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  • : ACSCI Côte d'Ivoire
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  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 15:52

Linter_4089.jpgIl se présente comme le concepteur du dialogue direct inter-ivoirien, qui a abouti à la décrispation, un temps, de la situation en Côte d’Ivoire. Fondateur de l’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne (ACSCI), une structure très active sur internet, qui a été parmi les premières à reconnaitre la victoire du président Ouattara au présidentielle  de décembre 2010, Seth koko reste égal à sa logique, dans cet entretien, où, sans faux fuyant, il dénonce une sorte de laxisme de l’ex-premier ministre Charles Konan Banny à la tête de la commission Dialogue – Vérité et Réconciliation.

Vous êtes rentré au pays  après 3 ans d’exil, vous pouvez-nous donner les raisons qui vous ont poussés à quitter la Côte d’Ivoire ?

J’ai quitté la Côte d’Ivoire parce que j’étais en conflit avec le président Gbagbo. En 2008, j’ai été appelé par le ministre du plan et du développement M.Bouhoun Bouabré, pour occuper un poste ici après avoir conçu le projet du dialogue direct. C’était en reconnaissance à ce service que j’ai rendu à la nation ivoirienne, à savoir la conception du dialogue direct que j’ai proposé au président Gbagbo à l’époque pour que nous retrouvions la paix. Quand je suis revenu ici en 2008 pour occuper ce poste là cela a abouti à un conflit. Les autorités d’alors n’avaient pas honorées leur engagement. Cela ne m’avait pas plu et nous étions rentrés en conflit.

J’ai, par la suite, échappé à un enlèvement à l’hôtel Tiama au Plateau le 20 novembre 2008 à 16h. C’est, d’ailleurs, la présence de  vous les journalistes sur les lieux qui m’a permis d’échapper à cet enlèvement. Après ce rapt manqué, je ne pouvais plus séjourner  en Côte d’Ivoire. Donc, j’ai été en Europe où j’ai passé un moment d’exil, le temps que les choses s’arrangent. Après 3 années de pression, c’est finalement à un mois de sa chute que le Laurent Gbagbo m’a reconnu par écrit la paternité du Dialogue Direct. Aujourd’hui je suis rentré au pays pour participer à la réconciliation.

pic-4-interview-27-dec-2011.JPGQuelles conditions qui ont été réunies pour que vous consentiez, enfin, à rentrer au pays ?

Ecoutez monsieur, moi pour retourner dans mon pays je n’ai pas besoin de poser des conditions. Je cherchais juste que la Côte d’ivoire soit sécurisée, et que quand je rentre dans mon pays avec ce que j’ai fait avec le pouvoir d’avant, que je bénéficie d’un minimum de sécurité avec mes prises de position. Il s’avère qu’avec l’arrivée du président Ouattara, pour moi, les conditions sécuritaires étaient réunies. Je suis rentré en Côte d’Ivoire depuis le 9 décembre 2011, et je me sens bien.

Vous avez créé l’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne (ACSCI), très active sur internet, et qui a même été l’une des premières à reconnaitre la victoire du président Ouattara et à le soutenir. Qu’est-ce qui explique ce soutien ?

Oui, si vous voulez, l’ACSCI a pour mission de critiquer, de proposer et de réaliser. Nous faisions des critiques sur la gestion du président Gbagbo, parce qu’à l’époque, nous avons vu que le président Gbagbo avait un discours de haine, diviseur des ivoiriens, et vous savez ou cela nous a menés. Ce discours ne nous allait pas du tout, alors nous étions contre cette façon de gérer la Côte d’Ivoire. Maintenant, nous avons été amenés à soutenir le président Ouattara, parce que c’est lui qui a été élu  en novembre 2010. Malheureusement, le président Gbagbo avait failli ne pas permettre au président Ouattara de prendre fonction. Donc, nous à l’ACSCI, en tant que patriotes et républicains, il fallait qu’on reconnaisse le pouvoir du président élu et c’est ce qu’on a fait.

Nous l’avons soutenu dans son combat de rétablissement de la vérité sur cette question électorale. Cela  a marché et aujourd’hui nous sommes satisfaits. Nous retournons, donc, à nos actions quotidiennes.

Aujourd’hui, l’heure est à la réconciliation avec la commission Dialogue Vérité et Réconciliation mise en place par les nouvelles autorités. Qu’en pensez-vous ?

J’ai une analyse très critique du fonctionnement de cette commission. Le président de la CDVR a été nommé en mai 2011, juste après la prise de fonction du président Ouattara. Je peux dire que depuis le mois de mai jusqu’ aujourd’hui , on a vu les actions que le gouvernement a mené pour ramener le calme, la paix et la sécurité afin de relancer l’économie ivoirienne ou normaliser la situation à Abidjan. Mais du coté de la CDVR, nous n’avons rien vue jusqu’à présent. Ce n’est pas pourtant l’argent qui manque, l’intelligentsia ivoirienne non plus n’est pas en crise. Mais  jusqu’ici  la commission ne fait pas son travail.

Voila pourquoi nous voulons interpeler les autorités de cette commission en les invitant à prendre les choses en mains et de permettre aux ivoiriens de se sentir concerné par ce processus de réconciliation à elles confié.

Jugez-vous  négatif le bilan à mi-parcours de ladite commission ?

Si je dis qu’elle n’a pas de bilan, ce sera un peu insolent de ma part. Mais, je  peux dire que le bilan est négatif. S’ils veulent être humbles, les dirigeants de la commission pourront reconnaitre que leur bilan est négatif. Parce que la commission  existe depuis le mois de mai et son président a été investi le 27 septembre 2011. Pour nous qui avons fait l’occident, on sait que quant on a été nommé depuis plus de 3 mois, et qu’on a prêté serment, on doit déjà avoir un plan d’action afin de démontrer qu’on maitrise la tâche pour laquelle on est nommé. Et une fois qu’on a été investi, on met le plan en œuvre.

