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  • : ACSCI Côte d'Ivoire
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 12:54

Abidjan - La saison des pluies a débuté, la semaine dernière, à Abidjan, la capitale économique ivoitrienne, marquée par les sempiternels dégâts enregistrés au niveau des habitations et milieu écologique des bidonvilles et quartiers précaires, où vivent encore des ménages récalcitrants, qui refusent jusqu’ici de quitter les sites, et pourtant la menace est réelle, constate-t-on depuis quelque temps.

Le gouvernement ivoirien a initié, l’année dernière, une opération de recasement de plus de 6000 familles installées dans les zones à risque. Le ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme a estimé le coût de cette opération conjoncturelle à 1,5 milliard de F CFA dont 900 millions destinés à la relocalisation des foyers victimes. Les opérations de sensibilisation, sécurisation et de démolition des sites étant évaluées à 350 millions.

En dépit de l’action du gouvernement ivoirien, qui ne veut plus connaître les affres des inondations, destructions et autres éboulements de terrain, avec d’effroyables pertes en vies humaines, ils sont encore nombreux dans les quartiers précaires à résister à leur délocalisation pour de nouveaux sites mieux viabilisés et sécurisés, invoquant diverses raisons.

Dans la zone de Yopougon, au sous-quartier Banco-1, les populations des habitations, étagées sur les flancs des collines n’en ont cure, alors qu’elles peuvent, à tout moment, connaître le sort vécu par des ménages à la même période, il y a quelques années. Ces intempéries furent d’une telle furie que le gouvernement ivoirien fût obligé de mettre en oeuvre un plan ORSEC, piloté par l’office national de protection civile, et confié au préfet d’Abidjan, pour sa gestion sur le terrain.

A Attécoubé, bien qu’une partie du quartier précaire ait été rasée, l’autre partie continue d’être habitée. A Abobo, dans la banlieue-est d’Abidjan, mêmes attitudes et comportements. Des habitants du quartier Houphouët-Boigny, pourtant ayant été alertés de la menace qui plane sur eux, refuseraient de partir, alors qu’ils ont été enjoints de quitter les lieux.

Comme s’ils s’étaient passés la consigne, même réaction à Gobelet, l’un des plus gros bidonvilles de la commune de Cocody, répertorié comme un site à risques, mais dont les habitants ont pourtant déjà été dédommagés pour quitter les lieux.

L’opération de recasement des 6000 familles installées dans les zones à risque, et devant recevoir des kits de logement de 150 000 FCFA , chacune, n’a pas, selon toute vraisemblance, atteint les objectifs poursuivis. Et les habitants continuent toujours de s’exposer aux mêmes dangers. Le gouvernement ivoirien, qui a la pleine mesure de la situation, se refuse à recourir à la répression.

Les organisations de protection civile et de défense des droits humains devraient s’impliquer dans la sensibilisation, au lieu d’attendre que se produisent des cataclysmes pour se fendre de brûlots ou de déclarations à l’emporte-pièce, font observer des abidjanais, qui ne cachent pas leur inquiétude, appelant à la responsabilité collective et générale. ...la suite)))

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:40

Billon1L’exploitation abusive des forêts en Côte d’Ivoire a été dénoncée mercredi dernier au cours d’une conférence de presse animée par M Jean Louis Billon, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire. Celui-ci a ouvertement accusé des ministres, sans les citer nommément, d’être à l’origine de ce pillage forestier organisé au détriment des générations futures, notamment dans la région du Hambol que constituent Niakara, Dabakala et Katiola.

