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  • : ACSCI Côte d'Ivoire
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  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 20:25

Sommet Abidjan MaliLes rébellions africaines se forment et se succèdent à la vitesse de la lumière. Les régimes en place ne disposant d’aucun mode d’emploi, ils en font de mauvaises manipulations et finissent souvent par signer leur perte. Le Mali vient de nous en donner la preuve. Dans le cas d’espèce, les choses se compliquent car, les conséquences s’étendent aux autres pays, notamment à la Côte d’Ivoire.
La crise malienne est particulièrement complexe et ses conséquences incalculables. Elle malmène, humilie, et affaiblit économiquement le Mali qui est l’un des pays les plus pauvres au monde. Elle va jusqu’à le dépouiller des souvenirs d’un passé glorieux, qui faisait il y a peu, la fierté de tout le continent. Tombouctou (la ville aux milles mosquées), Gao, Kidal, ces cités mythiques si chargées d’histoire sont malheureusement tombées aux mains de la rébellion ‘‘mutante’’ qui a éclaté le 17 janvier dernier. L’impact négatif de cette crise ne se limite pas seulement aux frontières du pays. Il s’étend progressivement à l’Afrique de l’Ouest. Clairement, le conflit armé malien pose une grave menace à la paix, et à la sécurité de l’Afrique de l’Ouest. Le Niger, la Lybie, le Nigéria en subissent déjà les conséquences. La Côte d’Ivoire risque de connaitre le même sort: « Nous prévenons chacun devant la tentation de tirer profit de la situation actuelle dans le nord du Mali, en collaborant avec les forces étrangères qui guettent la région que nous ne resteront pas les bras croisés et que nous agirons en fonction de la menace avec fermeté et détermination », a menacé, Mokhtar Belmokthar, l’un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), dans un communiqué diffusé il y a deux semaines par l’Agence Nouakchott Informations (ANI), un média privé mauritanien. Le message est clair. Les Ivoiriens tremblent de peur, puisque le président de la Cedeao n’est personne d’autre que leur chef. A peine sortent-ils d’un conflit armé qu’ils doivent à nouveau craindre d’autres inhumanités. Il nous a été signalé à maintes reprises, la présence de combattants touaregs au nord de la Côte d’Ivoire. Si notre pays n’a pas encore été nommément cité au nombre des cibles à ‘‘abattre’’, ce n’est pas le cas du Sénégal. Les rebelles l’ont clairement signifié au président Macky Sall. Cette déferlante de violence qui gangrène la stabilité socio-politique du Mali, menace de s’abattre sur le Sénégal. Macky Sall, à l’instar de la Cedeao, n’entend pas se laisser intimider par les rebelles. Mais Washington s’est dépêché de mettre en garde l’organisation sous-régionale contre une intervention mal préparée au nord Mali. Le 29 juin, lors du sommet de la Cedao à Yamoussoukro, elle avait entrepris d’envoyer 3.300 hommes au Mali.
Quelle solution ?
M. Ouattara avait déjà la solution. Il prévoyait, pour mettre un terme à la crise malienne, de recourir à la force armée. C’est pourquoi, la Cedeao se préparait-elle hâtivement sur le terrain militaire. L’espace ouest-africain est menacé à double titre (sur le plan économique et sécuritaire), par la crise malienne mais est-ce pour autant qu’il faille engager les hostilités au Mali ? Non, selon les Etats-Unis. En effet, là où la Cedeao proposait une solution armée, les américains, eux, se sont montrés favorables à un dénouement politique. Pourtant, ils disposent depuis 2007 d’une douzaine de petites bases militaires sur le continent, notamment au Burkina Faso. Ces bases ont pour rôles de combattre le terrorisme sur le continent africain. Notre avis sur la question rejoint celle de Johnnie Carson, secrétaire d’Etat américain adjoint aux affaires africaines : épuiser toutes les voies de dialogue avant d’envisager une option militaire. Depuis la clôture du sommet de Yamoussoukro, la Cedeao pense comme les Etats-Unis, à en juger par le communiqué final de la deuxième réunion du groupe de contact sur le Mali qui a eu lieu le 7 juillet à Ouagadougou. Voici un pan du communiqué : « Afin de favoriser la stabilité politique et de créer les conditions propices à une sortie de cries apaisée, les chefs d’Etats membres du Groupe de contact soutiennent la demande des forces vives du Mali y compris la classe politique et la société civile et les invitent à procéder à des consultations et à formuler au Président de la république par intérim des propositions en vue de la formation avant le 31 juillet 2012 d’un gouvernement d’union nationale chargé de la mise en œuvre d’une feuille de route de sortie de crise ». L’avènement d’une figure politique d’envergure au sud du pays, comme le proposent les partisans du dialogue, est souhaitable afin d’engager, inch’allah, les négociations avec Ançar-Edine et les autres groupes islamiques qui contrôlent une partie du Mali. Parce que les menaces d’intervention militaire de la Cedeao, les Ivoiriens savent comment elles se terminent…
CHRISTIANE DJAHUIÉ

