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  • : ACSCI Côte d'Ivoire
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 18:58

Initialement annoncées pour novembre 2012, les élections municipales et régionales ont finalement été décalées à février et mars 2013. Selon une source proche de la commission électorale indépendante (CEI), ce report aurait été motivé par la situation sécuritaire du pays. En effet, depuis le début du mois d’août, il ne se passe pas de semaine sans qu’on enregistre des attaques contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Cette situation oblige la haute hiérarchie militaire à mettre en place un système de sécurité qui ne favorise pas la libre circulation des personnes et des biens. Dans un tel environnement, il est pratiquement impossible de mener une campagne électorale. Le gouvernement veut donc garantir la sécurité des candidats et des électeurs avant de les convoquer aux urnes dans le cadre des municipales et des régionales. Il nous revient par ailleurs que le premier ministre, Me Jeannot Ahoussou Kouadio compte mettre à profit ce report pour obtenir la participation du Front populaire ivoirien(FPI) à ce scrutin. La participation du FPI aux municipales et régionales est également une préoccupation du président Alassane Ouattara qui souhaite vivement que tous les Ivoiriens, de quelques bords qu’ils soient s’inscrivent dans la dynamique de développement de la Côte d’Ivoire insufflée par le gouvernement Ahoussou. Ces élections locales qui sont d’une grande importance pour les populations ont fait récemment, l’objet d’une séance de mise à niveau du personnel technique et administratif de la CEI sur le déroulement du processus et les textes qui y ont trait. La séance co-animée par le commissaire de la CEI, Bayoro Dagrou Salomon et le directeur de la division de l’assistance électorale de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Issaka Souna a été l’occasion pour les participants de revisiter le code électorale en ses articles qui concernent les candidatures aux municipales et aux régionales. Notamment, les articles 109 et 110 qui stipulent que tout Ivoirien âgé de 25 ans révolus ayant la qualité d’électeur peut être candidat. Mais pour faire acte de candidature, l’électeur doit être inscrit sur la liste de la circonscription choisie et résider effectivement dans la région concernée. Toutefois, ce même texte dit que l’électeur qui ne réside pas dans la région concernée peut y être éligible s’il y a des intérêts économiques et sociaux. Ces dispositions s’appliquent autant aux candidats aux conseils régionaux qu’aux conseillers municipaux.
Ulrich Mouahet

Le Mandat

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:32

la-CPI.jpgLa Cour pénale internationale (CPI) enquête
sur de possibles charniers à Duékoué, localité de l`ouest de la Côte d`Ivoire
qui fut le théâtre de tueries pendant les violences postélectorales de
décembre 2010-avril 2011, a déclaré mercredi à Abidjan la CPI.
Une équipe de la Cour conduite par un médecin légiste "a été envoyée par le
procureur" Luis Moreno-Ocampo pour "confirmer la présence de charniers dans la
localité de Duékoué", a déclaré Amady Ba, chargé de la coopération
internationale à la CPI, au cours d`une conférence de presse à Abidjan.
Grâce notamment à un drone, les enquêteurs ont pu identifier des "charniers
possibles, probables ou quasi certains", a-t-il poursuivi.
Des centaines de personnes avaient été tuées fin mars 2011 à Duékoué à
l`occasion de la prise de la ville par les forces soutenant le président
Alassane Ouattara, installé au pouvoir en avril après la chute de l`ex-chef de
l`Etat Laurent Gbagbo, qui refusait de céder le pouvoir après le scrutin de
novembre 2010.
Des ONG internationales ont mis en cause les forces soutenant M. Ouattara
dans ces crimes.
La crise de décembre 2010-avril 2011 a fait quelque 3.000 morts, dont un
millier dans la région selon l`ONU.
"Dès que nous aurons recueilli suffisamment d`éléments démontrant que telle
ou telle personne a commis ces crimes, nous les présenterons aux juges" pour
un éventuel mandat d`arrêt, a insisté Amady Ba.
Le bureau du procureur "engagera des poursuites quelle que soit
l`appartenace politique des suspects concernés", "aucun camp ne sera épargné",
a-t-il réaffirmé.
Les juges de la CPI ont autorisé fin février M. Ocampo à étendre ses
enquêtes aux crimes commis depuis le putsch avorté de 2002 contre M. Gbagbo.
L`ex-président est incarcéré depuis le 30 novembre 2011 à La Haye par la
Cour, qui le soupçonne d`être "coauteur indirect" de crimes contre l`humanité
commis par ses forces pendant la récente crise.

AFP

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:34

2011-12-11T100503Z_818352254_GM1E7CB1E6201_RTRMADP_2_IVORYC.JPGUn an après la crise post-électorale qui a mené le pays à la guerre, les Ivoiriens rêvent d’une vraie reprise économique – mais se montrent plus méfiants vis-à-vis de la politique.