« Nous avons été victimes de cette exploitation dans notre zone. J’ai vu des documents signés par des ministres qui ont autorisé l’exploitation forestière au-delà du 8ème parallèle. Ce qui n’est pas normal. Lorsque c’est un faux document, même signé par un ministre, moi je ne la respecte pas » a indiqué M Billon qui a officiellement annoncé qu’il ne briguera plus un autre mandat à la tête de cette institution consulaire. « Je ne me représenterai plus à l’élection du président de la Chambre de commerce et d’industrie. J’ai passé dix ans à la tête de la Chambre. Pour moi, c’est essentiel en termes d’action pour la sauvegarde de l’économie ivoirienne. J’ai travaillé en pleine crise ivoirienne. Après 10 ans, il faut passer à autre chose. Honnêtement, un mandat électif aussi exigeant nécessite une implication importante. De telle sorte que vous finissez 12 ans après moins performant. En démocratie, il est bon qu’il y ait des renouvellements. D’autres peuvent apporter leur nouvelle vision des choses, leur nouvelle façon de travailler. Je me suis battu pour que la jeunesse intègre la Chambre et il faut que ça continue » a affirmé à la presse M Jean Louis Billon qui a pratiquement survolé son bilan moral et financier. La priorité de son successeur sera a-t-il précisé de reconstituer les institutions consulaires par rapport au nouveau découpage. Mais sa sortie devant la presse était aussi et surtout pour annoncer sa candidature indépendante à l’élection prochaine du président du conseil régional du Hambol. Le président sortant de la Chambre qui a annoncé qu’il ne briguera plus également un autre mandat à la mairie de Dabakala a indiqué qu’il n’a pas peur de la boulimie des partis politiques, notamment du RDR qui veut arracher tous les postes électifs. « Si je suis élu, c’est de mettre en valeur les vastes superficies des bas-fonds, de booster la production de coton, de la noix de cajou, de lutter efficacement contre l’exploitation forestière. Ma priorité, c’est d’avoir une gestion économique et sociale de cette région avec des attributions fiscales précises. Ce qui me permettra d’orienter économiquement cette région. Lorsqu’il s’agit de gérer la commune, la région, c’est la compétence technique qui doit prévaloir. » a t-il précisé.
Charles Bédé

Notre Voie

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:30

probo koilaDe fortes odeurs suffocantes en provenance du navire Sea Rider affrété par la Société ivoirienne de raffinage (SIR), suscitent des inquiétudes au sein des populations abidjanaises. Le DG du Centre ivoirien anti-pollution (CIAPOL), le colonel Dibi Niagne Martin était face à la presse hier dimanche 7 octobre 2012 pour rassurer les Ivoiriens sur ‘’ces odeurs du MO GAS, qui n’ont rien de toxiques’’.

‘‘c’est un produit qui dégage de fortes odeurs, mais ce sont des odeurs qui sont sans effet sur la vie des hommes’’, a dit d’entrée le colonel Dibi Niagne Martin, s’appuyant sur les résultats de l’analyse du laboratoire de la SIR. Le MO GAS, selon le rapport de l’analyse des experts de la Société ivoirienne de raffinage, n’est pas contagieux, il contient 320 PPM avec une densité de 0,7463. Pour qu’un produit de ce genre soit toxique, dira le DG du CIAPOL, il faut qu’il ait au maximum 1000 PPM avec une densité de 0, 7750 afin qu’il soit déclaré nocif. ‘’Le H2S, le O2 et le CO sont en dessous de la norme. La SIR étant un label, son travail doit mériter la confiance des Ivoiriens. Quand nous avons eu l’information relative à ces odeurs envahissantes sur plainte de la CIPREL, qui aurait même délocalisé une activité qui lui aurait coûté chère parce que leurs invités se plaignaient, nous avons convoqué tous les pétroliers, Puma Energy et la CIPREL autour d’une même table. Il ressort des rapports de Puma Energy et de la SIR que le produit MO GAS n’est pas nocif’’, a indiqué le DG du CIAPOL. Qui ne doute pas de la compétence de la SIR en la matière. Le colonel Dibi Niagne Martin invite donc les populations à s’en tenir aux résultats de la SIR dont le souci est d’assurer la veille environnementale. ‘’La SIR a reconnu que le produit lui appartient. Cette institution ne peut pas s’amuser à manipuler des résultats. Lorsque la SIR importe un produit, sa responsabilité est engagée et lorsqu’elle mène ce genre d’opération, elle le fait sous gaz inerte. Le dégazage est un processus connu de tous. La Côte d’Ivoire ayant opté pour le carburant sans odeur, elle importe le carburant de certains pays qu’elle traite avant de les exporter et c’est ce qui s’est passé’’, a conclu le conférencier.