L'elephant Déchaîné

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:45

ADO et soroABIDJAN, Vainqueur de l'élection présidentielle en Côte
d'Ivoire, Alassane Ouattara n'a pu accéder au pouvoir que par la force des
armes de l'ex-rebelle Guillaume Soro, "Premier ministre de combat" et pilier
du nouveau régime jusqu'à la stabilisation complète du pays, jugent des
experts.
"Alassane Ouattara a gagné la présidentielle dans les urnes en novembre
2010, mais il a été fait roi par les armes par Guillaume Soro et la France en
avril 2011", résume Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique et ancien
directeur de La lettre du continent.
Le 11 avril, Laurent Gbagbo, hébété, est capturé à Abidjan par les
ex-rebelles des Forces nouvelles, rebaptisées Forces républicaines de Côte
d'Ivoire (FRCI), à l'issue d'une offensive de deux semaines, appuyée par la
force française Licorne et celle de l'ONU.
"Alassane Ouattara a fait le choix d'un Premier ministre de combat, pour
répondre à la force utilisée par Laurent Gbagbo. Les forces politiques et
sociales qui ont permis à Ouattara de gagner les élections ont dû faire place
à des forces militaires qui lui ont permis d'assumer effectivement le
pouvoir", juge Gilles Yabi, directeur pour l'Afrique de l'Ouest au sein de
l'International Crisis Group.
L'indispensable normalisation sécuritaire voulue par le président Ouattara
a contraint le pouvoir à éliminer l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit "IB",
abattu mercredi par les FRCI pour avoir tardé à déposer les armes après avoir
pourtant contribué à déstabiliser le régime de Laurent Gbagbo depuis janvier.
La mort d'"IB" a aussi permis de trancher un vieux conflit fratricide dans
le camp du président Ouattara: l'ex-putschiste était perçu comme une menace
par le pouvoir, surtout par le Premier ministre Guillaume Soro, son éternel
rival de la rébellion de 2002.
"Ces dernières semaines, on sentait qu'une nuit des longs couteaux se
préparait. Ibrahim Coulibaly avait des ambitions politiques, mais surtout il
était soupçonné, à tort ou à raison, d'être à l'origine de l'attentat contre
l'avion de Guillaume Soro en novembre 2007", rappelle Antoine Glaser.
Près de trois semaines après l'arrestation de M. Gbagbo, le nouveau pouvoir
doit encore mettre fin à l'activité de miliciens pro-Gbagbo dans un quartier
ouest d'Abidjan, pour accélérer le retour à la normale.
Une normalisation qui progresse malgré un démarrage difficile: les
fonctionnaires reprennent le chemin du travail, des écoles ont rouvert ainsi
que des banques jeudi. Mais policiers et gendarmes se font encore rares à
Abidjan, tardant à remplacer les FRCI dans les rues.
"Tant que la situation n'est pas normalisée en Côte d'Ivoire, tant qu'il y
aura de l'insécurité, Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la
Défense, sera l'homme fort du pays. Tout dépend de la capacité d'Alassane
Ouattara à remettre en marche les institutions, à réunifier l'armée. Plus le
pays va se stabiliser, plus Ouattara sera fort", souligne Antoine Glaser.
"Ministre d'Etat comme premier job dans la vie à 31 ans, Premier ministre à
35, sauveur de la République et de la démocratie à 39, que te reste-t-il,
Guillaume ?", se demande sur le site Slateafrique l'écrivain et éditorialiste
ivoirien Venance Konan. "A être président de la République, pardi ! Mais
auras-tu la patience d'attendre?"

