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  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:37

La première fois que j’ai entendu parler du projet de loi portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59, 60 et 67 de la loi n°64-375 du 07 octobre 1964 relative au mariage, telle que modifiée par la loi n°83-800 du 02 aout 1983, j’ai tout de suite dit niet : pas question de partager la culotte avec les femmes dans nos foyers et pas question également d’aller à l’encontre de nos coutumes et religions qui donnent pouvoir et responsabilité à l’homme dans la société (au sein des différentes familles). D’autres arguments ont fusé de toutes parts, dans les bureaux, les salons, les journaux et autres, pour faire barrage à cette loi.

Puis, passé le temps de l’émotion et des réactions spontanées, épidermiques et souvent de surface, le Député que je suis, me suis remis dans ma peau et mon rôle, celui de ne point me limiter à des arguments périphériques ou des considérations de salon qui occultent très souvent des éléments d’appréciations juridiques, législatifs et de gouvernance. Mais de plutôt m’informer de l’exposé des motifs et de l’origine du projet de loi, de comprendre le texte, de dégager une position, de consulter un échantillon équilibré de la population et de voter.

La Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI) a fait son travail jusqu’à ce que le projet de loi soit adopté en Commission malgré l’opposition de certains partis politiques comme le PDCI et l’UDPCI. Grand revirement, complot et palabres des alliés RHDP à l’Assemblée Nationale. Le Président de notre Groupe Parlementaire, le Ministre Amadou Soumahoro a même été hué par des Elus du PDCI lors des travaux en Commission. Puis nous sommes rentrés dans l’hystérie galopante d’une crise Gouvernementale et institutionnelle et le débat en fut relancé.

Il faut que l’opinion le sache, c’est le PDCI qui est à l’origine du texte. En effet, alors parti au pouvoir, le PDCI a mis tout en œuvre pour ratifier la convention internationale qui abroge toute discrimination dans le foyer. A la grande satisfaction de l’opinion publique nationale et internationale d’alors, qui lui a de fait, attribué tous les brevets de respectabilité, de parti visionnaire, futuriste et éclairé. L’opposition du même PDCI dans le même parlement à la même loi, allant jusqu’à huer le Président du Groupe Parlementaire du Parti allié, ne peut que surprendre, choquer et laisser légitimement penser à une guerre insidieuse qui est faite au RDR.

A l’occasion de ce débat, j’ai entendu cent fois que le Député doit voter sans complaisance, sans pression et selon son opinion et la conviction qu’il se fait sur un texte de loi. Cette règle, elle doit s’appliquer aux Députés, individuellement pris jusqu’à ce que se dégage une majorité parlementaire pour ou contre et non une majorité politique pour ou contre. Autrement dit, la majorité parlementaire doit transcender les contingences et carcans politiques. Mais curieuse coïncidence de convergence intellectuelle, tous les Députés du PDCI et de l’UDPCI se disent contre le texte.

Convenez qu’on est sorti du débat intellectuel et philosophique qui est personnel et individuel pour entrer dans celui des intérêts de partis ou d’entités. Et en la matière, nos alliés ont choisi de montrer de manière ostentatoire et avec fracas la distinction entre nos partis. Il y a bien eu consigne de vote au sein du PDCI et de l’UDPCI, et cette démarche montre que si intérêt d’entité il doit y avoir à l’Assemblée, nos alliés préfèreront celui de leur entité d’origine et non celui du RHDP. J’insiste, le problème ne se serait pas posé s’il n’y avait pas eu un curieux unanimisme PDCI et UDPCI, oubliant leur appartenance pleine et entière à la coalition politique au pouvoir. Parlant de l’alliance et pour paraphraser cette règle Française appelée Jean Pierre CHEVENEMENT, je dirais qu’ « un allié, ça ferme sa Gueule ou ça démissionne ».

Je voudrais noter avec les ivoiriens que le soutien du PDCI à l’action Gouvernementale, passée la période électorale et les débats de répartitions des postes, s’est trop rapidement effrité, pour devenir un silence assourdissant même lorsque les institutions ont été la cible visant à les déstabiliser. J’ajoute que la rigueur voulue par le PDCI dans cette répartition des postes et surtout sa bataille ardue pour la Primature et de nombreux postes non moins importants dans l’administration ne s’accommode pas avec la tiédeur observée de sa part dans l’exécution des taches qui en découlent.

Je n’apprends rien aux barons du parti cinquantenaire, ils ont désavoué le Premier Ministre Ahoussou KOUADIO Jeannot issu de leur rang après l’avoir, de haute lutte, fait roi. Ils ont également désavoué la Ministre issue du PDCI à l’initiative du projet de loi. On n’était pas à la première du genre. Qui ne se rappelle les violentes critiques du Secrétaire Général dudit parti, le Ministre Alphonse DJEDJE Mady, brocardant l’action du Gouvernement du même Ahoussou KOUADIO, à propos d’une soi-disant insécurité. Qui se souvient par contre de ce qu’a fait ou dit le PDCI au moment des attaques répétées contre les FRCI ? Non à une appartenance sélective à l’alliance.

La dissolution du Gouvernement RHDP était plus que nécessaire pour permettre de retourner dans la maison RHDP afin de clarifier les choses et faire un départ nouveau pour le bonheur du même RHDP. Ceux qui parlent de pression exercée ici et là pour faire passer le texte l’ignorent certainement et se trompent gravement. Autant le PDCI sait donner des consignes de vote, autant le RDR sait le faire, nous savons en donner et personne n’a oublié que la majorité parlementaire est totalement acquise au RDR pour faire passer les textes sans coup férir. Chère collègue Yasmina OUEGNIN, le Gouvernement n’a pas été dissous pour faire passer le texte et pas plus qu’on ait eu besoin d’une quelconque pression ou ambiance particulière pour influencer ou dissuader des Députés. Au demeurant et malgré leur vote négatif, les députés PDCI et UDPCI n’avaient pu empêcher l’adoption du texte en commission. Notre majorité écrasante à l’Assemblée aurait donc suffit. C’est sûrement là, l’explication somme toute raisonnable, du rétropédalage du PDCI et de l’UDPCI en plénière.