6 milliards pour rééquiper et réinstaller le CIAPOL à Attécoubé

«A défaut de ce qu’on veut, on se contente de ce qu’on a». C’est le cas du Centre ivoirien anti-pollution (CIAPOL) qui n’a plus d’équipement depuis la crise postélectorale. A la base maritime d’Attécoubé où se trouve le siège naturel du CIAPOL, tout est à refaire. Tous les appareils de pointe qui faisaient la fierté de ce centre de renom, ont été volés et emportés. Les locaux saccagés et pillés, la nouvelle direction est obligée de squatter les locaux de l’immeuble Noguès en attendant que les FRCI libèrent la base maritime d’Attécoubé. Le laboratoire, le bureau du DG et du personnel sont toujours occupés, malgré l’ultimatum du Président de la République aux FRCI pour dégager des maisons des particuliers et celles de l’Etat. Le successeur de Doh André, le colonel Dibi Niagne Martin et son équipe se tournent les pouces. Il ne peut que certifier les résultats des rapports de Puma Energy et de la SIR, à défaut d’avoir son propre laboratoire. Au total, il faut 6 milliards pour rééquiper et réinstaller le CIAPOL à Attécoubé.
Dosso Villard

L'intelligent d'Abidjan

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 12:58

Des hommes d’affaires portugais, reçus en audience, vendredi, par le Ministre de la Salubrité Urbaine, Anne Désirée Ouloto, ont dit être prêts à investir dans le secteur des déchets en Côte d’Ivoire.

Il s’agira pour eux de mettre en place des unités industrielles de collecte, de traitement et de valorisation des ordures en vue de produire à terme, de l’énergie. « Nous sommes arrivés au bon moment, parce nous voulons participer à la réhabilitation de la Côte d’Ivoire. Nous voulons faire la même chose que nous avons fait en Angola et au Maroc », a indiqué l’Administrateur du Groupe ACA, Monsieur Antonio Malos.

Avant de laisser la parole à ses hôtes, Madame le Ministre Anne Désirée Ouloto a fait l’état des lieux de la gestion des ordures en Côte d’Ivoire, qui ressort des insuffisances d’infrastructures et de graves nuisances dues aux dépôts sauvages d’ordures ménagères et surtout au déversement des déchets toxiques. Elle a conclu en insistant sur la nécessité pour la Côte d’Ivoire, de mettre en place un nouveau système de gestion des ordures, plus adapté et plus efficace.

La délégation portugaise a invité le Ministre Ouloto à effectuer un voyage au Portugal, pour lui permettra de se faire une idée précise de l’expérience du Groupe en matière de gestion des déchets.

Notons que le Gouverneur du District d’Abidjan, Robert Beugré Mambé, qui a déjà effectué une visite au Portugal, a été fortement impressionné par les performances du Groupe, et souhaite son implantation en Côte d’Ivoire, a expliqué le Représentant-Afrique de l’ouest du groupe, Monsieur Oulaï Arsène Dubois.

Source: abidjan.net

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 23:25

ScandaleCertes, le nom qui apparaît au-devant de la scène dans ce qui est d’ores et déjà une affaire d’Etat est celui d’Adama Bictogo, ministre de l’Intégration africaine. Mais il a bénéficié d’une complicité du silence qui éclabousse Jeannot Ahoussou Kouadio et Alassane Ouattara lui-même.
L’image est saisissante, le symbole est ravageur. Dimanche dernier, alors qu’il est évident qu’il a déjà reçu l’enquête explosive de Jeune Afrique sur le scandale de l’indemnisation des déchets toxiques, Alassane Ouattara reçoit très officiellement le ministre des Affaires étrangères nigérien Mohamed Bazoum, avec à ses côtés… Adama Bictogo, le ministre de l’Intégration africaine, un des personnages principaux de cette incroyable histoire de corruption. Pourquoi l’actuel chef de l’Etat ivoirien, qui prétend faire de la moralisation de la vie publique son cheval de bataille, prend-il donc un si grand risque pour son image ? Mystère.
Pour mieux comprendre ce qui se joue avec le dernier scandale autour de l’affaire des déchets toxiques, il faut revenir à l’enquête de l’hebdomadaire spécialisé sur l’Afrique et édité à Paris. «Trois hommes (…) sont soupçonnés d’avoir détourné une partie des indemnités qui auraient dû être payées aux victimes de la pollution causée par le déversement de déchets toxiques à Abidjan, en août 2006. Leurs noms sont inscrits en lettres majuscules sur le rapport d’enquête de la police économique et financière. Il y a là Claude Gohourou, un leader étudiant qui, plusieurs mois durant, s’est improvisé représentant des victimes, Cheick Oumar Koné, président de l’Africa Sports, l’un des clubs de foot les plus célèbres de Côte d’Ivoire, et Adama Bictogo, aujourd’hui ministre de l’Intégration africaine, très impliqué dans la crise malienne. Selon les enquêteurs, il y aurait pour 4,65 milliards de FCFA (plus de 7 millions d’euros). Le rapport remis au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, le 16 février dernier, recommande l’ouverture de poursuites judiciaires à l’encontre des intéressés pour «faux, usage de faux, détournement de fonds, recel et complicité». Que s’est-il passé ? Après l’accord de dédommagement des victimes signé entre le cabinet britannique Leigh Day et Trafigura, Claude Gohourou, de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT), parvient à obtenir que la justice ivoirienne ordonne le séquestre des fonds transférés à la Société générale de banques de Côte d’Ivoire (SGBCI). Cheick Oumar Koné contacte alors le représentant local du cabinet britannique, Mory Cissé, et lui raconte qu’il est en relation avec le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, et le président du tribunal de première instance d’Abidjan. Et promet le déblocage des fonds, en échange d’une commission de 8% sur toutes les transactions. L’intéressé refuse et subit des menaces. Convoqué par la DST, il s’enfuit et réussit à atterrir à Londres, où il obtient l’asile. Au final, Adama Bictogo réussit, grâce à son entregent, à faire signer un protocole d’accord entre Gohourou et le cabinet anglais. On ne sait comment, Bictogo et Cheick Oumar Koné parviennent plus ou moins à prendre le contrôle du compte de l’association de Gohourou. 2,6 milliards sont virés sur le compte d’une proche de Koné. 600 millions sont prélevés pour le compte d’Adama Bictogo, pour sa «médiation». En bref, une sombre affaire de gros sous qui s’est nouée dans un grand cafouillage politique.