Mais depuis que le président de la CDVR  a été investi, il n’a rien fait de concret  qui soit à la hauteur des attentes des ivoiriens, pour le retour de la paix, la sérénité dans les villes et villages, pour la réconciliation. En tout cas nous à l’ACSCI nous n’avons rien vu de percutant depuis son investiture. Nous avons plutôt vu le président de la République qui a fait le tour des pays limitrophes pour aller chercher lui-même les refugiés. Nous avons vu le gouvernement  qui a fait un travail colossal pour qu’on retrouve un semblant de paix.  Résultat, nous voyons que la Côte d’ivoire commence à fonctionner, le gouvernement essaie de faire le maximum pour que l’administration puisse fonctionner. Et la sécurité à Abidjan est quasiment bouclée, les abidjanais  vaquent à leurs occupations. Donc, pour la réconciliation, elle n’est plus à Abidjan. La Côte d’Ivoire compte 20 millions d’habitants, dont 5 millions à Abidjan et les 15 autres  millions sont dans les provinces. Mais jusqu’ici la commission ne les a pas encore rencontrés. Qu’est ce qui ne va pas dans cette commission ?

La première sortie du président  Banny, c’était  Attecoubé pour parrainer une manifestation où il a donné 2 millions. Et les dernières sorties qu’il a fait,  c’est quand il a senti que les ivoiriens  en avaient marre de leur inactivité. On l’a vu à Bangolo, tant mieux car c’est ce que nous recherchons.

Ses vice-présidents, quel est leurs rôles ? Quel est leur programme ? Quel est le chronogramme réel de cette commission depuis qu’elle existe ?

Nous avons un retour des villageois, dans les villes de province, ou les gens se plaignent parce que personne ne va vers eux. Voila pourquoi, je dis que la commission ne fait pas son travail et qu’elle à un bilan négatif.

La critique est aisée, mais l’art difficile. N’êtes-vous pas un peu dur envers la commission ?

Je suis dur envers la commission parce que nous recherchons la paix. Les gouvernants  font ce qu’ils ont à faire, et la CDVR doit faire de même. Il faut que la CDVR sorte d’Abidjan pour investir l’intérieur du pays afin de rassurer les pauvres paysans de ce que la guerre est fini et que la paix et la réconciliation sont obligatoires pour tous.

Le processus de réconciliation est entre les mains de M. Banny. Moi je trouve qu’aujourd’hui qu’après la présidence de la République, l’institution la plus importante du pays, c’est la CDVR. Et cette commission là doit avoir un programme, un chronogramme concret pour ramener les ivoiriens à la sérénité et au travail. S’ils ne sont pas en sécurité, si on ne vient pas les rassurés de ce que le gouvernement en place a besoin  du peuple pour fonctionner, la Côte d’Ivoire n’avancera pas.

Je suis conscient  que pour faire fonctionner une institution pareille,  il faut beaucoup de réflexion, mais on ne peut pas réfléchir pendant plus de 6 mois sans rien faire concrètement. Donc, il fallait que nous leader d’opinion, protecteur des droits de la société civile, disions ce que nous pensons du fonctionnement de cette commission. Il faut que la commission se mette au travail, c’est tout ce qu’on lui demande. Il n’ya pas de haine, pas d’animosité contre personne, c’est une vérité que nous disons. Il faut que la commission travaille.

Qu’attendez-vous de la CDVR pour dire qu’elle travaille ?

Quant il y a un conflit, celui qu’on a délégué pour régler  ce conflit va vers les protagonistes. Aujourd’hui, ces protagonistes se trouvent surtout à l’intérieur du pays.

Il faudrait que le président Banny fasse le tour du pays comme un leader politique en campagne électorale. Qu’il aille se présenté à ses populations-là. Et  chaque fois qu’il va dans un chef-lieu de département ou de région, qu’il aille avec les fils de ces régions. En tout cas ceux qui sont présentement au pays et qui ne sont pas poursuivit par la justice ivoirienne.  Il les prend, il va avec eux,  et il se présente aux populations pour leur dire que le conflit qui a eu lieu est terminé et que désormais c’est lui qui doit résoudre ce problème. Cela est très important. Au moins les villageois sentiront que la palabre qui a eu lieu est finie. Mais, en l’état actuel, puisqu’ils ne voient personne, ils ne savent même pas ou vas la Côte d’Ivoire parce que tout le monde n’a pas la télévision et la radio. C’est à M.Banny d’aller dire aux ivoiriens que la guerre est finie.

Il ne doit même pas avoir de repos dans ce pays. C'est-à-dire du lundi  au vendredi, on doit le voir en province, le week-end, il se repose et le lundi il repart. Parce que c’est de ça mission que va dépendre la réussite du mandat du Président Ouattara, ainsi que la réussite de l’organisation dans 5 ans, d’une nouvelle élection  présidentielle dans la paix et la confiance mutuelle. C’est ce travail que faisait Desmond Tutu. Ils ont fait le tour de l’Afrique du sud pour dire aux gens que Desmond Tutu était délégué pour régler les problèmes de réconciliation. Une fois que ça été fait, on a envoyé des sous-commissions pour essayer de les sensibiliser, et on mettait des orateurs connu. Voila ce que le président Banny doit faire.

Pour faire le tour de la Côte d’Ivoire, il faut 2 mois à une autorité politique. En 2 mois on a fait le tour de la Cote d’Ivoire. Une fois qu’il est de retour, de sa tournée, il faut maintenant envoyer les vice-présidents et les fils des régions parcourues pour qu’eux aussi aillent vers les populations au nom de la CDVR pour leur demander  ce qu’ils ont vécu et quelles sont leurs propositions. Ils vont donc recueillir les témoignages des populations ainsi que leurs propositions pour les ramener  à la commission centrale de la CDVR.  Pour  faire ça on a besoin de 3 mois maximum. Et pour ça on n’a pas besoin de milliards. Même si c’est le cas, l’UEMOA lui a déjà donné 2 milliards, il lui revient donc de mettre la pression  pour avoir son argent et faire ce qu’il a à faire.