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:20

Mamadou-Coulibaly-President-de-L-Assemblee-Nationale.jpg‘’L’Etat de Côte d’Ivoire a un nouveau Chef : le Président Alassane Ouattara, (…) Notre parti veut continuer dans la paix et la liberté, de jouer sa partition dans la construction de la vie politique’’
Depuis quelques mois
la Côte d’Ivoire, notre pays, n’est plus au travail pour sa croissance économique et sociale. La politique qui devait en être le moteur et la gestion de cette politique ces six derniers mois, a donné lieu à des violences de toutes natures, qui ont occasionné, des pertes énormes en vies humaines dont la macabre comptabilité reste à faire, des blessures physiques ou morales dont l’on ignore si les victimes en guériront un jour, des destructions volontaires ou non de biens publics et privés, à grande échelle, la quasi déstructuration du tissu social déjà largement fragilisé.

 Le bilan de la tragédie ivoirienne est lourd et peut-être, n’aurons-nous pas le courage de le faire connaître aux générations futures dont le jugement sera des plus implacables, tant il nous était possible de choisir de ne pas faire la guerre. Les appels à la Paix, plus que ceux à la simple retenue, ont fusé de toutes parts, d’hommes politiques bien souvent trop seuls pour être entendus, d’hommes de Dieu et de personnalités étrangères de tous bords.


Hélas! En vain.


Face à tant de déchirures, tant de vies sacrifiées et de souffrances, il importe de s’incliner devant la mémoire des victimes mortes pour nos erreurs, toutes les victimes sans exclusive, de faire le deuil avec leurs familles respectives et de leur exprimer, autant qu’il nous est possible, toute notre compassion et toute notre sympathie, ainsi de même qu’aux survivants blessés ou non, de tous bords, pour marquer si cela n’avait été déjà, notre attachement profond à l’Unité de la Côte d’
Ivoire, de son peuple, riche de sa diversité.

 Cela dit, il est heureux que les armes se soient tues et il est impérieux que celles qui ne l’ont pas encore été le soient, pour que les filles et les fils de ce pays se parlent et réapprennent à vivre comme ils n’auraient jamais dû cesser de le faire. L’Etat de Côte d’Ivoire a un nouveau chef, le Président Alassane Ouattara, que la classe politique ivoirienne se doit de reconnaître comme tel, et c’est bien dans cette voie que s’inscrit le F.P.I.

Il faut instaurer un climat de non belligérance, la vocation de la politique étant tout autre, pour revenir aux fondamentaux que sont, la construction d’une nation et d’une société développée, la cohésion entre les partis et entre les élites politiques, avec pour objectif, la préservation de la Paix, gage d’une société harmonieuse et libre. Cette absence de belligérance, doit être de nature, à faire revivre une pratique responsable et paisible de la politique, comme moyen de conquête et d’exercice du pouvoir, dans le but de fournir aux populations, le cadre de leur épanouissement personnel, ainsi que matière à participer volontairement à la croissance de l’espace commun.

Pour ce faire, les femmes et les hommes affichant les armoiries de toutes les formations politiques établies sur le territoire ivoirien, doivent être libres de mener au vu et au su de tous, leurs activités politiques, dans le respect des lois de la République. Les Autorités Publiques et en premier lieu, le Président de la République, doivent garantir, le respect, pour chacun, de ses droits constitutionnels. Le F.P.I. veut continuer, dans la Paix et la liberté, de jouer sa partition dans la construction de la vie politique en Côte d’Ivoire, par l’exercice régulier, de sa mission de formation du suffrage, vis-à-vis des populations. Notre Parti garde à l’esprit, son passé de formation d’opposition, puis de gouvernement et aujourd’hui encore d’opposition, dans le respect des règles et des Autorités établies.

C’est à cette compréhension de sa politique que le F.P.I. invite ses membres et sympathisants, toutes les formations politiques avec lesquelles, il a formé dans un passé très récent un attelage utile et porteur d’espoir, tous les Ivoiriens soucieux de la préservation des acquis communs de notre nation en devenir et de notre société en construction ainsi que toute la communauté internationale. Le chemin sera long et difficile, mais certainement pas plus que les mauvais moments que nous venons de passer.