Ceux qui, les premiers ont montré que les Députés ne devaient qu’enregistrer ou se comporter comme des godillots, c’est bien nos alliés, à travers la consigne donnée en commission. A l’Assemblée, on se connaît et les Députés des autres partis peuvent témoigner de ce que nous, Députés RDR, n’y sommes pas pour applaudir et lever la main. Bien au contraire, à la surprise générale et au grand étonnement de certains Ministres, nous sommes au cœur et à la pointe des débats qui souvent renvoient des Ministres à leur copie. Suffisent, les exemples du projet de loi portant taxes sur le superbénéfice sur la vente de l’or et la répartition proposée, et bien d’autres textes du Gouvernement fortement amendés par l’hémicycle. Ou se trouve –t–elle, l’Assemblée d’enregistrement dont parle ma collègue Yasmina OUEGNIN ? Ce n’est point les coups d’éclats médiatiques qui le diront.

Chère collègue, nos coutumes, traditions et règles sociétales s’entrechoquent avec les principes de la mondialisation. Et si nous devions choisir de rester collés à notre tradition, toi Yasmina OUEGNIN, deuxième plus jeune de notre Assemblée, n’aurait jamais eu cette opportunité de te voir confier la destinée de millions d’hommes et de femmes de cette grande ville qu’est COCODY. Autrement, tu devrais être loin de porter leur voix à l’Assemblée pour voter des lois, prendre des décisions en leur nom. Dans ce cas, tu es chef ou pas ? Surtout que tu as choisi de garder le nom de famille rendu célèbre par ton père et non celui de ton Mari pour qu’on t’appelle aussi Mme …. J’ajoute qu’en tant que habitant de Cocody, je n’ai pas vu ou entendu dire que tu avais organisé des consultations populaires dans le quartier pour écouter notre position et t’assurer que tu défendais la position de la majorité des habitants de Cocody.

De plus, j’ai pris note avec ahurissement de ta curieuse conception du vote des lois à savoir, que si une loi est votée, il faut attendre qu’elle s’applique intégralement avant d’en voter une autre et j’essaye d’imaginer le rythme de fonctionnement des institutions d’une telle République dans le cas d’espèce.

Tout cela dit, revenons au texte et disons simplement ce qui suit :

- la Convention internationale pour l’élimination de toute forme de discrimination faite aux femmes étant ratifiée par la Côte d’Ivoire depuis 1995, il ne restait plus qu’à mettre nos textes en conformité avec ce traité international qui prime sur notre loi nationale ;

- De plus, les brillants Constitutionnalistes dont nous disposons ont vu juste en mettant notre Constitution de l’an 2000, loi fondamentale, la mère des lois nationales, en conformité avec tous les traités. Elle affirme, en effet, que les Hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit et l’ancien code de mariage ou il était fait mention de « l’homme est le chef de famille » était en contradiction flagrante avec tous ces traités et avec notre Constitution.

- tous les phallocrates et autres pseudo attachés aux coutumes ont laissé passer des occasions de lever la voix, notamment lorsque le principe de parité et d’égalité homme et femme a été universellement admis et mondialement intégré sinon accepté depuis des décennies notamment par la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1789 et la déclaration des droit de l’Homme de l’ONU de 1948;

- les modifications apportées ne disent nulle part que la femme devient chef de famille, donc le texte a beau subir des modifications, le Père noël reste. Et dire que, selon la proposition d’amendement du PDCI venant du collègue KOUAME Kpli Delphin, il faut, en plein mariage, poser publiquement la question de savoir qui sera chef de famille, c’était plus humiliant, déshonorant et honteux ;

- nombre de pays dont certains tout près de nous, ont ratifié et mis en application cette convention, croyez-moi, les foyers là-bas ne sont pas pour autant pas menacés au quotidien, pourquoi en serait-il de la Cote d’Ivoire ?

Pour moi, cette loi en valait la peine : j’ai donc voté OUI !!!!

Alphonse SORO,
Député à l’Assemblée Nationale

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:28

Le mardi 13 novembre 2012, un projet de loi portant abrogation de l’article 53 et modifiant les articles 58, 59, 60 et 67 de la loi n°64-375 du 07 octobre 1964 relative au mariage, telle que modifiée par la loi n°83-800 du 02 août 1983, a fait l’objet d’examen suivi de délibérations au sein de la Commission des affaires générales et institutionnelles de l’Assemblée Nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Au cours des débats en Commission, les députés issus du PDCI-RDA et de l’UDPCI ont émis des réserves quant à certaines dispositions contenues dans le projet examiné. En effet, sur la base de leur expérience et de leur connaissance de la Nation Ivoirienne, ils ont estimé que l'article 58, sur les rôles et responsabilités des conjoints devait être amendé.
Le député Kouadio Kpli Delphin, membre du Groupe parlementaire auquel j’appartiens, conformément aux procédures, a donc déposé un amendement, considérant qu'une telle disposition juridique nécessitait pour, le moins, un débat contradictoire.

Il importe de rappeler qu’une part du travail législatif consiste à analyser les projets émanant de l’exécutif et à y apporter les correctifs que les élus du peuple jugent utiles et nécessaires à la satisfaction de l’intérêt de la nation qu’ils représentent. La fonction parlementaire serait ainsi vide de tout contenu si les députés se contentaient d’enregistrer, sans critiques et sans propositions, les projets du gouvernement.

Ce mercredi 21 novembre 2012, au cours du vote de la loi en séance plénière, certains élus de la Nation ont refusé de suivre les consignes de vote émanant de leurs différents groupes parlementaires …j’en fais partie.