En plus, l’Etat de Côte d’Ivoire n’est pas à 2 milliards près non plus car il s’agit de la sécurité des ivoiriens, et de la réconciliation qui est l’action la plus importante. Donc, pour les 3 mois à venir, on doit voir le président Banny et son bureau sur le terrain. Mais quand on dit on doit les voir, il faudrait que le président Banny prennent les fils et filles de ces régions pour aller là-bas, parce qu’il faut être clair, et ça pourrait ne pas vous plaire, mais vous ne pouvez pas prendre un Aladjan pour aller parlé aux Lobi dans un village de Bouna, et vice versa. Ce dernier sera obligé de parler en français et il ne sera pas compris. Ils ne vont pas l’écouter. D’où la nécessité d’y joindre des orateurs, les fils de ces régions qu’ils écoutent et  qu’ils respectent. C’est à partir de là qu’ils trouveront des solutions aux problèmes  de ces personnes.

Seriez-vous tenté de convoiter la tâche du président ?

Pourquoi en  Côte d’Ivoire, chaque fois qu’on vous dit la vérité, vous croyez qu’on a besoin du poste de quelqu’un ? C’est un sérieux problème chez nous. On a mis une personnalité respectable à ce poste, un homme assez sage comme M. Banny pour régler le problème. Mais il faudrait qu’il sache se faire entouré.

Je ne cherche pas son poste. Moi j’ai une mission en tant que leader d’opinion de protéger la population ivoirienne, de dire haut ce que la population ivoirienne dit tout bas. Et comme cela fait bientôt 8 mois que nous les regardons sans rien faire, il faut a un moment donné qu’on parle. Donc, je tenais à ce que le président Banny fasse son travail. Parce que tous ceux qui ont été nommés depuis la prise de fonction du président Ouattara font leur boulot.

Le président travail pour remettre l'économie en marche.  Vous voyez Abidjan. Il y a eu la guerre, on a vu des cadavres dans les rues, mais tout été ramassé, on a remis le pays au travail, et des chantiers sont visibles partout. Pourquoi est ce que la commission ne fonctionne pas, qu’il demande de l’argent à l’état ivoirien. Si l’Etat ne veut pas sortir de l’argent, qu’il le dise aux ivoiriens. Ou alors si le gouvernement ne lui donne pas suffisamment de moyens et qu’il n’a pas assez pour faire ses tournées dans les provinces, le problème ivoirien est mondial, il y a des institutions qui sont en place, des fondations qui sont partout dans le monde et qui sont prêtes à donner de l’argent pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. S’il a des difficultés à ce niveau, moi je suis à sa disposition, on va faire ces démarches-là, et il ira faire son travail. Mais en réalité quel est son problème ? Il va nous dire que c’est difficile, que ce n’est pas facile de réconcilier les gens. Oui ça ne sera pas facile de réconcilier des gens en palabre, surtout si vous n’associez pas les personnes qu’ils écoutent dans leurs régions. Bref, je ne cherche pas le poste du président  Banny, sauf qu’on l’attend juste à un résultat qui n’est pas encore tombé. Il faut donc qu’on arrête les discours pour passer à l’action.

Je voudrais, pour terminer, inviter les ivoiriens, surtout les jeunes, à arrêter de cultiver la haine et de tenir des discours de division. Leur indépendance et la dignité dont ils parlent, ils ne pourront l’avoir que dans la paix  et par le travail. Quand on est pauvre et que l’on n’arrive pas à se louer une maison, et qu’on est obligé de vire sous la coupole de quelqu’un, on n’est pas indépendant. Cela est valable pour un individu comme pour un Etat. Donc, il faut qu’on se mette au travail, qu’on se respecte les uns et les autres, qu’on arrête d’attiser la haine contre l’occident, que les étudiants partent à l’école et qu’ils se consacrent à  leurs études et non à des meetings comme ils faisaient et se découpaient à la machette. L’ACSCI voudrait leur dire qu’on est à une période où les choses ont changé et que les ivoiriens doivent s’aimer les un les autres, cultiver la paix, retourné à des valeurs citoyennes et républicaines. Nous, nous sommes là pour participer à la réconciliation de la Côte d’ivoire dans ce sens là tout en nous disant la vérité quant il faut.

Entretien réalisé par H.KPODION

Le quotidien L’INTER

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:05

Seth Guédé Koko, homme d’affaires et consultant diplomatique, est définitivement rentré en Côte d’Ivoire, au terme d’un exil volontaire de trois ans sur les bords de la Seine en France pour apporter sa pierre à l’édification de la nouvelle Côte d’Ivoire. Le fondateur de l’Alliance citoyenne de la société civile ivoirienne (ACSCI), très actif sur Internet pendant la crise postélectorale veut tourner la page de la guerre.

pic 2 interview 27 dec 2011

Vous êtes de retour dans votre pays, la Côte d’Ivoire, après plusieurs années d’exil. Quelles sont les raisons profondes qui vous ont poussé à partir ?

Depuis le début de la crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en 2002, je m’étais impliqué à travers le dialogue. Mais le règlement du conflit a mal tourné et cela m’a obligé à quitter le pays parce que ma vie était menacée. J’avais un accord avec le président Gbagbo, mais cet accord n’a pas été respecté par lui et son entourage. Ma vie était menacée et à un moment donné, je devais quitter la Côte d’Ivoire et je suis allé en France.

Aviez-vous un problème particulier avec le président Gbagbo et son régime ?

Je n’avais pas de problème particulier avec le président Gbagbo lui-même, mais j’avais un problème avec sa façon de travailler. La politique qu’il avait mise en place en Côte d’Ivoire ne cadrait pas avec mes convictions. Je le lui ai fait savoir, mais il n’a pas écouté. J’ai demandé à ce que Laurent Gbagbo soit plus sage dans sa gestion de la Côte d’Ivoire, qu’il soit plus diplomate et plus pragmatique dans la mise en œuvre de son programme. Malheureusement, il n’a jamais voulu travailler correctement, il y avait beaucoup de roublardise dans ses prises de positions. Je pense que la Côte d’Ivoire avait vraiment besoin de mieux que cela.

