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  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:19

AllyABIDJAN, Les premiers soldats de la force
ouest-africaine pourraient arriver dès "dimanche" au Mali, où l`armée malienne
a lancé avec le soutien de la France une offensive contre les islamistes, a
déclaré samedi à l`AFP le ministre ivoirien l`intégration africaine, Ally
Coulibaly.
"Ca s`accélère, dès dimanche les premiers éléments de la force de la
Mission internationale de soutien (MISMA) pourraient être aux côtés des
troupes maliennes" a déclaré M. Coulibaly, dont le pays assure la présidence
de la Communauté des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao).
Le président de la Cédéao, le chef d`Etat ivoirien Alassane Ouattara, a
autorisé vendredi l`envoi immédiat de troupes au Mali, pour épauler l`armée
malienne dans son offensive contre les islamistes.
M. Ouattara, en visite en Allemagne "suit de prêt la situation, en contact
permanent avec ses pairs ouest-africains et les autorités françaises", a-t-il
souligné.
Selon lui, l`objectif de la MISMA est la reconquête du nord Mali occupé
depuis neuf mois par les islamistes proches d`Al-Qaïda.
"On ne relâche pas la pression, c`est la reconquête du nord Mali qui vient
de commencer", a poursuivi le ministre ivoirien, rejetant toute d`idée
d`"improvisation".
"La semaine dernière les noms des commandants en charge de la force
ouest-africaine, étaient connus, il s`agit d`un Nigérian ayant en second un
Nigérien. Il reste à faire valider par les chefs d`Etat", a ajouté M.
Coulibaly.
Le Conseil de sécurité de l`ONU a approuvé la création d`une force de 3.300
soldats ouest-africains avec un soutien logistique occidental qui doit encore
être déployée.
Le Burkina Faso a annoncé officiellement le déploiement d`un bataillon de
"500 hommes" au Mali, pour aider l`armée malienne à défendre l`intégrité de
son territoire national conformément à la résolution 2085 du Conseil de
sécurité" des Nations unies.
Le Niger a également envoyé un bataillon de 500 soldats, selon une source
officielle.
L`offensive islamiste au Mali a suscité des craintes de voir ce pays
transformé en sanctuaire pour des groupes islamistes proches d`al-Qaïda, qui
occupent le Nord depuis neuf mois, créant ainsi une menace pour la région et
l`Europe.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:15

Comment Ansar Dine, mouvement islamiste armé appuyé par Aqmi a pris le dessus sur les rebelles touareg indépendantistes.

Mise à jour du 5 avril 2012: Le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte malienne, a appelé les Occidentaux à intervenir militairement dans le nord du Mali, contre les groupes islamistes armés, dans un entretien publié le 5 avril dans les quotidiens français Libération et le Monde.

Trois jours! 72 heures! C’est le temps que rebelles touareg, groupes de trafiquants, milices locales et jihadistes du Sahel, ont mis pour détacher de la carte du Mali, ses trois régions septentrionales.

La superficie de ces trois régions est une fois et demie supérieure à celle de la France. Les choses sont allées très vite.

22 mars 2012, coup d’état à Bamako. Une junte composée essentiellement des «deux, trois barrettes» c'est-à-dire de lieutenants et de capitaines de l’armée malienne, prend le pouvoir.

Les institutions sont dissoutes. Du coup, la situation se dégrade au nord du Mali.

De la rébellion à la découverte de foi

Un homme attendait secrètement son heure. Cet homme ne fait pas la une des journaux. Il ne fait jamais le tour des plateaux télé. C’est un homme de l’ombre. Il s’appelle Iyad Ag Ghaly.

La cinquantaine, plutôt court de taille, Iyad Ag Ghaly est touareg de la tribu des Iforas, de la fraction des Irayakane. Il est originaire de la région nord-est du Mali. La région de Kidal. Sa vie est un roman. Il est avant tout un chef de guerre. C’est lui qui a le premier déclenché la rébellion touareg des années 90. C’est encore lui, le premier qui a décidé de faire la paix quelques années plus tard.

La France, l’Allemagne (qui lui a même offert un véhicule en 2003), l’Autriche, la Suisse, et bien d’autres pays occidentaux ont tous «supplié» un jour Iyad Ag Ghaly pour qu’il joue aux médiateurs pour faire libérer des mains d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), leur ressortissants pris en otages.

Iyad attendait son heure. Entretemps, il a découvert la foi, comme l’explique l’un des plus grands spécialistes du Sahara, André Bourgeot, professeur émérite.

Il a fait un tour au Pakistan, fréquenté des prêcheurs. Il ne serre plus la main des femmes. Son épouse est voilée. Mais Iyad n’est pas encore un extrémiste. Il est connu pour sa générosité, pour son sens de l’hospitalité.