Sans vouloir m’appesantir dans un débat sur le fond, je tiens à rappeler que notre civilisation toute entière s’est construite autour de la notion de chef : Chef de famille, Chef de communauté ou de quartier, Chef de village, Chef d’entreprise,… Chef d’Etat.

Faire disparaitre la notion de chef du code de la Famille n’est, à mon avis, pas forcément Faire émerger les droits de la femme.

En revanche, et c’est l’une des raisons de mon refus, d’innombrables textes ont été votés, depuis notre Indépendance, en faveur de la protection de la femme et de l’enfant notamment sur les violences conjugales, les mutilations génitales, le droit à l’éducation et à la santé, le travail et l’exploitation des enfants, le trafic d’enfants et les enfants soldats…

Tous ces textes ont été votés, sans la production du moindre effet notable, faute d’applications véritables.

Il me parait donc plus important et urgent de commencer par donner du sens à ces acquis en invitant l’exécutif à appliquer rigoureusement les lois déjà adoptées, avant de s’engager dans des combats futuristes pour des droits que les populations concernées n’ont pas encore revendiqués.

Le second sens de mon refus réside dans la forme employée en vue de l’adoption du projet de loi.

Dans un système démocratique, la séparation des pouvoirs est un élément essentiel ; il est donc inimaginable que des pressions (quelque soit la nature ou le degré) puissent être exercées sur le pouvoir législatif en vue d’obtenir le passage d’un texte aussi fondé soit-il.

Et pourtant, ce mercredi 21 novembre 2012, c’est l’environnement qui a prévalu avant et pendant le vote de la loi.


Le contexte a eu pour effet d’inhiber la volonté de nombreux parlementaires qui, en d’autres circonstances (vote secret par exemple) auraient fait valoir leurs opinions en toute indépendance.

Sous la pression, la majorité des députés s’est alignée et cette loi a été votée.

Pour ma part, J’ai voté NON…

Je tiens à rappeler, si besoin l’était encore, qu’étant moi-même femme, mariée et mère d’une fillette, mon intérêt ne peut que s’inscrire dans le sens de la promotion du mariage et de la famille et dans la perspective du renforcement des droits de la femme et de l’enfant.

Je soutiens, avec conviction, que l’instruction de la jeune fille, l’indépendance financière de la femme et son leadership, la protection de la femme et de l’enfant soumis aux pires injustices et violences doivent être, pour tous, des combats pour le bien-être social et l’équité.

C’est d’ailleurs pour cela que je me suis engagée en politique.

Lorsque j'ai sollicité les suffrages des habitants de Cocody, je leur ai promis de redonner à l'Assemblée Nationale l'entièreté de son rôle qui, selon moi, avait été dévoyé depuis plusieurs années.

Et ces habitants m'ont fait l'honneur de m'accorder leur confiance, pour défendre leurs intérêts et les intérêts de la Côte d'Ivoire.

Je suis donc à l'Assemblée Nationale uniquement pour représenter le peuple ivoirien.

J'ai été bien entendu élue sous la bannière d'un parti politique, avec lequel je partage des aspirations et une vision communes pour le développement de notre société, mais mon mandat relève du Pouvoir Législatif et c'est dans ce cadre que mon action s'inscrit.

Je ne saurai, et ne pourrai, donc me soustraire à mon engagement, en reniant mes propres valeurs et convictions.

Pour ce faire, au cours de mon mandat de député, je continuerai d’accompagner toutes les formes de progrès tant que cela se fera à travers des débats constructifs, dans l’indépendance des opinions et dans le respect des libertés conquises.

Et c’est à cela que je m’attèle déjà depuis près d’un an, nuit et jour, dans l’intérêt des Ivoiriennes et des Ivoiriens.

En mon âme et conscience.

Telle est la réponse que je peux faire à tous ceux qui s’interrogent sur les raisons de mon vote.

Yasmina Ouégnin
Guessennd

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:41

En l’absence du président du parlement ivoirien en mission à l’extérieur du pays, c’est sa première vice-présidente, Fadika Sarra épouse Sako, conformément aux textes de l’institution, qui a ouvert le mardi 3 juillet, les travaux de la première session ordinaire, au Plateau. Cette séance plénière s’est attelée à élaborer le calendrier des activités qui vont se tenir jusqu’au 25 juillet. Cette rencontre, qui s’est déroulée pour la circonstance à la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères, au Plateau, a enregistré la présence de 229 députés sur les 250 que compte l’Assemblée nationale. Les députés, selon les dispositions de l’agenda qu’ils ont approuvé, recevront le 16 juillet, au cours d’une séance plénière, le Premier ministre, Me Jeannot Kouadio-Ahoussou, qui viendra exposer sur la politique générale du gouvernement. Les parlementaires, lors des travaux, examineront en outre les projets de loi de règlement de 2004 à 2010. Avant la plénière consacrée à ce chapitre, prévue pour le 23 juillet, des travaux en commission se tiendront les 17 et 20 juillet. Il s’agira pour la commission des affaires économiques et financières d’examiner ces projets de loi de règlement et de dresser un rapport qui sera ensuite soumis à l’approbation de toute l’Assemblée. Selon le programme établi, le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, sera face aux parlementaires le 18 juillet pour leur expliquer "l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE)". Quant au ministre du Plan et du Développement, Albert Mabri Toikeusse, il exposera le 19 juillet sur les objectifs et les incidences du Programme national de développement (PND) et sur la vie de la nation ivoirienne. La clôture de la première session ouverte le 25 avril à Yamoussoukro s’achèvera le 25 juillet.
PATRICK N’GUESSAN

Le Mandat

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 20:10

Konan-Bedie1.- Qu’avez-vous appris aux côtés d’Houphouët ?

Pour l’essentiel, avec le Président Félix Houphouët-Boigny, j’ai appris : l’école de la vie, le sens des réalités, la patience comme solution des contradictions, le don de soi, le respect de la volonté du peuple, l’amour pour mon pays et pour ses diverses populations.