Ahoussou et Ouattara savaient depuis des mois…

Une information d’importance apparaît quand on lit l’enquête de Jeune Afrique. Le rapport détaillé sur les «exploits» supposés de Bictogo et Compagnie a été remis au procureur de la République depuis le 16 février dernier. Cela fait donc plus de trois mois que des enquêteurs désignés par le régime actuel accusent de faits très graves le ministre de l’Intégration africaine de Ouattara. Explosif, ce rapport remis au procureur, alors sous l’autorité directe de Jeannot Ahoussou Kouadio, ministre de la Justice, est naturellement passé par ses mains. Ce qui ne l’a pas empêché de composer son gouvernement en y introduisant un des personnages-clés de ce qui se présentait déjà comme une affaire d’Etat. Faute politique. Chef de l’Etat autoritaire, considéré par ses propres amis comme un «hyper-président», Alassane Ouattara ne pouvait pas ne pas être au courant de ce que disaient ses propres services de police sur un ministre dont il a continué de renforcer les pouvoirs. Les cris de colère des victimes des déchets toxiques n’y ont rien fait. Sans la publication de l’enquête de Jeune Afrique, peut-être que Bictogo aurait continué à vivre des jours paisibles. Le scandale qui le frappe aujourd’hui frappe donc naturellement ses supérieurs, qui ont organisé son impunité. Mais pourquoi l’ont-ils fait ?

Bictogo, l’homme des affaires sales du pouvoir

Il faut savoir qu’Adama Bictogo n’est pas n’importe qui au sein du régime RDR. Il est au cœur du secret du clan les moins avouables du clan Ouattara. Juste avant le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002, ses comptes logés à la banque d’affaires britannique en France, HSBC, sont fermés parce qu’ils sont jugés «préoccupants» et «indésirables» en raison de soupçons de trafic – armes ou blanchiment d’argent. Comme par hasard, l’insurrection dont des cadres de son parti seront des figures principales, commence très vite après. C’est Adama Bictogo qui, par la suite, organise, avec son entreprise Côte d’Ivoire Fruit et des firmes étrangères partenaires, tout le business de la contrebande du cacao ivoirien qui passe par le Burkina Faso et le Togo. Est-ce dans le cadre de ses activités délictueuses qu’il noue des relations particulières avec Loïc Folloroux, fils de Dominique Ouattara et directeur Afrique d’Armajaro, firme sulfureuse impliquée dans la spéculation sur le cacao ivoirien ? Mystère.