Pendant trois ans, vous avez été très actif sur Internet, vous avez même été l’un des premiers à réclamer une intervention de la France en Côte d’Ivoire lors de la crise postélectorale. Pourquoi ?

J’ai été très actif parce qu’il fallait que je m’implique dans le retour de la paix en Côte d’Ivoire. J’ai donc créé une organisation, l’Alliance citoyenne de la société civile ivoirienne (ACSCI) pour donner mon avis, en tant que leader d’opinion sur la gestion de la Côte d’Ivoire. Il s’agissait pour moi de donner ma position sur le dialogue direct, d’accompagner les structures en charge du processus de réconciliation et celle chargée de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Concernant l’appel que j’ai lancé aux présidents Sarkozy, Obama et au secrétaire général de l’ONU, le 3 mars 2011, pour qu’ils bombardent les chars de Gbagbo, je ne l’ai pas fait parce que j’en voulais à Laurent Gbagbo. Mais je pense que si cela n’était pas fait, la Côte d’Ivoire serait actuellement encore en guerre, les 20 millions d’habitants vivant sur le territoire allaient payer un tribut plus lourd. Il fallait donc faire un choix et moi j’ai choisi qu’on bombarde les chars d’assaut, les armes lourdes que détenaient M. Gbagbo et le reste de l’armée qui s’opposaient à la légalité.

linteligeantdabidjan_2430.jpgVotre retour avait été annoncé une première fois, mais la date a été repoussée, mais vous avez tenu à être chez vous en Côte d’Ivoire…

Effectivement et je voudrais avant tout remercier le président Ouattara et le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko, qui m’ont permis de rentrer au pays. A l’époque du président Gbagbo, tout le monde m’en voulait, mais le président Ouattara a créé un climat favorable à mon retour. Le ministre de l’Intérieur a fait ce qu’il fallait pour que je puisse rentrer. C’est le lieu pour moi d’inviter tous les Ivoiriens qui sont en exil à rentrer au pays. Ceux qui ne sont pas poursuivis par la justice internationale n’ont pas à avoir peur de rentrer. La Côte d’Ivoire est en chantier et j’ai moi-même fait le constat. Personne n’en veut à ceux qui sont en exil parce que ce sont des Ivoiriens qui ont eu peur à un moment donné. Qu’ils rentrent pour que nous puissions ensemble construire la Côte d’Ivoire et ramener définitivement la paix dans notre pays.

Huit mois après l’investiture du président Ouattara, quelles appréciations faites-vous de son programme d’actions, notamment au niveau de la relance économique, de la sécurité et de la réconciliation nationale ?

Le président Ouattara a effectivement prêté serment et a été investi, le 21 mai 2011. Je suis fier de moi parce que parmi ceux qui côtoyaient Gbagbo, j’ai été l’un des premiers à soutenir le président Alassane Ouattara. Pour nettoyer la Côte d’Ivoire, éloigner les Ivoiriens des maladies engendrées par les déchets toxiques ou les ordures ménagères, pour développer nos infrastructures, on n’avait pas besoin de plusieurs milliards de francs. Laurent Gbagbo avait reçu 5 milliards puis 50 milliards de FCFA de la Banque mondiale, seulement pour ramasser les ordures ménagères. Il n’a pas pu le faire, cet argent a été dilapidé. Le président Ouattara est une personne qui aime son pays et qui fait ce qu’il dit. Il n’est pas du genre à s’asseoir à la télévision pour rouler les gens dans la farine, les embobiner dans une histoire qui ne va les emmener nulle part. Je peux donc dire, à mi-parcours, que son bilan est satisfaisant et il est à encourager. C’est vrai qu’il n’a fait que huit (8) mois au pouvoir et qu’il y a beaucoup de choses à faire. La Côte d’ivoire sort d’une crise, il y a encore des Ivoiriens qui souffrent, mais les efforts du président Ouattara sont à encourager.

Le Chef de l’Etat a mis en place la CDVR dirigée par le Premier ministre Banny, mais d’aucuns disent qu’il n’est pas l’homme de la situation. Etes-vous de cet avis ?
M. Banny est une personnalité que je respecte et il peut apporter beaucoup à la Côte d’Ivoire. Mais tout dépend de la manière dont il se fait entourer et tout dépendra aussi de sa volonté à réussir la mission qui lui a été confiée. Il a été nommé par le Chef de l’Etat. Il lui appartient de faire mieux que ce que le Chef de l’Etat lui a demandé de faire. S’il a l’amour de la Côte d’Ivoire et qu’il veut que les Ivoiriens se réconcilient, c’est à lui de démontrer à tous les sceptiques, qu’il est capable de réaliser ce rêve, qui est le pilier de la réussite du pouvoir de M. Ouattara. Si le processus de réconciliation échoue, Banny aura échoué, mais c’est la Côte d’Ivoire qui aura échoué. Pour l’heure, je pense que Banny est l’homme de la situation, mais c’est à lui de le démontrer et j’aurai l’occasion très bientôt de faire des propositions dans ce sens.

L’un des faits majeurs de l’actualité, c’est le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale, à La Haye. Quels commentaires cela vous inspire ?

Je suis pour l’impunité. Quand on a dirigé ce pays et qu’on s’est rendu coupable de ce que vous savez, il est nécessaire que la justice intervienne. Il y a eu des morts en Côte d’Ivoire, ceux qui étaient autour de Gbagbo, de Ouattara ou de l’ex-rébellion et qui sont fautifs, doivent être poursuivis et punis. Il n’y a que de cette façon que les Ivoiriens comprendront qu’un pays doit fonctionner sur la justice. M. Ocampo dit qu’il sera impartial, nous attendons de voir.