Il faut faire confiance aux nouvelles autorités publiques et leur donner la chance de panser nos blessures et pourquoi pas, nous faire oublier les affres de la guerre. Notre peuple si paisible, en a les capacités et les ressources pour y parvenir ne lui feront jamais défaut, tant notre volonté est immense de parvenir à la résolution de tous les différents qui nous ont opposés à ce jour, sans faux-fuyant, dans la vérité et la justice, pour une réconciliation vraie et porteuse de bonheur et de liberté.


Fait à
Abidjan, le 27 avril 2011


M.
Mamadou Koulibaly


Vice Président du F.P.I.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 13:54

Alassane-Ouattara PRAvant de pouvoir gouverner selon ses promesses de campagne, Alassane Ouattara devra d’abord reconstruire et ramener la paix dans une Côte d’Ivoire dévastée par près de cinq mois de violences postélectorales.

Pour remettre sur pied son pays ébranlé par des mois de crise politique, le président ivoirien a du pain sur la planche, et il le sait. « Reconstruire, ce n’est pas le plus dur […] Mais obtenir la paix et la réconciliation après ce que nous avons vécu depuis des années, c’est bien plus compliqué », a-t-il déclaré au quotidien français La Croix, jeudi 28 avril.

Et en signe de bonne volonté, Alassane Ouattara, dont l’investiture est prévue le 21 mai prochain, a affirmé avoir voulu préserver la sécurité du couple Gbagbo en le plaçant en résidence surveillée dans le nord du pays. « À l’hôtel du Golf, nous n’étions pas à l’abri d’un assassinat », dit-il, promettant qu’il veille au bon traitement des Gbagbo, dans l’attente de leur jugement.

Commission Vérité et Réconciliation

Alassane Ouattara explique au journal français qu’il prévoit tout d’abord de mettre sur pied une Commission Vérité et Réconciliation « à l’image de ce qui a été fait en Afrique du Sud » et qui sera dirigée par un collège de trois personnes, dont deux religieux : un musulman et un chrétien. En parallèle, un gouvernement dit d’union nationale devrait être nommé dans le courant du mois de mai. Il pourrait y intégrer des ministres du parti de son ancien rival Laurent Gbagbo, le FPI « à la condition qu’ils me reconnaissent comme président… ce qui n’est pas encore le cas », prévient le président.

Autre priorité : la remise au travail des Ivoiriens, à commencer par les administrations, à l’arrêt depuis plusieurs semaines. Alassane Ouattara se donne trois mois pour parvenir à un retour à la normale.

Ramener la sécurité en deux mois

Pour le président ivoirien, l’essentiel est de ramener la concorde entre les Ivoiriens. Selon lui la situation, bien que préoccupante, ne doit pas être dramatisée ni assimilée à une guerre civile. « Nous n’avons pas vécu à proprement parler une guerre civile […] Depuis le 2 avril, nous avons ramassé 900 cadavres dans les rues. Une guerre civile aurait coûté des centaines de milliers de vies », estime-t-il, rappelant que les violences ont fait, en tout, près de  3 000 victimes depuis la fin du mois de novembre.

Quant à la sécurité du pays, il estime qu’en deux mois elle pourrait être totalement revenue, affirmant que la situation s’est déjà considérablement améliorée, même s’il reste encore à mettre un coup d’arrêt au racket et à sécuriser les frontières du pays.

Une équipe d’observateurs en tournée à travers la Côte d’Ivoire est chargée de rencontrer la population traumatisée par les combats et les violences de ces derniers mois, en particulier à Duékoué, dans l’Ouest.

Alassane Ouattara se dit néanmoins « très inquiet » pour les deux Français enlevés au Novotel d’Abidjan. « J'ai demandé à ce que les responsables militaires arrêtés soient interrogés. Cela n'a encore rien donné », a-t-il déclaré. Le 4 avril dernier, le directeur de l’hôtel et un chef d’entreprise, tous deux français, avaient été kidnappés en compagnie d’un Malaisien et d’un Béninois.