2.- Comment définiriez-vous l’homme ?

Homme politique exceptionnel du XXe siècle, Félix Houphouët-Boigny a toujours été considéré comme un « visionnaire » qui reste une source d’inspiration non seulement pour les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire mais aussi pour tous les hommes politiques épris de paix et de justice. Il fut un grand bâtisseur de nation qui a su rassembler nos différentes communautés autour d’un idéal de solidarité et d’hospitalité. Il reste, pour nous, un humaniste, un homme soucieux du respect de la vie et de la dignité de la personne humaine. Il était également un sage qui alliait en lui la tradition et la modernité. Enfin, c’était un homme animé d’une très grande ambition pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique.


3.- Vous êtes resté longtemps dauphin constitutionnel, longtemps dans l’antichambre, Comment avez-vous vécu cette attente ?

Ce que vous dites-là ne reflète pas la vérité des faits. La constitution de notre pays existe depuis 1960. Elle a connu des évolutions successives. Ce n’est qu’en 1990, lors de modifications intervenues, que le Président de l’Assemblée nationale devait assurer l’intérim du Président de la république en cas de démission, d’empêchement ou de décès. Je rappelle également que cette fonction que j’assumais était élective donc ouverte. Elle n’était donc pas taillée sur mesure comme semble le suggérer l’idée de « dauphin ». On ne peut, dès lors, l’identifier à une « antichambre » ou à une situation d’attente d’une certaine fin. Parler d’antichambre, c’est faire un raccourci et une caricature du destin politique qui fut le mien. La morale, en cette matière, est de savoir attendre son heure sans précipitation ni impatience.

4.- On parle encore du génie politique du président Félix Houphouët, êtes –vous d’accord avec cette assertion ?

Oui ! Houphouët fut incontestablement un génie politique. Le reconnaître aujourd’hui, c’est réaffirmer une évidence historique que conforte la distance temporelle. Je veux dire : plus le temps passe et plus nous mesurons la grande perte que fut pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique sa disparition.

5.- Est-ce que l’empreinte de FHB ne vous a pas fait de l’ombre ?

Pas du tout. Au contraire, ce fut une chance d’avoir été un collaborateur d’un aussi grand homme. C’était une fierté ! Car vivre à l’ombre d’Houphouët est une édification.

6.- Est-ce qu’il n’a pas été trop difficile de succéder à un homme qui avait un tel charisme ?

Je n’ai jamais été habité par le complexe du parricide. Je ne pense pas que pour exister le fils doive tuer le père. Cette philosophie n’est ni houphouëtiste, ni celle du disciple que je suis. Nous avons cru et croyons en la chaîne des générations et au travail d’équipe que nous avons constamment prônés tant au PDCI-RDA qu’au gouvernement. Nous ne sommes pas adeptes du culte de la personnalité qui est contraire à la culture de l’humilité que nous avons apprise auprès de Félix Houphouët-Boigny lui-même.

7.- Que reste-t-il de l’héritage de FHB ?

Malgré l’acharnement contestataire qui s’est emparé de nombre de nos compatriotes, les Ivoiriens en sont revenus aux fondamentaux de l’houphouëtisme. La paix est redevenue pour tous une valeur cardinale. Quant aux réalisations, quoi de nouveau, si ce n’est ce que le PDCI, sous Houphouët et sous moi-même, a laissé à la Côte d’Ivoire ?

8.- Comment s’est faite la réconciliation entre vous et le nouveau président ?

Nous avons répété sans relâche qu’entre mon jeune frère et moi, il n’y a eu que des malentendus qui se sont dissipés dès que nous avons commencé à nous parler. Si nous avons décidé d’être ensemble, c’est par l’intelligence de nos différences dans l’unité de notre adhésion à la philosophie du père fondateur. Notre commune volonté est de restaurer la démocratie et de redresser l’économie de notre pays condamné à la misère par le Front Populaire Ivoirien. Cet objectif a été le puissant ferment de notre détermination à mettre ensemble nos forces et nos expertises pour sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse de la Refondation.

9.- Comment voyez-vous l’avenir du RHDP ?

Le RHDP est une exigence politique majeure. C’est l’avenir de nos formations. Il est une invitation à changer d’échelle sans perdre nos âmes. Pour réussir un tel défi, nous devons lutter contre les sectarismes frileux. Car l’Houphouëtisme, c’est l’ouverture démocratique et le rassemblement des sensibilités.

10.- Quel bilan pour la Côte d’Ivoire 50 ans après ?

Les dix dernières années, les années de la Refondation, ont été, pour notre pays, un désastre dont le pire fut la crise postélectorale. La Côte d’Ivoire qui devait décoller économiquement a été précipitée dans l’abîme en 1999. Le taux de croissance, devenu négatif, est, au jour d’aujourd’hui, estimé à - 6,3% pour 2011. C’est une catastrophe qui doit interpeller la conscience des Ivoiriens et les pousser à développer de nouvelles dispositions d’esprit pour ne plus jamais retomber dans une situation aussi dramatique.

11.- Revenons à l’actualité récente. Comment avez-vous vécu la crise postélectorale et la période du blocus ?

Elle fut douloureuse, affligeante et déshumanisante, car elle a constitué pour moi la preuve indubitable de la faillite morale et intellectuelle incommensurable du régime défunt qui n’a eu ni le courage ni la sagesse d’accepter sa défaite électorale et d’assumer son échec politique.

12.- Votre ville natale est devenue un carrefour incontournable pour beaucoup d’Ivoiriens. Quel est votre rôle réel auprès du Président de la République ? Vous avez reçu à deux reprises une délégation du FPI.