Le 4 décembre 2010, la Côte d’Ivoire se retrouvait avec deux présidents, deux gouvernements et un imbroglio post-électoral qui a viré au drame. La crise, qui s’est achevée avec l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, a fait au moins 3.000 morts, des milliers de déplacés et des cohortes de chômeurs.

Comme au moins 80% des électeurs, Marcelin, patron d’une petite agence d’architecture à Abidjan, n’a pas voté lors des législatives du 11 décembre.

Boycott des législatives

Explication:

«Ces élections, je n’en ai rien à faire, parce que les députés n’ont rien fait jusqu’à présent. Dans la zone résidentielle où j’habite, Zone 4 à Abidjan, ils n’ont fait que vendre à des Libanais les terrains qui se trouvent en bord de mer…»

Le boycott des élections par le Front populaire ivoirien (FPI) n’émeut guère Marcelin, qui a voté pour Ouattara en 2010, pour sortir le pays de ce qu’il considérait comme la mauvaise gestion du régime Gbagbo. Le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, à la veille du scrutin, l’a également laissé de marbre.

«Il ne faut pas se leurrer, explique ce chef d’entreprise. Les deux camps sont certes responsables des 3.000 morts qu’a fait la crise post-électorale, mais le FPI en est le premier responsable…»

L’architecte, qui avait licencié tout son personnel en février 2011, n’a repris que la moitié de ses effectifs. L’activité n’a pas vraiment redémarré pour lui. Comme bien d’autres opérateurs économiques, il s’inquiète des rumeurs qui circulent sur une éventuelle dévaluation du franc CFA, mais garde bon espoir pour une vraie reprise d’ici février ou mars.

Le fort taux d’abstention aux législatives fait débat, mais semble aux yeux de certains observateurs relever d’une fatigue générale.

«Les Ivoiriens en ont marre de la politique, ils veulent juste revivre, recommencer à sortir dans les maquis», note Bouna Medoune Seye, un photographe sénégalais en résidence à Abidjan.

Le départ de Laurent Gbagbo pour La Haye n’a guère fait de remous dans la capitale, qui a pourtant majoritairement voté pour lui lors de la présidentielle de 2010.

«Les partisans de Laurent Gbagbo ont peut-être manifesté lors de son départ, mais dans leur coeur et en silence, sans faire de grands mouvements physiques en ville, note André Kamaté, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho). Peut-être parce qu’ils sont découragés et savent que ce n’est pas la peine. Tant qu’il était sur le territoire, il y avait encore un espoir pour eux d’obtenir sa libération. Mais maintenant qu’il est à La Haye…»

Sabine Cessou

slateafrique

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:28

ADO nouvelanDouze jours avant les élections législatives du 11 décembre en Côte d'Ivoire, qui devraient donner une large majorité au chef de l’État Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Quelles peuvent être les conséquences de cette confrontation entre l’agenda politique et la chronique judiciaire ? Enquête.

« La dernière fois qu’on nous a promis que les élections nous sortiraient de la crise, on a eu la guerre. Avec le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, j’ai peur que les législatives du 11 décembre dérapent, une nouvelle fois. » Thierry, jeune entrepreneur ivoirien dans le secteur de la construction, n’a jamais caché que son président à lui, c’était Laurent Gbagbo, celui pour lequel il avait voté au premier comme au second tour de la présidentielle. Après la capture de Gbagbo, le 11 avril 2011, il avait décidé de mettre de côté sa rancœur et son acrimonie, admettant la défaite de son « héros » et reconnaissant que son obstination n’avait fait que provoquer mort et désolation.

Comme l’écrasante majorité de ses compatriotes, Thierry n’avait plus qu’une idée en tête : tourner cette bien sinistre page. Pour retrouver sa vie d’avant cette satanée « décennie perdue ». Gbagbo détenu aux confins septentrionaux du pays, dans « les oubliettes de Korhogo », il avait fini par s’y faire. Puis la nouvelle de son extradition, le 29 novembre, vers La Haye est tombée. Le choc. Une nouvelle humiliation, cette incarcération chez « les Blancs », ceux-là mêmes qui avaient « précipité – sinon organisé – sa chute ». Et le retour présumé, pense-t-il, des vieux démons : jamais ses partisans, les vrais, ceux qui n’ont plus rien à espérer, donc à perdre, ne resteront les bras croisés. La réconciliation ? « Une farce ! Après ce qui s’est passé, il faudra des lustres pour que les uns et les autres oublient ou pardonnent. Cette justice est inique. Et ce n’est pas le comportement des vainqueurs, les “golden boys” de Ouattara, ni surtout ces soudards du Nord qui se croient tout permis qui vont apaiser les tensions… »