J.A

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 12:00

Alassane-Ouattara PRDans une interview exclusive, le président de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara dresse pour La Croix un premier tableau de son action et de ses urgences, deux semaines après l’arrestation de Laurent Gbagbo.

La Croix : Vous vous êtes directement adressé aux chrétiens pour Pâques. Quel est le sens de cette démarche ?

Alassane Ouattara : Notre pays a été malheureusement divisé depuis de nombreuses années. Pâques célèbre la victoire de l’amour sur la haine. Je me suis dit que c’était une opportunité de m’adresser à mes frères et sœurs chrétiens pour leur dire qu’il faudra travailler à ce que le bien soit au-dessus du mal.

Pourtant vous inquiétez une partie des catholiques…

A. O. : Certains vous diront que quelques membres de la hiérarchie n’ont pas été tout à fait corrects… J’ai aussi reçu des gestes très fraternels de la part d’évêques comme l’archevêque d’Abidjan, Mgr Kutwa, et bien d’autres. Le nonce apostolique a aussi été très bienveillant à mon égard. Seule une minorité s’est laissé prendre par la haine ethnique et religieuse. La majorité des familles ivoiriennes est, comme la mienne, multireligieuse. J’ai des frères et soeurs musulmans, mon épouse est catholique, certains de mes enfants sont protestants, d’autres catholiques. Je compte sur l’aide de l’Église pour nous aider à nous réconcilier et reconstruire le pays.

Comment allez-vous mettre en œuvre la réconciliation ?

Je vais créer d’ici deux semaines une commission Vérité et Réconciliation à l’image de ce qui a été fait en Afrique du Sud. La semaine prochaine, je reçois l’ancien directeur général de l’ONU, Kofi Annan, et Desmond Tutu pour en discuter ensemble. J’ai déjà choisi son président, il a accepté. Mais il est trop tôt pour dire son nom. Ce sera un laïc accompagné par deux religieux : un chrétien et un musulman.

Les Ivoiriens ont-ils le désir de vivre ensemble ?

A. O. : Ils aspirent à la paix. C’est une minorité qui a utilisé la pauvreté des populations pour donner le sentiment que le problème était profond. La télévision y a beaucoup contribué. Cependant, nous n’avons pas vécu à proprement parler une guerre civile, même si selon mes informations, la crise a fait près de 3 000 morts. Depuis le 2 avril, nous avons ramassé 900 cadavres dans les rues. Une guerre civile aurait coûté des centaines de milliers de vies.

Quand pourra être garantie la sécurité de tous les habitants ?

A. O. : Je me donne jusqu’à la fin du mois de juin. Cela va déjà beaucoup mieux qu’il y a deux semaines. Il y a encore trop de racket sur les routes. Il faut aussi sécuriser les frontières, mettre un terme aux trafics et entrées clandestines. J’ai envoyé mardi une mission pour faire le point dans l’ouest où les gens vivent encore dans la peur. Après avoir été à Monrovia pour établir la situation des réfugiés ivoiriens au Liberia, elle doit se rendre à Duékoué pour rencontrer la population. Il y a eu des crimes épouvantables dans cette région.

Quelles sont les trois plus importantes mesures que vous allez prendre ?

A. O. : Outre la commission Vérité et Réconciliation, axe fort de ma présidence, la deuxième sera la nomination d’un gouvernement d’union nationale, avant fin mai. Y figureront des ministres issus du FPI (le parti de l’ancien Président), à la condition qu’ils me reconnaissent comme président… ce qui n’est pas encore le cas. En troisième lieu, la mise au travail de l’administration. Il faut qu’en trois mois, la vie à Abidjan soit à nouveau normale et qu’à l’intérieur du pays, l’essentiel soit disponible : nourriture, médicaments, eau, électricité. J’ai mis en place un programme d’aide d’urgence d’environ 100 millions de dollars. Ensuite, je mettrai en œuvre le programme sur lequel j’ai été élu. Il est très ambitieux. Reconstruire, ce n’est pas le plus dur. Je l’ai fait pour tellement de pays en Afrique, en Asie et bien ailleurs ! J’ai les financements et j’ai la bonne équipe. Mais obtenir la paix et la réconciliation après ce que nous avons vécu depuis des années, c’est bien plus compliqué.