Ancien Chef d’Etat, Président du PDCI-RDA et Président de la conférence des Présidents du RHDP, il est naturel que les militants et les Ivoiriens me fassent l’amitié de venir me rencontrer à Daoukro, où je réside depuis la fin de la crise postélectorale, pour me faire partager leurs préoccupations.
En réalité, le Président Ouattara, dans les relations de fraternité qui nous lient, me fait l’honneur de me consulter sur certains dossiers importants du pays. Parce que dépositaire des préoccupations de mes compatriotes qui viennent ici se confier à moi, je ne puis me dérober, quand je peux apporter ma contribution pour sortir notre pays de certaines situations difficiles. Mon rôle, ici, c’est d’être de bon conseil pour tous. Et c’est ce que j’ai fait pour les dirigeants du FPI quand ils en ont fait la demande.

13.- Comment passez-vous vos journées ?

Mes journées sont pleinement remplies. Elles sont partagées entre mes activités intellectuelles, mes occupations politiques, mes charges de responsable du PDCI-RDA et du RHDP. Je m’occupe également de mes exploitations agricoles. Certains aspects de ces activités sont, d’ailleurs, régulièrement diffusés par la presse.

14.- Comment allez-vous fêter le 7 Août ?

En famille et en communion avec tous mes compatriotes.

15.- Comment voyez-vous la Côte d’Ivoire dans les années à venir ?

Je vois un pays dynamique, décidé à relever avec ses fils et ses filles, avec ses cadres compétents et expérimentés, ainsi que toutes les bonnes volontés d’ici et d’ailleurs, les défis du développement afin de reprendre sa place de locomotive de l’économie sous régionale. Je vois un pays soucieux de paix et de réconciliation qui a tourné définitivement le dos à la dictature, à la violence meurtrière, à la guerre et aux coups d’état qui sont, par nature, rétrogrades et néfastes pour le progrès de la nation.

16.- Quel est votre message pour les Ivoiriens ?

Mon message pour les Ivoiriens ne peut être qu’un message de paix, de réconciliation dans le pardon mutuel des offenses et dans la fraternité retrouvée. Il nous faut renouer avec notre tempérament d’hommes épris de paix, attachés à l’esprit d’entreprise, au travail bien fait et à la joie de vivre. Que ce 51ème anniversaire de notre indépendance soit, pour tous et pour chacun des Ivoiriens, le début d’une ère que nous devons considérer comme nouvelle. Et comme telle, nous devons l’aborder dans un nouvel esprit, dans de nouvelles dispositions intellectuelles et morales qui portent notre ferme résolution de réussir notre projet commun de nation réconciliée et tournée vers le progrès partagé. Après toutes les épreuves que nous avons subies, je fais confiance au grand peuple de Côte d’Ivoire pour tirer les leçons de l’histoire.

Bonne fête d’indépendance à tous !

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:59

 

 

Addis Abéba, le 26 janvier 2011 :

La Commission de l’Union africaine (UA) a pris connaissance avec surprise et préoccupation de l’annonce faite, le 25 janvier 2011, par M. André Mba Obame.

Cette annonce, qui intervient 17 mois après la tenue, le 30 août 2009, de l’élection

présidentielle, en présence d’observateurs internationaux, est de nature à porter préjudice à l’intégrité des institutions légitimes, ainsi qu’à menacer la paix, la sécurité et la stabilité du Gabon, qui constituent le socle sur lequel le pays peut consolider son processus démocratique et mener à bien son développement socio

économique.

Le Président de la Commission, Jean Ping, appelle tous les acteurs politiques gabonais,

notamment les responsables des partis de l’opposition, dont tous peuvent s’honorer d’avoir contribué à la stabilité et au rayonnement du Gabon, à la retenue. Il les exhorte à faire preuve de responsabilité et à continuer, à tout moment et en toutes circonstances, de placer les intérêts supérieurs du Gabon au dessus de toute autre considération. Il encourage toutes les parties prenantes gabonaises à privilégier le dialogue et la concertation pour relever les défis auxquels leur pays est confronté, dans le respect scrupuleux de la légalité et du fonctionnement normal des Institutions.

Le Président de la Commission, que préoccupe au plus haut point la tendance perceptible à travers le continent à la multiplication de crises liées aux consultations électorales et à la gouvernance, forme le voeu que le Gabon trouvera dans la sagesse de ses dirigeants et le génie propre de son peuple la voie de progrès soutenus, y compris dans la vie politique, dans un climat de paix, de sérénité et de convivialité.

Addis Ababa, Ethiopia

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:11

Gbagbo-et-Sarkozy.jpgA Paris, sur les Champs-Elysées, les tribunes sont installées pour le traditionnel défilé du 14-juillet, qui sera, cette année, aux couleurs africaines. Cinquante ans après les indépendances africaines, les troupes de 13 anciennes colonies françaises de l'Afrique sub-saharienne seront accueillies en «frères d'armes». Pour le président français, cette participation est une manière de célébrer «le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France». Mais pour plusieurs ONG, cette invitation est au contraire indigne. Des manifestations de protestation sont prévues mardi 13 juillet à Paris.

Quelque 400 militaires africains étaient au petit matin de ce dimanche 11 juillet 2010 sur les Champs-Elysées.

Pour le général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, il s'agit de célébrer un lien. « C’est un grand plaisir de retrouver mes camarades africains, parce que j’ai beaucoup travaillé avec eux. J’ai combattu avec eux, et c’est toujours agréable de retrouver cette fraternité d’arme dont on a hérité, qui se crée naturellement et qui s’est construite dans nos écoles. Il y en a beaucoup avec qui j’étais en stage, et qu’on a formé. Et puis ils ont une mentalité et un moral avec lequel on s’entend très bien et ça se passe très bien », explique le général Dary.