La question de la sécurité préoccupe plus d’un Ivoirien, avec la violence constatée dans certaines localités. Que pensez-vous du comportement des FRCI ?
C’est effectivement un point assez sensible parce que la Côte d’Ivoire n’a pas une armée solidaire et totalement unifiée. La sécurité est encore fragile. A preuve, en l’espace d’une semaine, on dénombre près de dix (10) morts, résultat d’un conflit entre les FRCI et les populations, or les FRCI sont venues pour protéger les populations. Les FRCI sont des Ivoiriens censés protéger d’autres Ivoiriens, donc je condamne fermement leur comportement actuel et j’espère que le président de la République tapera encore plus sur la table pour que l’intérieur du pays soit sécurisé. Les populations ne sont pas encore à l’aise à l’intérieur du pays et je souhaite que le travail de sécurisation de l’ensemble du territoire soit fait, parce que les FRCI, avec le comportement qu’ils adoptent en ce moment, sont en train de ternir l’image du président Ouattara.

Que pensez-vous du taux de participation aux élections législatives du 11 décembre dernier?
Le taux de participation aux législatives est négatif, mais cela s’explique par le fait que les populations ont encore peur et dans ces conditions, elles ne peuvent pas sortir. Mais je félicite le Chef de l’Etat pour avoir maintenu la date du 11 décembre 2011 pour la tenue de ces élections législatives. On a organisé l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 après quatre reports et cela a donné le résultat que nous avons connu, parce que reporter des élections ne fait que prolonger les souffrances des populations. Le président Ouattara a décidé de maintenir la date, contrairement au souhait de certains, mais peu importe le nombre de personnes qui se sont déplacées pour voter. Il fallait doter la Côte d’Ivoire d’un parlement, qu’il se mette au travail pour reconstruire la Côte d’Ivoire.


Vous êtes rentré pour apporter votre contribution pour la reconstruction et la relance économique de la Côte d’Ivoire, comment entrevoyez-vous cette contribution ?
Je suis avant tout un homme d’affaires. J’investissais en Europe, j’ai l’intention d’investir en Côte d’Ivoire. Pour ce qui est de ma contribution au plan politique et diplomatique, il appartient aux autorités actuelles de décider. Mais je suis partant pour que l’économie ivoirienne reprenne.
Réalisé par Olivier Dion

L'intelligent d'Abidjan

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:05

Avant son départ imminent pour la Côte d’Ivoire, Seth koko a rencontré le bureau ACSCI France le samedi 12/11/11 à Paris 16e ·

seth-koko-acsci-5.jpgseth-koko-acsci-4.jpgseth-koko-acsci-3.jpgseth-koko-acsci-6.jpgseth-koko-acsci2.jpg

seth-koko-acsci-9.jpgseth-koko-acsci-7.jpgseth-koko-acsci-8.jpgacsci COTEDIVOIRE

Une réunion de L’ACSCI s’est tenue le samedi 12 novembre 2011 à 16h  dans le 16e arrondissement de Paris, avenue René Boylesve.
Etaient présents les membres du bureau de l’ACSCI-France. La réunion a démarré par un mot de bienvenue aux nouveaux participants et un remerciement à tous les membres.

Dans son exposé, M. Seth Koko, fondateur de l’association a rappelé la nécessité de redynamiser le bureau-France. Les participants ont parcouru ensemble le document portant sur la présentation de l’ACSCI. Ce document rappelle l’objectif général qui est de jouer un rôle de baromètre dans la vie politique en Afrique et plus particulièrement en Côte d’ivoire afin d’inculquer les valeurs citoyennes aux populations.

Il a aussi expliqué les objectifs spécifiques qui sont assez diversifiés et proposer des moyens d’actions dans le court et moyen terme.

M. Seth Koko a annoncé son retour très prochainement en Côte-d’Ivoire.

Dès son retour il compte  travailler avec le bureau l’ACSCI en Côte d’ivoire ; il a ajouté que c’est sur le terrain que l’on retrouve les réalités de la population ivoirienne et les vrais problèmes. C’est donc à l’issu de ces séances de travail qu’un plan d’action concret sera diffusé, et qui servira de feuille de route à toutes les autres représentations  (France, Russie, Hongrie etc.)

Mr Jean-Martial Djédjé, qui était présent à cette réunion pour la première fois a été présenté au bureau de France, comme porte-parole du fondateur. Prenant la parole, M. Djédjé a promis de soutenir les actions de l’ACSCI et d’aider M. Seth Koko dans ses tâches avenir.

La réunion a été levée à 18h suivie d’une séance photo avec tous les membres présents.

Pour l’ACSCI –France,

La secrétaire générale  

Claudine VEBAMBA

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:53

(Communiqué) 

seth koko bur13L’heure est à la réconciliation, à la paix, et au travail des ivoiriens.

Après son investiture, le Chef de l'état ivoirien M. Alassane Ouattara a demandé à tous les fils et filles de la Côte d'Ivoire de rentrer au pays, afin de participer à la réconciliation et à  la reconstruction de la nation.

Répondant à  l’appel du Président de la République,

Nous avons le plaisir de vous annoncer le retour d’exil, le samedi 26 novembre 2011 à 18h10, de M. Seth KOKO, Consultant Diplomatique, auteur du projet du Dialogue Direct Inter-ivoirien,  fondateur de l’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne (ACSCI).

seth-koko-acsci-4.jpgCela fait 3 ans qu’il vit en exil en France, pendant lequel Seth Koko a réclamé la paternité du Dialogue Direct Inter-ivoirien à l'ex président Laurent Gbagbo.

Le règlement de ce conflit a été confié à des médiateurs de haut niveau de la crise ivoirienne que sont : Les présidents Nicolas Sarkozy de la France, Blaise Compaoré du Burkina Faso et le Secrétaire Général de l'ONU M. Ban Ki-moon.

Seth Koko a développé avec des intellectuels, un réseau de réflexion sur la politique ivoirienne, à travers l'ACSCI, créée depuis la France, et a prit une part active dans le débat politique ivoirien de ces 2 dernières années.

seth-ambassade.JPGAujourd’hui il s’inscrit dans la ligne de conduite du nouveau chef de l'état ivoirien, M. Alassane Ouattara. L’une des missions qui lui tient à cœur, porte sur la sensibilisation des populations pour le retour aux valeurs citoyennes et républicaines. L’autre mission importante qu’il s’est donné, concerne la sensibilisation de ses parents à la réconciliation nationale. Notamment les  populations des régions du sud-ouest qui ont été fortement dressées contre  l’action du président Ouattara durant c’est 10 dernières années par M. Laurent Gbagbo.