Réaction inverse, évidemment, dans le camp d’en face : « Gbagbo a ruiné le pays, vidé ses caisses pour son propre compte, fait tuer, exécuter ou violer des centaines d’innocents, utilisé l’armée contre des civils pour défendre son pouvoir, recruté des mercenaires, explique Marcel, avocat au barreau d’Abidjan. Et encore, je ne parle que de la crise postélectorale, pas des escadrons de la mort, de Gueï, de Jean Hélène, de Guy-André Kieffer ou de la tentative de liquidation de Ouattara et de son épouse en 2002. Alors les leçons de morale sur la justice des vainqueurs ou l’impunité des comzones… Bien sûr que certains d’entre eux se sont livrés à des exactions et devraient rendre des comptes, mais renvoyer les deux camps dos à dos, comme s’ils étaient responsables à parts égales de tous ces crimes, c’est de la mauvaise foi. Pis, c’est aussi oublier les avanies subies des années durant par les gens du Nord, traités comme des sous-hommes et désignés à la vindicte populaire, comme les responsables de tous les maux du pays. »

Ainsi va la Côte d’Ivoire. Divisée, fiévreuse, et tenaillée par le désir de vengeance des uns et la rancune des autres.

Élan brisé ?

Ainsi va la Côte d’Ivoire. Divisée, fiévreuse, et tenaillée par le désir de vengeance des uns et la rancune des autres. Jusqu’à l’annonce du transfèrement de Gbagbo à La Haye, pourtant, tout incitait à l’optimisme. Du moins dans la capitale économique, plus sûre, plus propre, en travaux. Les Abidjanais se déplaçaient de nouveau sans crainte. Le gouvernement donnait au plus grand nombre, même parmi ses opposants, l’impression de travailler d’arrache-pied pour rattraper le temps perdu. Les règlements de comptes diminuaient, comme les braquages ou le racket organisé par des hommes en armes censés assurer la sécurité des Ivoiriens. L’activité économique repartait, au point de revoir à la hausse les prévisions de « croissance » pour l’année 2011 (– 3 % du PIB environ, contre – 8 % envisagés au départ).

L’élan sera-t-il brisé ? Malgré les inquiétudes exprimées par Thierry et bien d’autres, rien n’est moins sûr. Parce que le camp Gbagbo est laminé et s’est considérablement dépeuplé, entre l’exil des uns et l’embastillement des autres, le ralliement, aussi, de tous ceux qui, par opportunisme, conviction ou déception devant l’attitude suicidaire de l’ex-président, ont reconnu la légitimité du pouvoir d’Alassane Ouattara (ADO). Un pouvoir qui a rapidement tissé sa toile, installé ses hommes à la tête des institutions et façonné une nouvelle armée, en veillant tout de même à respecter un équilibre minimum entre Forces nouvelles et « forces anciennes ».

Ouattara, s’il doit toujours composer avec ceux de son camp qui l’ont aidé à remporter l’élection de 2010 (le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, PDCI, de l’ancien président Henri Konan Bédié) puis à s’emparer du fauteuil présidentiel (les Forces républicaines de Côte d’Ivoire, FRCI), n’a ni opposition ni contre-pouvoirs face à lui. Les puissants lobbies économiques, y compris ceux qui avaient pris fait et cause pour Gbagbo, se sont rangés en un tournemain derrière ADO. Les lumières du pouvoir, peu importe son identité, attirent toujours les lucioles.

Des élections sans enjeu ?

Autre enjeu : l’issue du bras de fer, feutré pour l’instant, entre RDR de Ouattara et le PDCI de Bédié, le « grand frère » et faiseur de rois.

Les législatives, présentées comme une simple formalité, n’en constituent pas moins le premier véritable test pour Alassane Ouattara et la nouvelle Côte d’Ivoire. « La priorité, au-delà des résultats, nous a expliqué le chef de l’État rencontré au palais présidentiel du Plateau, fin novembre, c’est qu’elles se passent bien. Sans heurts et sans accrocs dans le déroulement du scrutin. » 25 000 policiers et militaires ont ainsi été déployés pour surveiller les opérations de vote, qui se sont déroulées dans le calme. Deuxième enjeu, toujours en suspens : l’issue du bras de fer, feutré pour l’instant, entre son Rassemblement des républicains (RDR) et le PDCI d’Henri Konan Bédié, le « grand frère » et faiseur de rois.