Quand aura lieu votre cérémonie d’investiture ?

A. O. : Normalement le 21 mai. Plusieurs chefs d’État sont invités, dont le pape Benoît XVI.

Qu’allez-vous faire de Laurent Gbagbo ?

A. O. : Si je l’ai envoyé dans le nord ainsi que son épouse, c’est pour des raisons de sécurité. À l’hôtel du Golf, nous n’étions pas à l’abri d’un assassinat. Jusqu’à leur jugement, ils sont en résidence surveillée dans des villages liés à ma famille. Quand j’ai annoncé aux maires qu’ils allaient accueillir Simone Gbagbo, j’ai dit que c’était une sœur. Samedi, j’ai envoyé Mgr Antoine Koné évêque d’Odienné, la rencontrer. Elle lui a demandé une Bible et une paire de lunettes. La Bible lui a été aussitôt envoyée, et elle va recevoir les lunettes cette semaine. Je lui ai envoyé une télévision. Je tiens à ce qu’ils ne soient pas logés dans de mauvaises conditions.

Avez-vous des nouvelles des deux Français enlevés au Novotel ?

A. O. : Non. Je suis très inquiet. J’ai demandé à ce que les responsables militaires arrêtés soient interrogés. Cela n’a encore rien donné.

Que savez-vous de la mort de Philippe Rémond, à Yamoussoukro, le 30 avril ?

A. O. : Je ne sais pas encore s’il s’agit d’un crime crapuleux ou politique. J’attends les résultats de l’enquête.

Et la vérité sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer ?

A. O. : C’est un dossier lourd. La justice a été utilisée pour empêcher l’enquête. Je tiens à ce que l’on sache ce qui s’est passé, qui l’a tué.

 

Recueilli par LAURENT LARCHER, À Abidjan)

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:50

Les fonctionnaires et agents de l’Etat seront payés à partir de ce matin. 177 milliards de FCFA ont été mobilisés et décaissés. C’est l’assurance donnée par le premier responsable de l’Economie et des Finances hier, mercredi 28 avril 2011, à l’issue de plusieurs rencontres d’échanges qu’il a eues avec les principaux responsables des structures bancaires.

C’est au 20è étage de l’immeuble Sciam que le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, s’est entretenu avec les différents responsables bancaires. Au cours de cette rencontre, ceux-ci, à travers leur organisation patronale APBEF-CI (Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire), ont donné la garantie d’être à la disposition du public à partir de ce matin. L’ouverture des guichets ne concerne que les banques installées dans le district d’Abidjan, à l’exception de certaines communes où la sécurité n’est pas encore garantie. Pour ce qui est de l’intérieur du pays, l’ouverture des guichets se fera progressivement et en fonction de l’indice de sécurité. C’est à l’issue de cette rencontre que le ministre Charles Diby Koffi a annoncé le décaissement de 177 milliards de FCFA. Le paiement des salaires fait partie des priorités de l’action gouvernementale, consistant à alléger les souffrances des Ivoiriens. Par ailleurs, les responsables de la BICICI ont renoncé à reprendre le service ce jeudi. La raison avancée est que le système informatique a été endommagé. Cette banque ne procédera au paiement des salaires qu’à partir de vendredi. Avant la rencontre avec les responsables des structures bancaires, Charles Diby Koffi a échangé longuement, au 19è étage, précisément en son cabinet avec les directeurs généraux de son ministère. Il s’agit en l’occurrence des directeurs de l’Economie, du Budget et des Finances, du Trésor et de la Comptabilité publique, ainsi que le directeur national de la BCEAO. L’ordre du jour a porté sur quatre points. Il s’agit de la priorité dans l’immédiat, à court terme, à moyen terme et à long terme. Pour ce qui est de la priorité dans l’immédiat, le ministre et les directeurs généraux ont évoqué la question du paiement des salaires qui s’avère nécessaire. Sur ce point précis, le ministre a donné l’ordre pour que des dispositions soient prises pour garantir le paiement effectif des salaires de deux mois. Pour ce qui est des priorités à court terme, l’argentier ivoirien a indiqué qu’il urge de renouer avec les institutions de Bretton Woods. S’agissant des priorités à moyen terme, Charles Diby Koffi a rappelé à ses directeurs la nécessité à œuvrer pour l’obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) d’ici fin 2011. Quant à la quatrième priorité, pour le ministre, ‘’il faut impulser une croissance à deux chiffres à l’économie’’. Dans le même laps de temps, il a été procédé à l’installation des nouveaux directeurs de Versus Bank et de CNCE (Caisse nationale de crédit et d’épargne). Pour ce qui est de Versus Bank, c’est M. Guy Koizan tandis que M. Mahama Diabagaté est à la CNCE. L’installation de ces deux directeurs a eu lieu sous le regard bienveillant d’Emmanuel Ahoutou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances.
Honoré Kouassi