 

seth-koko-3.JPGSeth KOKO a été l’un des ivoiriens "parent Bêté" du président déchu à demander ouvertement le 3 avril dernier à l'ONU et au président Nicolas Sarkozy, de faire détruire les armes lourdes ainsi que la résidence de Laurent Gbagbo, afin de mettre fin aux souffrances du peuple ivoirien.

Afin de préciser les actions qu’il compte entreprendre en Côte d’Ivoire et se prononcer sur l’actualité politique du moment, il donnera une conférence de presse le vendredi 2 décembre à Abidjan.

Les chargés de communication,
Nour Balagré, pour l’international : 00 (33) 627 235 524

Tidiane DIABY, pour la Côte d’Ivoire : 00 (225) 55419392
www.sethkoko-blog.com

http://sethkokocotedivoire.over-blog.com

http://sethkokofrance.over-blog.com

http://sethkokorussie.over-blog.org

http://sethkokohongrie.over-blog.org

http://www.ambassadorinvestis.com 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 12:32

acsci COTEDIVOIREChers concitoyens,

Vous avez été nombreux à vous inscrire via Facebook et via les sites de l’ACSCI, dans le but de devenir membre actif de notre association de défense des droits de la société civile. Nous vous informons du lancement de la campagne d’organisation de notre réseau local (Côte d’Ivoire), à compter du 3 octobre 2011.

Afin de procéder à votre inscription définitive, nous vous invitons à prendre contact avec M. Tidiane Diaby ou Roger Zako au 55 41 93 92

NB Cette campagne consiste à installer un bureau provisoire avant le retour au pays du fondateur de l’Association, M. Seth KOKO. Le bureau sera composé :

 D’un Secrétaire Général :                              

           D’un Secrétaire Général Adjoint :                 

           D’un Trésorier Général :                                

           D’une Commission Sociale et Culture :          

           D’une Commission Projet et Développement :

           D’une Commission Politique et Communication :

 D’une Commission Sécurité

 Des 10  Responsables communaux d’Abidjan

Pour le comité  central

P/O

Tidiane Diaby


 

L’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne : Quel rôle dans la nouvelle Côte d’Ivoire) ? Par Seth KOKO

CRITIQUES – PROPOSITIONS – REALISATIONS

En ce 21ème siècle où tous les Etats africains doivent se hisser au niveau des pays du nord, nous constatons que certains de nos Chefs d'Etats traînent encore les pieds et retardent le développement de notre continent qui dispose pourtant de toutes les qualités requises pour affronter les défis du millénaire.
En cela, la Côte d'Ivoire, locomotive des Etats de l'Afrique de l'Ouest doit renouer avec son développement économique et social. La Côte d'Ivoire se doit de donner l'exemple.

Cela fait 10 ans que le développement économique et social est en veilleuse. Devant ce constat, nous, jeunes africains de la nouvelle génération, devons-nous unir pour permettre à la Côte d'Ivoire de sortir de la crise mais aussi l'aider à renouer avec la démocratie et la justice afin qu'elle reprenne sa place dans le concert des nations leader en Afrique et dans le monde.

A ce jour notre objectif est de surveiller et de dénoncer la mauvaise gouvernance, et d’inculquer les valeurs citoyennes aux ivoiriens. C'est à forces de volonté et de sacrifice que nous rendrons aux Ivoiriens une nation digne de ce nom, digne du peuple Ivoirien, et que nous bâtirons une Côte d'Ivoire à leur image, à leur mérite.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 13:39

nouveau logo RTIPartager sa vision managériale avec les agents afin que la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) redore son blason pour affronter les nouveaux défis de qualité qui doivent la hisser au diapason des médias internationaux. Voilà l'objectif de la rencontre entre Lazare Aka Sayé (DG de la RTI) et l'ensemble du personnel hier au stade de la Haute Fréquence à la maison de la télévision à Cocody. Pour un exercice de catharsis, c'en était un. Comme à l'Agora, dans la Grèce antique, ou sous "l'arbre à palabres" en Afrique, la parole était libérée. Du rôle et missions de la RTI, aux perspectives en passant par les moyens humains et techniques, tout a été passé au crible. Faisant l'état des lieux, Lazare Aka Sayé a dressé un bilan financier des plus sombres qui soit. « La situation financière est loin d'être reluisante : la société accuse à ce jour une perte de plus de 9 milliards de Francs CFA », a-t-il expliqué à ses collaborateurs. A cela s'ajoutent « 4 milliards de créances dont plus de la moitié sont considérées comme des créances douteuses, donc irrécupérables.» Toujours au sujet de la trésorerie, « la seule source de revenue reste la redevance CIE qui ne peut répondre aux besoins de la RTI.» En plus de cette situation pécuniaire désastreuse de ce outil à capitaux publics, le premier responsable de la télé et de la radio a partagé sa vision managériale de l'entreprise à court, moyen et long terme. Selon lui, il urge de faire la promotion du « professionnalisme dans toute sa noblesse » en s'appuyant sur des valeurs d'assiduité, de ponctualité, de rigueur, de compétence. Dans le cas échéant, « ce sera le chômage collectif qui guette tout le monde.» En appelant les uns et les autres à donner le meilleur d'eux- même au travail et « à abandonner l'esprit de clans » qui ne favorise pas un climat social sain au sain, le DG veut que la RTI sorte du « coma profond » dans lequel il se trouve. Justement, au sujet de la cohésion, de la mobilisation, de la courtoisie entre les travailleurs, que ce soit le DG, les responsables syndicaux et autres travailleurs, tous reconnaissent que les valeurs du bon vivre en entreprise ont foutu le camp de "la maison bleue".
La question de la maîtrise des ressources humaines, la libéralisation de l'espace audiovisuel, le profil de carrière, le glissement catégoriel, tout a été évoqué. Pour débattre en profondeur de toutes ces questions, les responsables de la RTI et des experts sont en "séance de recadrage éditoriale" à Brand Bassam à compter de ce matin jusqu'à demain.
La RTI qui veut se hisser au diapason des chaines internationales s'active pour ne pas rater le coche.
Jean- Antoine Doudou

Le Patriote

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 15:12

acsci COTEDIVOIREChers concitoyens,

Vous avez été nombreux à vous inscrire via Facebook et via les sites de l’ACSCI, dans le but de devenir membre actif de notre association de défense des droits de la société civile. Nous vous informons du lancement de la campagne d’organisation de notre réseau local (Côte d’Ivoire), à compter du 3 octobre 2011.