Les deux formations ont présenté quasiment le même nombre de candidats. Mais il fait peu de doutes que le RDR, déjà assuré de la majorité absolue selon des résultats partiels, l’emportera. Parce que son fief du Nord, « emprunté » par le PDCI lors des élections de 2000 boycottées par le RDR, est un bastion inexpugnable qui donnera peu de voix aux autres formations. Mais aussi parce que le RDR a toujours recueilli des scores plus qu’honorables dans le Centre comme dans le Sud. Et enfin, comme l’explique cyniquement un vieux routier de la politique ivoirienne, « parce que celui qui est au pouvoir, en Afrique, gagne presque toujours ». Dernier enjeu, la participation. Entre la crainte de dérapages, les préoccupations quotidiennes des Ivoiriens, l’absence de suspense, et le boycott du scrutin par le Front populaire ivoirien (FPI) et ses petits alliés – même si nombre de candidats indépendants son issus de l’ex-mouvance présidentielle qui soutenait le « camarade » Laurent –, le spectre d’une forte abstention est à redouter.

Ensuite ? Viendra le temps de la formation d’un nouveau gouvernement, même s’il ne faudra pas s’attendre à de profonds bouleversements, qui sera toujours dirigé par un Guillaume Soro élu député à Ferkéssédougou sous les couleurs du… RDR. Puis, peut-être, celui de la fusion du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en un grand parti politique, projet auquel tient le chef de l’État, avec l’assentiment discret, semble-t-il, de Bédié. Débarrassé de son pire ennemi envoyé à la CPI, appuyé par une Assemblée nationale acquise à sa cause, équipé d’une armée mise au pas, soutenu par une communauté internationale et des institutions financières séduites par son profil de gestionnaire rigoureux peu enclin aux prurits souverainistes, Ouattara disposera alors de plus de pouvoir qu’aucun de ses deux prédécesseurs. Revers de la médaille, il n’aura aucune excuse en cas d’échec… 

Par Marwane Ben Yahmed, envoyé spécial à Abidjan

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:04

 Cote-divoire-drapeau(Liberation 12/12/2011)

Reportage. Les Ivoiriens ont boudé les élections législatives et craignent les exactions d’ex-rebelles.

«Des hommes en armes forcent les gens à aller voter !» . Hier, alors que les Ivoiriens se rendaient aux urnes, la rumeur a été relayée plusieurs fois, émanant le plus souvent du Front patriotique ivoirien (FPI), qui boycottait les législatives organisées huit mois après la chute de son leader, l’ancien président Laurent Gbagbo. Pourtant, dans les bureaux de vote des quartiers de Koumassi et Yopougon, où ces intimidations avaient été signalées, la situation était plus que calme : les électeurs étaient en réalité tellement rares que les assesseurs semblaient mourir d’ennui.

Pouvoir. Ces rumeurs relèvent-elles de l’intox ? «Depuis l’envoi de Gbagbo à la Cour pénale internationale, le FPI, affaibli, a intérêt à faire croire que la situation reste instable», confiait un officier de l’Onuci, la force de l’ONU en Côte-d’Ivoire. Quelque 7 000 Casques bleus et 25 000 militaires et policiers avaient pourtant été déployés pour garantir la sécurité d’un scrutin qui intervient quelques mois après les affrontements du début de l’année entre pro-Gbagbo et forces rebelles alliées à l’actuel président, Alassane Ouattara. Ce sont ces dernières qui sont désormais au pouvoir.

En quelques mois, la sécurité dans la capitale économique s’est améliorée. Fini les barrages militaires qui quadrillaient la ville, et une vaste campagne d’affichage dénonce désormais les rackets attribués aux «corps habillés». Les militaires sont pourtant plus nombreux que jamais dans un pays qui a connu une décennie de conflits. Depuis la fin des hostilités, 9 000 anciens rebelles, en guerre contre Gbagbo depuis 2002, ont été intégrés dans les nouvelles Forces républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI), qui englobent aussi l’armée régulière du temps de Gbagbo. Dans la nouvelle hiérarchie, les anciens officiers côtoient les chefs du camp opposé, ces «commandants de zone» (ou «comzone») qui régnaient à Abidjan avant d’être dissous en juillet. «Mais personne n’est dupe. La situation sécuritaire reste très volatile. Les armes circulent. Quant aux ex-comzone, ils exercent toujours leur influence sur leurs hommes, même s’ils sont disséminés dans différentes unités», souligne un diplomate.

En Côte-d’Ivoire, après tant d’années de violences, la peur du militaire est devenue un réflexe quasi inné dont certains peuvent toujours abuser. A Abidjan, des braquages ou arrestations arbitraires sont encore souvent attribués à des militaires, qui ne risquent pas d’être intimidés par des gendarmes… non armés. Ces derniers ont même dû attendre avant de récupérer leurs commissariats, occupés par les pro-Ouattara. Le problème est désormais réglé, à l’exception de trois quartiers populaires.