Adama Bictogo, c’est également un des symboles de ce que Mamadou Koulibaly a appelé la «Rebfondation», c’est-à-dire les affaires inavouables mêlant personnages proches de la rébellion et dignitaires de la Refondation, et qui ont permis au clan de Ouattara de pénétrer le système Gbagbo pour mieux l’abattre. Adama Bictogo, c’est, au moins depuis 2007, l’agent d’influence de Blaise Compaoré, qui met de l’huile dans les rouages du difficile dialogue inter-ivoirien et gère des affaires «d’intendance» un peu particulières. Adama Bictogo, c’est le frère de Salif Bictogo, au cœur du scandale «Satarem-Greensol» autour de la gestion des ordures ménagères sous le régime Ouattara, qui n’a même pas coûté son poste à la ministre Anne Ouloto. Ouattara peut-il prendre le risque de se débarrasser d’un homme qui peut faire sauter plusieurs fois la République au regard des informations compromettantes dont il dispose ? Difficile de répondre par l’affirmative, alors qu’il n’ose même pas mettre en cause les «petits» chefs de guerre impliqués dans l’ethnocide wê, en dépit des injonctions agacées de ses parrains internationaux, notamment les Etats-Unis.
Par Philippe Brou

Le Nouveau Courier

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 18:49

Pour les ménages de Côte d’Ivoire, les promesses d’une vie meilleure faites par Ouattara ne sont plus qu’un souvenir qu’on ne souhaite même plus évoquer. Sur les marchés, les coûts de denrées de première nécessité ont connu une nette hausse depuis l’installation de Ouattara au pouvoir. La preuve, les prix des différentes qualités de riz ont augmenté, de façon sournoise, dans les commerces. Ainsi que celui de l’huile et des produits dérivés. Même réalité en ce qui concerne le coût de la viande, de la volaille et des produits halieutiques. Au marché Gouro, la galère des femmes est perceptible. Les prix du vivrier ne sont plus maitrisables. Ils grimpent chaque jour, en fonction des saisons. Une situation aggravée par l’insécurité et la persistance du racket des Frci sur les routes qui mettent en péril les convois de marchandises souvent victimes d’attaques d’hommes armés. Certaines femmes leaders des marchés-Gouro, abusivement taxées d’être des partisanes de l’opposition, ont dû parfois renoncer à continuer la politique de développement de se secteur. Que dire du ministère du Commerce qui a lamentablement échoué dans sa politique de contrôle et de maitrise des prix sur le marché ? Aujourd’hui, après les pillages des biens et des ressources vitales de milliers d’innocents par les Frci pendant la crise postélectorale, la destruction des magasins et petits commerces des Ivoiriens par la ministre Anne Ouloto, ce sont des vagues de licenciements qui secouent les entreprises. Dans les sociétés d’Etat, c’est la détresse. Des milliers de travailleurs ont été mis au chômage alors que Ouattara avait promis des millions d’emplois chaque année. De quoi vivront désormais ces chefs de famille qui ne pourront plus nourrir les leurs, payer leurs loyers, scolariser et soigner leur progéniture au moment où les prix sur les marchés sont hors de portée pour les démunis ? Ce n’est en tout cas pas sur Ouattara que les Ivoiriens, qui s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la pauvreté, pourront compter pour sortir de la misère qui s’intensifie. Pendant que les ministres et autres s’empressent de s’enrichir illicitement au sommet de l’Etat
K. Kouassi Maurice

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 13:46

CAFE.jpgLe métier de vente du café ou du thé chauffé à eau, avec du sucre, prend de l’ampleur dans la cité. Ils sont nombreux ces jeunes, parcourant les grandes artères de la capitale économique, Abidjan, et à l’aide d’une charrette, qui proposent ce produit aux populations. Pourquoi cette activité prospère-t-elle ? Que gagnent ces jeunes et quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent ? Etat des lieux.