Histoire et amitié, il y a bien plus pour ce Français qui est venu voir la répétition. Pour lui, le courage des Africains à la libération mérite le respect. « Le courage dont ont fait preuve ces hommes pour conquérir l’Italie et le sud de la France, tout ce qu’ils ont pu donner à notre pays fait que nous avons eu un chemin d’histoire commune. Et puis maintenant ces pays ont retrouvé l’indépendance et leur fierté, ce qui est tout à fait normal. Donc c’est un moment important à fêter en France », annonce-t-il.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:22
Par Bertrand Lavaine

Porteurs d’un idéal de liberté concrétisé par l’accès à l’indépendance, les hymnes des pays d’Afrique francophone résultent d’un processus de création qui met en lumière des images souvent oubliées de l’histoire de ce continent.

L’Abidjanaise, La Nigérienne, La Congolaise, La Tchadienne…. Jusque dans la construction de leur dénomination, l'hymne national français, La Marseillaise a servi à l’évidence de modèle aux hymnes de certains pays d’Afrique francophone. À travers le prisme particulier de ces chants à valeur régalienne se devine en fait toute la complexité des relations parfois paradoxales entre les jeunes États et leur ancienne puissance coloniale.

En 1960, l’accession à l’indépendance n’est pas forcément synonyme de rupture et de nombreux Français apportent leur contribution, sous des formes diverses, à l’élaboration des hymnes. Certains sont des hommes de terrain à l’image de l’ethnomusicologue Herbert Pepper impliqué dans cette mission au Sénégal et en Centrafrique. D’autres, en revanche, n’ont aucun lien avec le pays en question.

Au Niger, pour se doter d’un hymne, les nouvelles autorités décident de passer par la voie du concours international. Les œuvres soumises par les candidats ne s’enracinent guère dans le terroir, mais cette distance potentiellement préjudiciable n’est pas un argument pris en considération dans le choix final. Et c’est lors des fêtes de l’indépendance à Niamey, où il avait été convié sans aucune autre information, que le Français Nick Frionnet découvre que sa version a été retenue lorsqu’elle est jouée en ouverture des cérémonies ! Auteur de textes interprétés entre autres par Tino Rossi et Lisette Keray, il avait collaboré cette fois-ci avec le compositeur Maurice Thiriet, habitué à travailler pour l’opéra et le cinéma.

Ailleurs sur le continent, on préfère utiliser les compétences locales disponibles pour exalter le sentiment national. Au Mali, l’écrivain Seydou Badian Kouyaté, proche du premier président Modibo Keita, écrit les paroles de Pour toi l’Afrique et pour toi, Mali. Il s’associe pour l’occasion au griot et joueur de ngoni Bazoumana Sissoko, figure respectée de la culture traditionnelle.

Le Guinéen Fodeba Keita, fondateur des Ballets africains, s’est également inspiré du folklore pour Liberté tandis qu’au Togo le musicien Alex Casimir Dosseh remporte le concours national avec Terre de nos aïeux.

Sur cette terre d’Afrique qui s’apprête à voir naître une multitude de républiques déterminées à chanter leur indépendance, le rôle joué par les hommes d’église dans la conception de ces hymnes fait figure de dénominateur commun à de nombreux pays. Sans doute s’explique-t-il, au-delà de leur fonction sociétale, par leurs acquis tant sur le plan des idées et de la pensée que sur leur capacité à écrire une musique dans un registre solennel. Ils ont inscrit leurs noms au patrimoine national sur l’île de Madagascar, avec le pasteur Rahajason (Ô notre patrie bien aimée); en Haute Volta, futur Burkina, avec l’abbé Ouedraogo...

Au Tchad, ce sont les élèves-instituteurs des missionnaires jésuites de Fort-Archambault qui fournissent la matière de La Tchadienne, finalisée par le père Gidrol.

Un autre jésuite, le père Boka, rédige Debout Congolais et plus tard La Zaïroise.

Le spirituel fait alliance avec le temporel en Côte d’Ivoire : les abbés Coty et Pango signent la partie musicale, alors que les ministres Ekra et Bony se chargent du texte de L’Abidjanaise dont chaque mot contient une forte dose de lyrisme patriotique :«Tes légions remplies de vaillance ont relevé ta dignité. Tes fils, chère Côte d’Ivoire, fiers artisans de ta grandeur, tous rassemblés pour ta gloire, te bâtiront dans le bonheur».

La séparation entre le religieux et le politique devient même inexistante au Dahomey, futur Bénin, où l’abbé Dagnon défend les valeurs qu’il évoque dans L’Aube nouvelle en tant que député : 

«Jadis à son appel, nos aïeux, sans faiblesse
Ont su avec courage, ardeur, pleins d’allégresse
Livrer au prix du sang des combats éclatants
Accourez vous aussi, bâtisseurs du présent,
Plus forts dans l’unité, chaque jour à la tâche,
Pour la prospérité, construisez sans relâche
»

Du Sénégalais Senghor au Gabonais Georges Aleka Damas, père de La Concorde, les dirigeants des jeunes États africains ont été souvent actifs dans l’élaboration des hymnes, conscients qu’il s’agissait d’un élément – au même titre que le drapeau – susceptible de fédérer une jeune nation encore à la recherche de son identité. Lorsque la Haute-Volta devient le Burkina en 1984, après l’accession au pouvoir de Thomas Sankara, il est évident pour le nouveau régime que l’adhésion à sa cause passe désormais par Dintayè (L’Hymne de la Victoire).

Les changements s’avèrent parfois temporaires : en 1991, La Congolaise est réhabilitée après avoir été remplacée pendant plus de 20 ans par Les Trois Glorieuses. Au Togo, la parenthèse dure de 1979 à 1991. Dans d’autres pays, l’évolution du contexte qui avait présidé à la naissance de ces textes conduit aussi à des modifications légères sur la forme et néanmoins essentielles sur le fond.