Afin de procéder à votre inscription définitive, nous vous invitons à prendre contact avec M. Tidiane Diaby ou Roger Zako au 55 41 93 92

NB Cette campagne consiste à installer un bureau provisoire avant le retour au pays du fondateur de l’Association, M. Seth KOKO. Le bureau sera composé :

 D’un Secrétaire Général :                              

           D’un Secrétaire Général Adjoint :                 

           D’un Trésorier Général :                                

           D’une Commission Sociale et Culture :          

           D’une Commission Projet et Développement :

           D’une Commission Politique et Communication :

 D’une Commission Sécurité

 Des 10  Responsables communaux d’Abidjan

Pour le comité  central

P/O

Tidiane Diaby


 

L’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne : Quel rôle dans la nouvelle Côte d’Ivoire) ? Par Seth KOKO

CRITIQUES – PROPOSITIONS – REALISATIONS

En ce 21ème siècle où tous les Etats africains doivent se hisser au niveau des pays du nord, nous constatons que certains de nos Chefs d'Etats traînent encore les pieds et retardent le développement de notre continent qui dispose pourtant de toutes les qualités requises pour affronter les défis du millénaire.
En cela, la Côte d'Ivoire, locomotive des Etats de l'Afrique de l'Ouest doit renouer avec son développement économique et social. La Côte d'Ivoire se doit de donner l'exemple.

Cela fait 10 ans que le développement économique et social est en veilleuse. Devant ce constat, nous, jeunes africains de la nouvelle génération, devons-nous unir pour permettre à la Côte d'Ivoire de sortir de la crise mais aussi l'aider à renouer avec la démocratie et la justice afin qu'elle reprenne sa place dans le concert des nations leader en Afrique et dans le monde.

A ce jour notre objectif est de surveiller et de dénoncer la mauvaise gouvernance, et d’inculquer les valeurs citoyennes aux ivoiriens. C'est à forces de volonté et de sacrifice que nous rendrons aux Ivoiriens une nation digne de ce nom, digne du peuple Ivoirien, et que nous bâtirons une Côte d'Ivoire à leur image, à leur mérite.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:44

acsci COTEDIVOIREChers concitoyens,

Vous avez été nombreux à vous inscrire via Facebook et via les sites de l’ACSCI, dans le but de devenir membre actif de notre association de défense des droits de la société civile. Nous vous informons du lancement de la campagne d’organisation de notre réseau local (Côte d’Ivoire), à compter du 3 octobre 2011.

Afin de procéder à votre inscription définitive, nous vous invitons à prendre contact avec M. Tidiane Diaby ou Roger Zako au 55 41 93 92

NB Cette campagne consiste à installer un bureau provisoire avant le retour au pays du fondateur de l’Association, M. Seth KOKO. Le bureau sera composé :

 D’un Secrétaire Général :                              

           D’un Secrétaire Général Adjoint :                 

           D’un Trésorier Général :                                

           D’une Commission Sociale et Culture :          

           D’une Commission Projet et Développement :

           D’une Commission Politique et Communication :

 D’une Commission Sécurité

 Des 10  Responsables communaux d’Abidjan

Pour le comité  central

P/O

Tidiane Diaby


 

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CRITIQUES – PROPOSITIONS – REALISATIONS

En ce 21ème siècle où tous les Etats africains doivent se hisser au niveau des pays du nord, nous constatons que certains de nos Chefs d'Etats traînent encore les pieds et retardent le développement de notre continent qui dispose pourtant de toutes les qualités requises pour affronter les défis du millénaire.
En cela, la Côte d'Ivoire, locomotive des Etats de l'Afrique de l'Ouest doit renouer avec son développement économique et social. La Côte d'Ivoire se doit de donner l'exemple.

Cela fait 10 ans que le développement économique et social est en veilleuse. Devant ce constat, nous, jeunes africains de la nouvelle génération, devons-nous unir pour permettre à la Côte d'Ivoire de sortir de la crise mais aussi l'aider à renouer avec la démocratie et la justice afin qu'elle reprenne sa place dans le concert des nations leader en Afrique et dans le monde.

A ce jour notre objectif est de surveiller et de dénoncer la mauvaise gouvernance, et d’inculquer les valeurs citoyennes aux ivoiriens. C'est à forces de volonté et de sacrifice que nous rendrons aux Ivoiriens une nation digne de ce nom, digne du peuple Ivoirien, et que nous bâtirons une Côte d'Ivoire à leur image, à leur mérite.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:37

marie anne 2

Le comité central de l’ACSCI informe tous les membres actifs de l’association que Mme Marie-Anne NGUESSAN est nommée au poste de trésorier du bureau de France. Elle occupera ce poste pour une période de 12 mois à compter du 1 août 2011.

Mme NGUESSAN est titulaire d’un BEP comptabilité.

acsci COTEDIVOIRE

Fait à Paris le 1 août 2011

Le Fondateur

Seth KOKO

La dernière analyse de l'ACSCI


 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:19

seth koko bur 14Bonjour Ivoiriens, ivoiriennes, chers amis de la côte d’ivoire,

C’est avec une grande fierté que nous venons faire le point sur la situation sociale et politique de notre pays depuis le 5 mai 2011, date de notre dernière analyse.