«Le vrai danger, ce ne sont pas tant les anciens rebelles que les combattants de la dernière heure qui ont été recalés et ne seront donc pas admis dans l’armée. Or, ils ont toujours des armes et des uniformes», confiait, hier à Libération, Paul Koffi-Koffi, le ministre délégué à la Défense. Ces soldats perdus appelés les «combattants associés» ou les «volontaires», sont le plus souvent des jeunes qui ont rejoint les rebelles lors de la bataille d’Abidjan, à partir de février. Ils seraient plus de 20 000 dont 2 000, seulement, ont été acceptés au sein des FRCI. En ville, on les voit parfois au volant de véhicules volés. Sans que personne n’ose encore les interpeller. Ils sont également nombreux au sein des gardes prétoriennes des ex-comzone comme de celles qui entourent certains candidats aux législatives. «Nous avons dénoncé ces pratiques avec fermeté», rappelle Paul Koffi-Koffi, qui a lancé vendredi un appel dans la presse, relayé par son supérieur, le ministre de la Défense et également Premier ministre, Guillaume Soro.

Exactions. L’ancien chef des Forces nouvelles (FN) se présentait hier aux élections dans le nord du pays sous les couleurs du parti du président Ouattara. Une vingtaine de ses frères d’armes ont suivi son exemple. Leur intégration au processus démocratique est certainement une bonne nouvelle, mais une autre ombre menace le retour à la paix : à La Haye, le procureur de la CPI a souligné sa volonté d’inculper, outre les proches de Gbagbo, des responsables des ex-unités rebelles soupçonnés d’exactions. Parfois évoquée, une inculpation de Soro semble peu probable. Mais quid des ex-comzone qui ont toujours le soutien de leurs troupes ? «On ne peut pas exclure de nouveaux désordres, en cas de menaces judiciaires, reconnaît l’officier de l’Onuci, mais la normalisation du pays est en marche.» Une «normalisation» qui passait peut-être hier par l’apathie des électeurs, lassés des violences, comme de la politique.

Par MARIA MALAGARDIS Envoyée spéciale à Abidjan

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:20

Youssouf-Bakayoko

Les résultats devraient être connus mardi. Un millier de candidats étaient en lice pour briguer les 225 sièges de l'Assemblée nationale.

Les premières élections législatives organisées depuis plus d'une décennie en Côte d'Ivoire se sont déroulées plutôt calmement dimanche et devraient aboutir à un large succès de la coalition conduite par le président Alassane Ouattara.

La plupart des résultats devraient être connus mardi alors qu'un millier de candidats étaient en lice pour briguer les 225 sièges de l'Assemblée nationale. Responsables électoraux et observateurs ont signalé quelques incidents, et selon les estimations, la participation devrait être très inférieure au record de 70 % enregistré lors de la présidentielle de 2010. "Dans la plupart des bureaux de vote dans nos écoles, le taux de participation oscille entre 35 et 40 %, pas plus", a déclaré Siriki Traoré, responsable d'un bureau de vote à Yopougon, un fief pro-Gbagbo d'Abidjan. La participation lors des dernières législatives organisées en 2000 avait été d'environ 33 %.

Boycott

Plus de cinq millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour un scrutin qui apparaît comme essentiel vers un retour à la stabilité après une décennie de conflits et d'affrontements politiques. "Globalement, les élections se sont déroulées dans le calme dans les bureaux de vote visités à Abidjan et dans l'intérieur du pays", a commenté Bert Koenders, représentant du secrétaire général de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, dans un communiqué.

"La Côte d'Ivoire est au travail et nous avons besoin de reconstruire des institutions qui seront des institutions fortes et indépendantes. Je m'emploie à cette tâche et c'est la raison pour laquelle le vote du 11 décembre est essentiel pour tous les Ivoiriens", a dit Alassane Ouattara. "Nous allons poursuivre le processus électoral en mars ou en avril 2012 avec les élections municipales et régionales", a-t-il ajouté après avoir déposé son bulletin dans l'urne. L'élection a été boycottée par le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo qui comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour des accusations de crimes de guerre. Ce boycott n'a pas perturbé le déroulement des opérations de vote.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:46

lobognon-poster.JPG

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES COTE D'IVOIRE 2011 ::

Les résultats des législatives à Fresco sont quasiment connus depuis 20 heures. La liste Alain Lobognon/Zadi Daniel l’emporte dans presque toutes les localités du département de Fresco. La commune elle, enregistre 53 à 90% de suffrages en faveur du candidat Alain Lobognon.

Les localités à fort électoral (près de 3 000 inscrits) après Fresco, Gbagbam, Okromoudou ont voté également pour ladite liste.