«Il n’y a pas de sot métier », dit-on. Et cet adage semble bien perçu par ces vendeurs de café ou de thé chauffé à eau, accompagné du sucre. Pokou Didier, exerce depuis plus d’un an ce boulot. Sous contrat avec une entreprise de la place, il dit gérer au mieux son quotidien. « J’ai 35% sur les ventes. En clair, si je vends, par exemple, 100 gobelets (dont l’unité est à 100 F CFA) dans une journée, je m’en tire avec 3500 F CFA sur un total de vente de 10 000 FCFA », révèle-t-il, ajoutant qu’il excède généralement ce niveau de vente. « Je retourne par jour à la maison avec au moins 4000 F CFA. Grâce à ce métier, j’arrive à payer mon loyer et à m’occuper de ma famille », déclare Pokou, fiancé et père de trois enfants. Brou Konan Richard pratique également ce secteur mais dans un registre différent de celui de Pokou. Il n’est pas lié directement à une « maison mère » mais travaille pour le compte d’un particulier. Après une journée de vente, Konan Richard dit rembourser à son responsable, par exemple, le montant des 100 gobelets (1250 F CFA) vendus, le prix du grand sachet de café en poudre qui est de 2500 F CFA, le montant des deux sachets de sucre mis à sa disposition (800 F CFA) et le prix de l’utilisation journalière de la charrette qui est de 1000 F CFA. « Après ce remboursement, le reste d’argent me revient », fait-il savoir, en indiquant qu’il gagne au moins par jour entre 3000 et 4000 F CFA.
Des vendeurs parcourent trois communes, chaque jour et à pied. Brou Konan Richard affirme également que c’est grâce à ce travail qu’il arrive à s’occuper de sa femme, de son enfant et de son neveu. La fausse note dans ce métier, à en croire ces acteurs, se situe au niveau de la fatigue. Et ce n’est pas Brou Konan Richard, qui parcourt quotidiennement à pied, les communes d’Abobo, de Cocody et d’Adjamé, qui dira le contraire. «Je me réveille chaque jour à 4 heures du matin. Le temps de m’apprêter pour me rendre à l’entreprise et récupérer mon matériel de travail», déclare-t-il, avant de renchérir en ces termes : «Le travail est fatiguant mais on ne peut pas baisser les bras avec la situation difficile du moment». Brou Richard souligne qu’il doit régulièrement faire face aux problèmes de fatigue générale, de courbatures, de troubles gastriques, etc. Pokou Didier, lui, a souhaité que l’entreprise qui l’emploie puisse améliorer son gain journalier. «J’aimerais que notre pourcentage passe de 35 % à 40 % pour que nous puissions mieux nous occuper de notre santé », a-t-il souhaité. Diabaté Hamed, responsable d’une structure spécialisée dans le secteur, fait savoir que son entreprise qui emploie 14 personnes dans ce domaine entend par cette action aider les démunis à sortir de l’ornière. Une aide qu’il traduit par son engagement à se lever très tôt le matin pour mettre les jeunes au travail. « Dès une heure du matin, je suis déjà sur pied pour chauffer l’eau. A partir de 4 heures du matin, les vendeurs commencent à arriver afin d’être sur le terrain au plus grand tard à 8 heures », affirme-t-il. Puis d’ajouter que sa structure perçoit quotidiennement comme bénéfice 7 000 à 8000 FCFA. Argent, dira-t-il, qui découle de la location d’une charrette, payée quotidiennement, à 1000 F CFA, par chaque employé. « Le travail étant fatiguant, un vendeur travaille rarement 7 jours sur 7. En moyenne, ce sont 7 à 8 personnes qui vont sur le terrain, les autres étant au repos », précise-t-il. A entendre Diabaté Hamed, cet argent sert en partie à payer le loyer du siège, sis au Plateau-Dokui, à charger le gaz servant à chauffer l’eau, à acheter le café, le thé, le sucre, les gobelets, etc. Cissé Abdoulaye, commercial dans une entreprise de la place, se félicite de la propagation de ce secteur. « Chaque jour, je bois au moins un gobelet de café vendu par ces jeunes. Ce qui me permet d’être dynamique dans le travail », dit-il. Et de renchérir : « Pour moi, ces vendeurs ambulants sont les bienvenus car les pauses café ne se font pas dans toutes les entreprises ou si elles se font, ce n’est pas tous les travailleurs qui en bénéficient ». Quant à Suzane Kossonou, secrétaire dans une banque, elle dénonce l’insuffisance d’hygiène des acteurs de ce métier. « Ceux qui vendent le café ou le thé avec des charrettes ne sont pas généralement propres. Aussi, le matériel qu’ils utilisent n’est pas bien protégé. Toute chose qui n’encourage pas à acheter le produit. Il faut qu’ils fassent un effort à ce niveau parce que des maladies comme la fièvre typhoïde sont très présentes dans les rues ». Si tel est que ce métier permet à des personnes de faire face aux vicissitudes de la vie, une réelle organisation s’impose, pour le bien- être de tous.
R.Dibi

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 12:32

Korhogo - La mairie de Korhogo, par la voix du 3e adjoint au maire, Lacina Koné, a annoncé mardi une vaste opération de démolition des constructions anarchiques sur le domaine public.