I.A

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:43

La rentrée solennelle de l’Assemblée nationale qui devait recevoir comme invité de marque le Président de la République Alassane Ouattara n’a pu se tenir le mercredi 27 avril 2011 comme initialement prévue.

Le président de l’Assemblée nationale avait, au terme de l’audience que lui avait accordée le chef de l’Etat, annoncé la tenue le mercredi 27 avril de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire 2011. «J’en ai profité pour lui dire que l’Assemblée nationale faisait sa séance solennelle d’ouverture le mercredi 27 avril 2011. J’en ai profité pour lui dire que compte tenu de la méfiance, de l’absence de l’Etat, que ce serait peut-être bien qu’il parle aux Ivoiriens, mais non pas à travers une interview classique. Mais que la tribune de l’Assemblée nationale pourrait être une tribune à partir de laquelle il dira aux Ivoiriens où il va, avec qui, dans quelles conditions de sécurité, de réconciliation. Le Président m’a dit qu’il donnait son accord et qu’il se préparerait pour le mercredi 27 avril pour s’adresser aux Ivoiriens », avait déclaré le professeur Mamadou Koulibaly. Malheureusement, cette session solennelle d’ouverture n’a pas eu lieu. L’Assemblée nationale était plongée dans un silence de cimetière. Non seulement le Président de la République n’a pas fait le déplacement mais les députés n’ont reçu aucune convocation les informant de la tenue d’une telle rencontre. Néanmoins selon un assistant parlementaire que nous avons joint, l’Assemblée nationale continue de fonctionner. « La session parlementaire est considérée comme étant ouverte puisqu’elle est constitutionnelle. C’est la cérémonie d’ouverture qu’on devait organiser qui a été annulée. Sinon l’Assemblée nationale n’est pas dissoute », a-t-il confié. Tout en signalant que l’annulation de cette cérémonie était liée aux problèmes d’insécurité. D’autant plus que la plupart des bureaux de l’institution ont été pillés.
Touré Abdoulaye

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:17

IB.jpgL`ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit IB, chef d`un groupe armé baptisé commando invisible, a été tué mercredi soir à Abidjan par les forces du président ivoirien Alassane Ouattara, a déclaré à l`AFP le porte-parole du ministre de la Défense.

Après l`opération de sécurisation et de pacification lancée mercredi matin par les Forces républicaines (FRCI) dans les quartiers d`Abobo et d`Anyama (nord), +IB+ est allé se réfugier dans une cour non loin d`une usine à PK-18 (secteur nord d`Abobo), a indiqué le capitaine Léon Alla Kouakou.

Dans cette cour, Ibrahim Coulibaly a pris en otage toute une famille. Les FRCI ont effectué des tirs de sommation à deux reprises et il a réagi avec des tirs nourris. Les FRCI n`ont eu d`autre choix que de riposter, et la rispote lui a été fatale, a ajouté le porte-parole.

L`affrontement qui a eu lieu vers 20H00 (locales et GMT) a fait deux soldats tués et plusieurs blessés côté FRCI, et sept morts dans le camp adverse, dont IB lui-même, a-t-il précisé.

Le commando invisible avait contribué à la chute de l`ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril, en déstabilisant son régime par la prise de contrôle progressive du nord d`Abidjan au début de l`année.

Le président Ouattara avait appelé vendredi l`ex-putschiste de 2002 à désarmer ses hommes, sous peine d`y être contraint par la force.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 11:59

fancifafnLe président ivoirien Alassane Ouattara a ordonné vendredi à tous les soldats de regagner leurs casernes.

Reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l`élection présidentielle du 28 novembre, il a dû faire face pendant plus de quatre mois à son rival Laurent Gbagbo, chef de l`Etat sortant qui refusait de lui céder le pouvoir. Gbagbo a été capturé le 11 avril mais des tirs ont encore éclaté récemment à Abidjan, la capitale économique.

"En tant que commandant en chef de l`armée, je vous ordonne de renvoyer toutes les unités de combat dans leurs casernes et leurs bases d`origine, que ce soit dans le nord ou le sud du pays", a dit Alassane Ouattara lors d`une réunion vendredi avec des généraux des deux bords.

"Les unités de combat doivent regagner leurs casernes, l`ordre sera assuré par la police et les gendarmes", a-t-il ajouté.

Le nouveau chef de l`Etat a du mal à assurer la cohésion de ses propres troupes et à neutraliser les partisans de son prédécesseur, qui tiennent toujours le quartier de Yopougon, à Abidjan, théâtre d`intenses combats cette semaine. Le secteur a été relativement calme vendredi, d`après des habitants.

DES FOURGONS DE TRANSPORT DE FONDS ACCLAMÉS

Sur le front humanitaire, un avion français chargé de 25 tonnes de médicaments et de matériel médical était attendu vendredi. Sa cargaison, qui représente 225.000 euros, est destinée aux hôpitaux et aux pharmacies, dont les stocks sont épuisés.

Dans le port, les quais n`ont pas été endommagés et l`activité y a repris, mais elle ne retrouvera pas son niveau habituel tant que la sécurité et les finances feront défaut, selon le directeur des installations.

La relance de l`économie ivoirienne sera l`une des tâches prioritaires d`Alassane Ouattara, non seulement pour le bien des Ivoiriens, qui sont privés de système bancaire depuis plusieurs semaines, mais aussi pour celui des pays voisins dont les échanges transitent par la Côte d`Ivoire.

Des experts de la Banque de développement et d`investissement de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (BDIC) sont arrivés cette semaine à Abidjan pour évaluer l`ampleur des dégâts. Ils n`ont pas fixé de date pour la réouverture des banques, mais des membres de l`administration ivoirienne ont laissé entendre qu`elle pourrait avoir lieu à la fin de la semaine prochaine.

"Nous savons que les gens attendent impatiemment la réouverture, mais elle doit être faite calmement et proprement", a déclaré le représentant d`un établissement français interrogé par Reuters à l`issue d`un entrevue avec la délégation de la

BDIC.

Deux convois de transports de fonds en provenance de l`aéroport et à destination de la Banque centrale ont traversé Abidjan vendredi après-midi sous les acclamations des passants.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 11:35

012042010181255000000028052009151757000000pascalaffiLe chef du parti du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, en résidence surveillée dans un hôtel d`Abidjan, a été transféré vendredi soir au QG du chef de l`Etat Alassane Ouattara, après avoir
accordé une interview à des médias, a indiqué le ministre de l`Intérieur.
Pascal Affi N`Guessan, chef du Front populaire ivoirien (FPI), "a été
emmené au Golf hôtel. On a choisi de l`emmener au Golf pour l`instant", a
déclaré à l`AFP Hamed Bakayoko.
L`ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo se trouvait depuis la semaine
dernière, avec d`autres personnalités de son camp, en résidence surveillée à
l`hôtel La nouvelle pergola à Abidjan, sous la garde des Forces républicaines
(FRCI) de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
M. N`Guessan avait accordé dans l`après-midi une interview à des médias
français, a indiqué à l`AFP un de ses proches, qui a affirmé l`avoir vu
"emmené par des militaires" des FRCI.
Ces responsables du camp Gbagbo sont en "résidence surveillée. On a donné
des règles, ils essaient d`en faire fi. Pour éviter des débordements, s`ils ne
sont pas disciplinés, cela impose de les mettre dans des conditions qui
puissent nous donner des assurances", a expliqué M. Bakayoko.
Arrêté le 11 avril, Laurent Gbagbo avait été retenu au Golf hôtel, avec son
épouse Simone, avant d`être placé seul en résidence surveillée dans le nord du
pays.

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