Les autres localités dont l’électorat est estimé à 1 000 électeurs enregistrent le même résultat : De Petit Bondoukou à Dassieko, Zegban I et II, Mamakro et Dahiri , le constat se dessine.

Des trois autres candidats dont Gbako Ayeri(PDCI) Diarrassouba Moussa(RDR) ,N’guessan Konan(indépendant),seule la candidate Ayeri dont le fief est Dahiri, s’est montrée menaçante en occupant juste la seconde place.

Le taux de participation contrairement aux présidentielles, a connu une forte baisse. La raison, le difficile accès à certaines localités en raison de l’état dégradé des routes, l’enjeu par rapport aux présidentielles et le déplacement des votants à l’intérieur du pays.

Guy Lasme.

Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 04:14

Bakayoko affaires étrangèresChers frères et sœurs, chers amis de la Côte-d’Ivoire

Le Gouvernement a adopté le 28 septembre 2011, en Conseil des Ministres et sur proposition de la Commission Electorale Indépendante le nombre et l’étendue des Circonscriptions électorales de la prochaine Législature 2011-2016, d’une part, et la date de la tenue de l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale, d’autre part.

Comme décidé et annoncé par le Gouvernement, le futur Parlement de notre pays comprendra 255 sièges, répartis sur 205 Circonscriptions électorales, et l’élection de ses membres se déroulera le dimanche 11 décembre 2011, dans les différentes Circonscriptions.

Avec ces deux décisions, les préparatifs de l’élection des députés viennent de connaître une avancée significative, et sont entrés dans leur phase véritablement opérationnelle.

Ainsi, au lendemain des décisions prises par le Gouvernement, nous avons mis en mission les Commissaires Centraux, Superviseurs des démembrements de notre Institution sur l’ensemble du territoire national, à l’effet, notamment, de remobiliser nos Commissaires locaux et renforcer leurs capacités.

Au cours des prochaines semaines, notre Institution s’emploiera à mener avec détermination, comme elle l’a toujours fait, chacune des étapes-clés futures des préparatifs du scrutin, à savoir :

1. la réception, des candidatures à l’élection des Députés ; un communiqué de presse de la CEI précisera très prochainement les modalités de dépôt des candidatures (liste des pièces à fournir, période et lieux de réception des dossiers)

2. l’ajustement de la liste électorale, en étroite collaboration avec toutes les structures impliquées dans le processus

3. la conduite d’une vaste campagne d’information et de sensibilisation, en vue d’éclairer au mieux les acteurs politiques et la population sur les modalités de déroulement du prochain scrutin législatif

4. la confection des imprimés et des documents électoraux

5. l’ajustement, en liaison avec l’Etat Major des Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire, du plan de sécurisation du processus électoral pour tenir compte de l’évolution de la situation sécuritaire du pays.

Au niveau financier, nous avons défini et communiqué au Gouvernement les besoins de financement des opérations électorales.

Les bailleurs de fonds du processus électoral que nous avons sollicités, en accord avec le Gouvernement, ont confirmé leur disponibilité à nous appuyer à nouveau pour la conduite à bonne fin du scrutin législatif ; seconde consultation du volet électoral des Programmes de sortie de crise.

Je voudrais saisir l’opportunité de cette adresse pour exprimer toute notre gratitude au Gouvernement, ainsi qu’aux bailleurs de fonds du processus électoral, pour tous les efforts qu’ils entreprennent en vue de doter notre Institution des moyens financiers nécessaires à la tenue du scrutin.

Chers frères et sœurs, chers amis de la Côte-d’Ivoire,

L’organisation de l’élection des députés à l’Assemblé Nationale répond à une aspiration profonde et légitime de nos vaillantes populations, dans toutes leurs composantes. Cette consultation devrait permettre en effet, à notre pays, de promouvoir et consolider la nouvelle ère de normalisation institutionnelle et de stabilité sociopolitique, ouverte, si heureusement, depuis l’élection du Président de la République.

Tous les acteurs politiques et la Société civile de notre pays s’accordent à reconnaître la nécessité et l’urgence de la mise en place du Pouvoir Législatif, après celle du Pouvoir Exécutif, afin d’amplifier et parachever le processus de sortie de crise.

Creuset privilégié de brassage et d’expression libre des divers courants politiques du pays, le Parlement devrait jouer, en effet, un rôle majeur dans la conduite du processus de réconciliation engagé ces dernières semaines, et la promotion de la bonne gouvernance .

Il importe donc que toutes les énergies soient mobilisées et fédérées pour la réussite de la prochaine élection des Députés à l’Assemblée Nationale.

Je voudrais inviter, à cet égard, chacune et chacun d’entre nous, chers frères et sœurs, à contribuer, à son niveau, au maintien d’un climat apaisé, avant, pendant et après le déroulement du scrutin, par un comportement responsable de tout instant.