Le troisième adjoint au maire a indiqué que les constructions visées, dont la plupart ont été déjà marquées depuis quelques jours, seront purement et simplement détruites et leurs occupants déguerpis, à partir de lundi.

Installés illégalement à la faveur de la longue crise militaro-politique du 19 septembre 2002, les propriétaires de ces édifices demandent aux autorités municipales de leur trouver des nouveaux sites de recasement.

Selon Lacina Koné, leur doléance est difficile à satisfaire parce qu’il est impossible de recaser tout le monde. Il leur demande alors de coopérer, soulignant que Korhogo s’inscrit dans le programme du gouvernement lancé depuis Abidjan, il y a quelques semaines.

Les Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) ont rétrocédé officiellement la gestion des taxes municipales à la mairie depuis le 3 septembre. Après une semaine d’activité des agents municipaux sur le terrain, le 3e adjoint au maire exprime sa satisfaction et remercie les populations pour leur collaboration.

« Nous avons l’effectivité de l’ensemble de nos mouvements sur le terrain », a-t-il affirmé, confirmant ainsi réalité du transfert des charges à la municipalité.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 12:21

Le ministre de la Construction, de l’Assainissement et de l’Urbanisme était face aux aménageurs privés, le mardi 13 septembre 2011, dans ses locaux, au 26ème étage de la tour D, au Plateau. Objectif : interpeller les acteurs sur la nécessité de la professionnalisation de leur secteur afin d’éviter que la destruction des habitations s’impose à l’Etat. «Un gouvernement n’est pas mis en place pour démolir, mais pour bâtir», a précisé le ministre Mamadou Sanogo avant d’affirmer que plusieurs mauvais plans d’urbanisation, par le passé, ont conduit à des constructions anarchiques. « En gouvernement responsable, on est obligé d’agir. 800 hectares de quartiers précaires vont disparaître bientôt. On ne veut plus de villes et de quartiers qui poussent comme de petits champignons », a-t-il fait savoir. L’Etat de Côte d’Ivoire, dit-il, est déterminé à professionnaliser le secteur de l’aménagement foncier qui, pour Mamadou Sanogo, est à même de donner sur les 200 000 emplois promis par le Président de la République, au moins la moitié (c’est-à-dire 100 000 emplois). A propos, le ministre a annoncé que toute entreprise ne sera agréée que si elle a en son sein un géomètre, un urbaniste et un ingénieur en assainissement. Comme moyen de coercition pour l’application des nouvelles mesures, Mamadou Sanogo a indiqué entre autres, qu’un site ouvert au grand public sera disponible, les jours à venir, où toutes les entreprises qui respectent les conditions seront répertoriées. Aussi, a-t-il averti, des contres publicités seront faites à l’encontre des structures illégales. «Dans l’avenir, aucun lotissement ne sera autorisé s’il n’est pas fait dans un cadre clair», a prévenu Mamadou Sanogo. Au final, il a encouragé les aménageurs privés à s’approprier cette nouvelle dynamique qui est, à l’en croire, à leur avantage. «Je vous invite à être des aménageurs fonciers professionnels, car c’est un métier rentable. Les Ivoiriens ont plus besoin de terrains bien viabilisés. Nous sommes prêts à vous soutenir en sensibilisant les banques à investir dans le secteur», a conclu le ministre de la Construction, de l’Assainissement et de l’Urbanisme.

R.Dibi

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 21:25

La direction générale de l’Agence ivoirienne de coopération francophone (AICF) s’engage à rapprocher la francophonie de la population ivoirienne en rendant visibles les actions de cette institution internationale.

Au terme d’un atelier sur le thème "Rapprocher la francophonie des Ivoiriens", la directrice générale de l’AICF, Constance Yaï, s’est engagée à développer des stratégies de communication, pour faire connaître des ivoiriens les actions de la Francophonie.

Mme Constance Yaï veut également inscrire parmi les priorités de l’Agence, la croissance de la participation des ivoiriens aux instances de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) tout comme la défense des valeurs de la Francophonie que sont, entre autres, la démocratie, l’Etat de droit, les droits de l’homme, l’environnement, auprès des ivoiriens.

Pour atteindre ces objectifs, les participants à l’atelier de ce lundi 25 juillet ont recommandé la création de commissions techniques au sein de l’AICF pour lui permettre de jouer pleinement son rôle d’interface entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’OIF.

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