Dans le cas du Chant du Ralliement camerounais, trois vers suffisent à transformer l’ensemble :«Autrefois tu vécus dans la barbarie. Comme un soleil, tu commences à paraître. Peu à peu tu sors de la sauvagerie», affirmait la version originale écrite en 1928. Celle qui est officielle depuis 1970 fait place à des sentiments plus apaisés : «Va debout, et jaloux de ta liberté. Comme un soleil, ton drapeau fier doit l’être. Un symbole ardent de foi et d’unité». Le faible ancrage dans la mémoire collective permet peut-être d’avoir cette souplesse.

En 2009, les Ivoiriens évoquaient la possibilité de substituer l'Ode à la Patrie à l'Abidjanaise.

Il n’en serait sûrement pas de même pour All Hail, Liberia Hail, doyen des hymnes d’Afrique chanté pour la première fois en 1847.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:47

L'Ambassadeur Pierre Kipré, président du Comité d'organisation du Cinquantenaire de la Côte d'Ivoire, n'est aucunement assuré de savourer les précieux instants du jour-j de cet événement. Son maître à ordonner, Laurent Gbagbo, a annoncé, samedi 1er mai au Palais présidentiel d'Abidjan-Plateau, lors de la fête du travail, que le Cinquantenaire de la Côte d'Ivoire prévu le 7 août prochain n'aura lieu qu'après les élections, singulièrement la présidentielle.

 

Ainsi, comme il l'a indiqué, c'est le président élu qui présidera la cérémonie. Qui se trouve donc reportée. Argument : les gens critiquent l'événement et pensent que Gbagbo veut en faire une histoire de campagne électorale. Mais, la vérité qu'on veut cacher aux populations qui ne sont d'ailleurs pas dupes, c'est que depuis la divulgation de l'information relative à cette fête, l'équipe de Pierre Kipré enregistre échec sur échec.

Parti rencontrer le secteur privé pour lui demander une assistance...financière, comme la refondation en a l'habitude depuis qu'elle s'est installée au pouvoir d'Etat de la façon que tous savent, le comité en charge de la préparation de ce rendez-vous ( ?!!) a essuyé la colère des opérateurs économiques, qui ont clairement expliqué à Kipré que trop de problèmes restent encore sans solution pour qu'on vienne les solliciter de quelque manière que ce soit. Car ils ne pouvaient comprendre que la Côte d'Ivoire soit encore à attendre des élections libératrices et que les décideurs soient scotchés à un cinquantenaire.

Qui, avec un budget de près de 20 milliards F, n'apporte rien au pays. Par ailleurs, dans ses tournées de sensibilisation, le comité a enregistré le malaise des populations à Abengourou, où devant les autorités royales, administratives et politiques, le maire de la municipalité, Kouassi Akon, a démonté l'idée de Cinquantenaire.

A San-Pedro, récemment, l'idée du Cinquantenaire n'est pas passée. Le comité que préside Kipré s'est contenté de réfléchir à trouver les mots au Pr Niamké Koffi. Qui, dans un discours argumenté a présenté l'allure non urgente de cette fête. Il est évidemment que ces échecs patents et bien d'autres ont été rapportés au chef de l'Etat, qui, prenant ombrage de la sincère volonté du peuple de ne guère voir se tenir le Cinquantenaire dans cette grisaille sociopolitique et économique, a préféré argumenter autrement son report.

A la vérité, Gbagbo sait pertinemment que son affaire de cinquantenaire n'intéresse pas les Ivoiriens. Qui ne sont pas conscients que le blocage régulier du processus électoral est intentionnellement causé par le camp présidentiel. Une situation qui rallonge leurs souffrances (manque d'eau potable, délestage, pauvreté grandissante, chômage, mauvaise image du pays à l'extérieur…) P. Koudou 

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Source : Le Nouveau Réveil  
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:39

En 1847, les colons afro-américains proclament l'indépendance du Liberia. Mais c'est dans la deuxième moitié du siècle suivant que les colonies européennes accèdent à la souveraineté, avec une vague très importante en 1960, en particulier pour 14 territoires français d'Afrique subsaharienne et de l'Océan Indien. Les colonies portugaises n'accèderont à la souveraineté qu'en 1974 et 1975. 

26 juillet 1847 : LIBERIA

28 février 1922 : EGYPTE

24 décembre 1951 : LIBYE

1 janvier 1956 : SOUDAN

2 mars 1956 : MAROC

20 mars 1956 : TUNISIE

6 mars 1957 : GHANA

2 octobre 1958 : GUINEE

1 janvier 1960 : CAMEROUN

27 avril 1960 : TOGO

26 juin 1960 : MADAGASCAR

30 juin 1960 : RD CONGO

1 juillet 1960 : SOMALIE

1 août 1960 : BENIN

3 août 1960 : NIGER

5 août 1960 : BURKINA FASO

7 août 1960 : COTE D'IVOIRE

11 août 1960 : TCHAD

13 août 1960 : CENTRAFRIQUE

15 août 1960 : CONGO

17 août 1960 : GABON

20 août 1960SENEGAL

22 septembre 1960 : MALI

1 octobre 1960 : NIGERIA

28 novembre 1960 : MAURITANIE

27 avril 1961 : SIERRA LEONE

31 mai 1961 : AFRIQUE DU SUD

1 juillet 1962 : RWANDA

1 juillet 1962 :BURUNDI

3 juillet 1962 : ALGERIE

9 octobre 1962 : OUGANDA

12 décembre 1963 : KENYA

24 avril 1964 : TANZANIE  (Tanganyika 9 déc. 1961 – Zanzibar 10 déc. 1963)


6 juillet 1964
: MALAWI

24 octobre 1964 : ZAMBIE

18 février 1965 : GAMBIE

30 septembre 1966 : BOTSWANA


4 octobre 1966
 : LESOTHO

12 mars 1968 : MAURICE

6 septembre 1968 : SWAZILAND

12 octobre 1968 : GUINEE EQUATORIALE

20 septembre 1974 : GUINEE-BISSAU

25 juin 1975 : MOZAMBIQUE

5 juillet 1975 : CAP-VERT

6 juillet 1975 : COMORES

12 juillet 1975 : SAO TOME ET PRINCIPE

11 novembre 1975 : ANGOLA

29 juin 1976 : SEYCHELLES

27 juin 1977 : DJIBOUTI

18 avril 1980 : ZIMBABWE

21 mars 1990 : NAMIBIE

24 mai 1993 : ERYTHREE

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:28
Par RFI

Les noms, titres, appellations des chefs d'État évoluent au gré des événements, du choix de gouvernance et de l'exercice du pouvoir. Mégalomane ou "bon enfant", le titre dépend aussi du caractère de celui qui préside aux destinées d'un pays.