Je voudrais inviter également, encore une fois, toutes les formations politiques à un respect scrupuleux du code de bonne conduite en période électorale qu’elles ont signé le 24 avril 2008.

Pour sa part, fidèle à sa ligne de conduite et à ses engagements, Institution citoyenne, la Commission Electorale Indépendante mettra tout en œuvre pour relever cette fois encore, le défi de la transparence et de l’équité, afin d’offrir à notre pays, au soir du 11 décembre 2011, un Parlement conforme aux choix des électeurs, tels qu’ils auront été exprimés dans les urnes.

Vive la Côte-d’Ivoire.

Je vous remercie de votre attention.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:06

005042010155124000000soroConformément à ses prérogatives, le gouvernement a décidé d’augmenter le nombre de députés à l’Assemblée nationale.
Pour la prochaine législature, le nombre de députés qui siègeront, passera à 255. 30 nouveaux sièges devraient donc s’ajouter aux 225 qui existent actuellement. Nous apprenons l’information de source proche de l’organe en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire la Commission électorale indépendante (Cei). C’est donc sur la base de ce chiffre arrêté par le gouvernement et qui devrait certainement être confirmé par le conseil des ministres, les jours à venir, que la Cei va procéder au nouveau découpage électoral. « Le nombre des députés est fixé par la loi », prescrit, en effet, l’article 65 du code électoral ivoirien. Plus précis est le législateur (article 69 du code électoral) sur cette prorogative dévolue à l’exécutif. « Le nombre et l'étendue des circonscriptions électorales pour l'élection des députés sont fixés par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections », lit-on, toujours au chapitre II du code électoral. Très attendue aussi bien par la communauté internationale, les différents partis politiques que par de potentiels candidats aux législatives, l’information portant augmentation du nombre de députés devrait donner plus d’entrain à la guerre de positionnement qui a cours en ce moment. Cette bataille pourrait s’intensifier dans de grandes agglomérations comme Abidjan ou Yamoussoukro où les cadres des différents partis ne se font plus de cadeau, relativement à leur ambition de siéger à l’hémicycle. Quant à la communauté internationale, elle attend avec un intérêt certain, la tenue de ces élections, censées parachever le retour de la Côte d’Ivoire à la normalité. S’agissant à proprement parler du processus, le fait que le nombre de députés ait été arrêté, permettra à la Cei d’avancer résolument dans la réalisation de la cartographie électorale. Cette tâche est, en effet, un préalable important au démarrage à proprement parler, des préparatifs de ce scrutin. Au nombre de 175, en 1995, le nombre de parlementaires est passé à 225 en 2000 avant d’être, de nouveau, revu à la hausse, dans le cadre des législatives attendues à la mi-décembre 2011. Cette hausse est surtout le reflet de l’évolution démographique du pays.
Marc Dossa

Nord-Sud

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:00

guinée elctionAllons-nous vers le remake de la situation politique de décembre 2000, avec des législatives sans l’un des trois poids lourds de l’échiquier politique national ? Dans certains milieux pro-Rhdp, on rumine la revanche contre le Fpi. A qui on promet, à tort, de « rendre la monnaie de sa pièce ».

