. Aux dernières nouvelles, nos sources indiquent que l’affaire a été portée devant le Ministre des Affaires étrangères qui va certainement saisir son collègue du Ministère de l’Intérieur pour faire éclater la vérité dans cette affaire qui jette l’opprobre sur le corps entier de la police nationale, et particulièrement sur les hommes de la préfecture de police d’Abidjan et de San-Pedro. Mais en attendant la réaction du premier flic ivoirien qui ne ménage aucun effort pour redorer le blason de notre police, l’avocat de l’opérateur économique, Me Minta Daouda Traoré a saisi l’inspection générale de la police, affirment des sources proches du dossier. Désormais tous les regards sont tournés du côté de nos autorités compétentes pour mettre fin à toutes ces pratiques qui ne rassurent pas les investisseurs. On se souvient encore que cinq policiers de la police criminelle dont un officier ont été arrêtés le 14 décembre dernier. Ils ont été pris en flagrant délit de braquage dans une banque à Treichville. Sous la menace de leurs armes, ils ont arraché à un opérateur économique qui venait de faire un retrait, la coquette somme de deux cents millions de francs. C’est au moment où ils tentaient de s’échapper qu’ils été cueillis à la sortie de la banque par leurs collègues. Nous y reviendrons.
Jean-Louis Kobrissa


Boigny Express

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