Après la grande crise qui a duré 10 ans, et la récente crise meurtrière post-électorale, qui elle, en 4 mois a déstructurée l’appareil de l’état ; Il nous était difficile de croire que notre administration pouvait reprendre son fonctionnement aussi rapidement. Cela témoigne de la volonté du nouveau président de la République et son gouvernement à reconstruire le pays et à redonner espoir et confiance aux populations ivoiriennes.

Après son investiture le 21 mai dernier, nous ACSCI constatons que le  nouveau président s’est aussitôt mis au travail : Abidjan ayant retrouvé un calme quasi normal, cela a permis une reprise rapide des activités économiques. Par la suite, des exemples de rigueur et de bonne gouvernance économique ont été donnés par le chef de l’état lui-même.

 

acsci COTEDIVOIREAu plan diplomatique, nous constatons que notre pays a renoué avec une diplomatie respectueuse des règles internationales de gouvernance ; les investisseurs et les bailleurs de fond rassurés, reviennent progressivement dans notre pays  en toute sérénité.

 

Au plan sanitaire, la ville d’Abidjan qui était l’une des capitales les plus insalubres de la sous région refait sa toilette ; et ceci avec le minimum de moyens dont disposent les ministères affectés à cette tâche. C’est donc le lieu d’adresser nos félicitions à ces ministères.

   

Par ailleurs nous indiquons que le processus de déguerpissement des commerçants qui est en cours et qui se poursuivra dans les villes de l'intérieur, crée sans équivoque des personnes sans emploi. Il serait donc judicieux que les ministères de tutelles réfléchissent sur la possibilité d’un  encadrement, ou d’une orientation de ces chômeurs vers des activités modernisées et réglementées…Par exemple que le Ministère de la salubrité propose des endroits adéquats à ceux qui ont perdu leurs lieux de commerce.

 

Au plan de l’emploi, le gouvernement est à pied d’œuvre afin de relancer l’emploi. Nous constatons également une volonté de la diaspora ivoirienne à rentrer au pays afin de faire partie des premiers investisseurs de l’après crise. Pour cela, l’ACSCI suggère au ministère des affaires étrangères de créer une cellule dans nos ambassades pour examiner les projets associatifs ou individuels. Cette cellule pourra orienter, soutenir et encourager le retour au pays, et la création de nouveaux emplois.

 

Au plan sécuritaire, nous constatons une amélioration significative dans les grandes villes telles que : Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo, Odienné, San-Pedro. Il faut aussi noter que les arrestations arbitraires que subissaient les populations abidjanaises ont considérablement diminuées, mais il reste encore un effort à consentir.

 

Ceci dit, pendant que les autorités militaires et de la sécurité civile nous rassurent  sur le retour au service de plus de 95% des agents de la gendarmerie et de la police, nous constatons qu’il y a encore des éléments des soldats des FRCI, stationnés dans des villes de l'intérieur, qui utilisent une nouvelle forme de racket et autres violations graves sur les populations.

 

C’est pourquoi nous demandons à Monsieur le président de la République d’accélérer son programme de sécurisation des populations.

 

Sur cette question, nous notons que des villages de l’ouest, du sud-ouest, du centre-est, subissent encore des braquages et des cambriolages les nuits. Nous avons été saisi à plusieurs reprises par des chefs de villages de Soubré, Divo, Lakota, Issia, Daloa Gagnoa, Bouaflé, Adzopé, Ouaragahio, Agnibelekrou, Guiberoua, Gueyo, Bongouanou , Sassandra, etc.

C’est donc l'occasion pour nous d'attirer l’attention de  Monsieur,  le premier ministre, ministre de la défense, ainsi que Monsieur le ministre  de l’intérieur, que les ivoiriens ne sont toujours pas en sécurité dans certaines villes et villages de l'intérieur. Ils sont livrés à eux-mêmes, ou avec des soldats peu scrupuleux,  qui au lieu de les protéger, exercent sur eux des violences et les spolient de leurs biens sous la menace d'armes. Notez que nous sommes à votre disposition afin de vous fournir les preuves et les témoignages dont nous disposons.

Nous insistons sur le fait,  que si la sécurité est revenue dans les grandes villes citées plus haut, ce n’est pas le cas dans certaines villes et villages de l'intérieur du pays.

 

Nous avons aussi été avisés de vols de voitures : parfois, de grosses cylindrées arrachées à leurs propriétaires qui ont subi des changements de plaques d’immatriculations dont les nouveaux acquéreurs circulent en toute impunité dans le pays. C’est pourquoi nous demandons à monsieur le ministre en charge de la sécurité de procéder à des investigations afin de restituer ces voitures volées à leurs propriétaires.

 

A monsieur le premier ministre, nous demandons d’accélérer le processus de d’encasernement des soldats des FRCI qui sont déployés sur l’étendue du territoire, afin de les remplacer par la gendarmerie et la police.

Il faut aussi noter que lorsque nous approchons ces soldats, ils prétextent qu’ils ne reçoivent aucun salaire de la part de l’état. Nous ne pouvons croire à cela  car le contraire ne contribuerait pas au bon fonctionnement de notre système sécuritaire, et encore moins au respect et à l'application des décisions gouvernementales par ces soldats.

 

Au plan de la santé, Nous sommes heureux que nos concitoyens puissent bénéficier de la prise en charge totale des frais dans les hôpitaux. Cependant nous informons le ministère de la santé que non seulement les médicaments manquent dans les hôpitaux, mais nombreux sont ceux qui n’en bénéficient pas à l'intérieur du pays.

 

Enfin, nous réitérons notre admiration ainsi que notre soutien à l’action de notre gouvernement qui œuvre pour un avenir radieux de nos concitoyens.  Il convient de dire que le pouvoir du président de la République M. Alassane Ouattara nous rassure. Sur le plan économique et diplomatique, le résultat est globalement satisfaisant. Notre pays sort d’une grave crise et nous en sommes conscients.

Dieu bénisse la cote d’ivoire.

Pour l’Alliance de la Société Civile Ivoirienne,

Le Fondateur

Seth KOKO

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