En décembre 2000, le Rdr a boycotté les élections législatives, en refusant de présenter des candidats, pour protester contre le rejet de la candidature d’Alassane Dramane Ouattara par la Cour suprême. Candidat pour la circonscription de Kong (Nord du pays), il a été recalé pour doute sur sa nationalité ivoirienne. Une décision qui avait déjà été prononcée, deux mois plutôt, pour la présidentielle d’octobre. Pour le Rdr, le Fpi a été complice du sort subi par Ouattara. Une accusation infondée d’autant que seule la junte militaire du général-candidat Robert Guéi avait l’initiative des décisions. Bien que le sachant, le Rdr s’est inscrit dans une logique de non reconnaissance du régime Gbagbo issu du scrutin présidentiel. Cette attitude s’est traduite par plusieurs actes de défiance et de déstabilisation. Très attaché à la démocratie et soucieux du maintien de la cohésion nationale, le Président Laurent Gbagbo a engagé le dialogue avec le Rdr. De grandes avancées ont été obtenues, mais cela n’a pas suffit pour empêcher le coup d’état du 19 septembre 2002, la énième du genre, qui s’est muée en une rébellion armée. De façon un peu similaire, dans deux mois, en décembre prochain, on risque d’avoir des législatives sans l’un trois poids lourds de la scène politique ivoirienne, en l’occurrence le Front populaire ivoirien (Fpi). L’ex- parti au pouvoir a posé des conditions pour sa participation aux élections législatives. Le Fpi demande la libération de ses cadres qui sont détenus injustement depuis des mois par le régime Ouattara. Il exige que le scrutin soit transparent et équitable. Cela passe par la révision de la composition de la commission électorale indépendante (Cei) ; la révision du listing électoral, et la sécurisation du scrutin. Qui implique le désarmement préalable des forces irrégulières pro-Ouattara qui portent des armes actuellement.
Les exigences du Fpi ont provoqué une levée de bouclier dans le camp du nouveau pouvoir. En effet, depuis quelques jours, la presse pro-Rhdp mène une campagne insidieuse visant à préparer l’opinion à un scrutin sans le Fpi. Cette presse fait croire que le Fpi n’ira pas aux législatives parce qu’il sait qu’il les perdra. Dans son édition N°3542 des samedi 10 et dimanche 11 septembre 2011, le quotidien « Le patriote », pro-Ouattara, a affiché en manchette « Elections législatives prochaines : Pourquoi le FPI a peur d’y aller ». Dans l’article, l’auteur avance des raisons qui expliqueraient, selon lui, l’attitude de refus du Fpi de prendre part aux prochaines législatives. « En réalité, le Fpi ne veut pas des élections parce qu’il se sait perdant. L’ancien parti au pouvoir a, en effet, perdu toute crédibilité, depuis que son mentor, Laurent Gbagbo, a voulu confisquer le pouvoir et qu’il en a été déchu. Les Refondateurs ont payé cash le non respect de la démocratie par Gbagbo », écrit le journal. Selon des indiscrétions, certains caciques du Rdr ont juré de se venger du Fpi en faisant tout pour ne pas qu’il participe aux élections. L’implication de cette option, c’est que le Fpi n’obtiendra rien du régime Ouattara par rapport à ses attentes en matière d’élections transparentes et démocratiques. Le secrétaire général intérimaire du Rdr, l’inénarrable Amadou Soumahoro, a donné un signal dans ce sens en affirmant goguenard, récemment, que  si le Fpi ne veut pas aller aux élections, celles-ci se feront sans lui. Contrairement au Rdr en 2000, le Fpi pose ici des problèmes réels qui sont liés à la bonne tenue des élections. Après ce qui s’est passé suite à la présidentielle, comment admettre que la Cei reste en l’état ? Comment veux-t-on que les Ivoiriens qui ont leurs maisons encore occupées, puissent aller voter ? Dans quelles conditions aller aux élections, si certaines personnes qui n’ont pas le droit de détenir des armes sont armées ? La libération des prisonniers politiques est nécessaire pour la décrispation du climat sociopolitique. La Côte d’Ivoire revient de loin. Après huit années de crise, elle est retombée dans une crise plus grave, à l’issue de la présidentielle d’octobre et de novembre 2010. Plus de 3000 personnes ont été tuées, et de nombreux blessés ont été enregistrés. La gestion de cette crise est d’autant plus délicate qu’elle a été marquée part de graves violations de droits de l’homme. Dans le grand Ouest, précisément à Duékoué, des massacres ethniques ont été perpétrés. Ces actes ont eu des répercussions graves sur la cohésion nationale, au point où, aujourd’hui, tout le monde est unanime à reconnaître que les Ivoiriens se regardent en chiens de faïence. Le pays est plongé dans une crise aiguë qui a des conséquences sur la situation économique. Les indicateurs économiques sont au rouge. Une croissance négative, avec des prévisions pessimistes. La Côte d’Ivoire ne peut pas se payer le luxe d’ignorer ce qui s’est passé, pour faire comme si cela n’a jamais existé. Procéder ainsi, c’est s’engager dans une voie suicidaire. Le pays a besoin de tourner la page. Cela passe par la réconciliation véritable des filles et fils de la Côte d’Ivoire. Sur ce chemin, les prochaines législatives sont une étape très importante. Elles constituent un test grandeur nature pour le processus de réconciliation nationale. Les caciques du régime Ouattara doivent comprendre qu’il est dans l’intérêt d’Alassane Dramane Ouattara qui souffre d’une légitimité sans pareille que le Fpi participe aux législatives. Faut-il indiquer que le dénouement du contentieux électoral n’ a pas permis de trancher de façon claire, la question du vainqueur du second tour de la présidentielle 2010. Comme l’a souligné l’ex-Président sud africain, Thabo Mbeki, finalement, on se retrouve avec trois résultats différents pour un même scrutin. Nombreux sont les Ivoiriens qui pensent que Ouattara est chef de l’Etat aujourd’hui, parce que, c’est une volonté de la France, de Nicolas Sarkozy.
César Ebrokié
ebrokie2@yahoo.fr

Notre Voie

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