Kwame Nkrumah
À la naissance
 : Francis Nwia Kofi Ngonloma (1957-1960 Premier ministre, 1960-1966, président) Ghana
Osagyefo (le Rédempteur) Ahuna Bo Birim (Celui dont la présence électrifie) Atenka Suro (Celui dont la réputation fait trembler le monde) Bre Nsem Ase
(qui est capable d'affronter les évènements incontrôlables) Katamanto
(qui ne revient jamais sur sa parole) Oyeadieyie (le Rénovateur de toutes choses) Kasapreko (qui a le dernier mot).

Félix Houphouët-Boigny (1960-1993) Côte d'Ivoire
À la naissance : Dia Houphouët (Dia désigne un prophète ou un magicien)
En 1915 : Félix Houphouët
En 1945: Boigny (le bélier, en baoulé)
Président-Paysan, le Premier paysan, le Crocodile (animal endormi en apparence mais réactif), Foufouet, le Vieux.

Haïlé Sélassié Ier, empereur d'Éthiopie (1930-1975)
À la naissance : Tafari Makonnen. Tafari (Celui qui est craint) Makonnen (noble)
En 1930, Hailé Sélassié Ier
Le pouvoir de la Trinité, le Roi des Rois d'Éthiopie, le Seigneur des Seigneurs, le Lion conquérant de la tribu de Juda, la Lumière du monde, l'Élu de Dieu

 

Ahmed Sékou Touré (1958-1984) Guinée
Camarade président, le grand Syli (éléphant en soussou, choisi comme emblème par le Rassemblement démocratique africain), le Guide clairvoyant (ou éclairé), le Stratège, Sékou TP (costume Trois-Pièces)

Joseph-Désiré Mobutu (1965-1997) Zaïre/République démocratique du Congo
En 1971 : Mobutu Sese Seko Nkuku Ngbendu Wa Za Banga (le Guerrier tout-puissant qui vaincra en raison de son endurance et de sa volonté inflexible, volant de conquête en conquête en laissant le feu dans son sillage ou l'Homme qui vole de victoire en victoire en ne laissant rien derrière lui ou encore l'Homme qui vole de victoire en victoire sans que personne ne puisse l'arrêter), le Génie de Gbadolite, le Grand Timonnier, le Guide suprême de la Révolution, le Maréchal du Zaïre.

Omar Bongo (1960-1966, vice-président, 1967-2009, président) Gabon

À la naissance
 : Albert-Bernard Bongo
En 1973, El Hadj Omar Bongo
En 2004, El Hadj Omar Bongo Ondimba (patronyme paternel)

 

Plus de surnoms (le Boss, le Présida, le Mollah Omar, le Cannibale de Lewaï -sa ville natale-, le Sage de l'Afrique) que de titres imposés.

Jean-Bedel Bokassa (1965-1977, président - 1977-1979, empereur) République centrafricaine
En 1976 pour quelques mois, Salah Eddine Ahmed Bokassa
Papa Bok
En 1972, Monsieur le Président à vie
En 1974, Monsieur le Maréchal de la RCA
En 1977, Bokassa Ier, empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national, le Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique Noire

 

Mouammar Kadhafi (1969-)    Libye
Frère leader, le Guide du 1er-Septembre, le Guide de la Révolution

Jomo Kenyatta (1963-1964, Premier ministre 1964-1978, président) Kenya
À la naissance : Kamau wa Mugai
À l'école : Johnstone
Jomo Kenyatta. Jomo (la lance brûlante) Kinyatta (ceinture de perles massaï)
Le rénovateur des sanctuaires détruits, Mzee (le Vieux, en kiswahili)

 

Paul Biya     (1975-1982, Premier ministre, 1982- ) Cameroun
Paul Barthélemy Biya'a Bi Mvondo
Des surnoms : Grand Katika (Quelqu'un qui organise des paris et garde un pourcentage, un proxénète, selon le dictionnaire du parler camerounais), Popaul, Popoli, l'Homme-Lion.

Macias Nguema Biyogo (1964-1968, vice-président, 1968-1979, président) Guinée équatoriale
En 1976, Masie Nguema Biyogo Negue Ndong
Francisco Macias Nguema
Le Miracle national, le Miracle unique, le Grand Maître des Sciences, de l'Education et de la Culture

Hastings Kamuzu Banda (1963-1965, Premier ministre, 1965-1994, président) Nyassaland/Malawi
À la naissance : Aka Kamuzu Banda
En 1905, Hastings Kamuzu Banda
En 1971, Son excellence le Président à vie de la République du Malawi, Ngwasi Dr Hastings Kamuzu Banda Ngwasi
Le Chef des Chefs ou le Grand Lion, le Directeur d'École attentif

Idi Amin Dada (1971-1979) Ouganda
Son Excellence, Président à vie, Maréchal, Al Hadj Docteur Idi Amin Dada, Conquérant de l'Empire britannique en Afrique et en particulier de l'Ouganda, Omniprésent Roi d'Écosse

 

Julius Nyerere (1960-1961 Premier ministre,1962-1985, président) Tanzanie
Julius Kambarage Nyerere
Mwalimu (maître, professeur) Baba wa Taifa (père de la Nation),

 

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