Les différents groupes de rebelles

Décembre 2011, une nouvelle rébellion touareg se prépare dans le nord du Mali. La tension est perceptible. Une délégation d’élus maliens se rend sur le terrain pour tenter de désamorcer la crise. Plusieurs groupes de Touaregs revenus de Libye, campent dans le désert, prêts à dégainer.

Il y a l’aile militaire du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) qui est le groupe le plus nerveux contre le gouvernement central. Il est composé de militaires touareg et supplétifs de l’armée libyenne, revenus dans leur pays d’origine après la chute du guide de la révolution libyenne. Ils ont des armes qui font d’eux, l’une des armées les mieux équipées du Sahel.

Sur le terrain, l’autre groupe revenu de la Libye est composé de Touaregs loyalistes, qui acceptent d’intégrer le processus de paix, et qui envoie même à Bamako une délégation pour faire allégeance.

Et puis, un tout petit groupe composé de Touaregs de la fraction des Irayakane. Un élu malien qui les avait rencontrés se souvient:

«Ils n’étaient pas nombreux. Il y avait deux colonels, une dizaine d’hommes, mais surtout ils étaient avec Iyad Ag Ghaly».

La rébellion éclate. Le sang de Iyad fait un quart de tour. Il sent le vent tourner. Il peut peut-être enfin réaliser son rêve, l’application de la charia (loi islamique) sur ses terres. Il adopte le profil bas, laisse la communication, les médias au Mouvement national de Libération de l’Azawad, (MNLA), qui déclame ses ambitions indépendantistes.

Le charia plutôt que l'indépendance

Mais sur le terrain, dans la région nord-est du Mali, MNLA et le mouvement Ansar Dine de Iyad Ag Ghaly mènent ensemble des batailles contre l’armée malienne, notamment à Aguelok et à Tessalit. Le MNLA ne reconnaît pas officiellement ces liens sur le terrain.

Fin janvier 2012, des militaires maliens, prisonniers de différents groupes rebelles sont froidement abattus dans le nord-est du Mali. Le MNLA revendique cette attaque qui a débouché sur un massacre. Une ONG française qui travaille avec la municipalité de Aguelok, confirme que djihadistes et MNLA étaient sur le terrain le même jour contre l’armée malienne.

Quelques semaines plus tard, MNLA et le mouvement de Iyad «Ansar Dine» sont sur le même terrain à Tessalit contre l’armée malienne. Le MNLA ne le reconnaît toujours pas. Mais pour des services de renseignements de pays voisin du Mali, il n’y a aucun doute, la passerelle existe. Ansar Dine, laisse dire, l’heure de vérité approche.

Après la prise de Tessalit officiellement par le MNLA, grande réunion de clarification entre le MNLA et Ansar Dine. Iyad prend les devants, et assène:

«Moi, je ne suis pas pour l’indépendance. C’est la charia que je veux pour mon peuple».

La rupture est consommée. Iyad aurait profité pour mettre la main sur les entrepôts de munitions et d’armes du MNLA qui se trouvaient dans la région de Kidal.

Le mouvement islamiste armé Ansar Dine fait sa loi

Acte 2, pour signifier qu’il est désormais le maître absolu dans le nord-est, avant de s’attaquer au nord-ouest du Mali, Ansar Dine montre ses muscles.

Courant mars 2012, le MNLA conduit une équipe du Comité international de la Croix rouge (CICR), à Tessalit pour rendre visite aux populations civiles après la prise de la ville par les rebelles. A l’entrée de la localité, les islamistes armés pointent du nez. Ils malmènent les travailleurs du CIRC, et les renvoient. Le MNLA n’a pas pu moufter. Ansar Dine est désormais en terrain conquis. Le mouvement commence à son tour sa com’.

Dans une vidéo, on voit Iyad Ag Ghaly diriger la prière, passer en revue les troupes. Il veut «une société malienne musulmane», et non l’indépendance. Ansar Dine communique encore, et annonce que bientôt, il attaquera la ville de Kidal. Ce sera une fracture entre les deux mouvements.   

Une dizaine de jours après, la ville de Kidal tombe entre les mains du groupe islamiste armé de Iyad. Le MNLA a compris. Le mouvement indépendantiste plie bagage du nord-est, et se dirige vers le nord, et le nord-ouest.

1er avril, les rebelles du MNLA, avec le feu vert d’une milice locale prennent le contrôle de la ville mythique de Tombouctou. Ansar Dine (serviteurs de Dieu), soutenus par les troupes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique viennent les déloger. Iyad Ag Ghaly le stratège débarque à Tombouctou avec trois des quatre principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique: Abou Zéïd, Mokhtar Ben Mokhtar, et Abou Hamame.

Tout ce groupe se rend rapidement maître des lieux. Le drapeau du MNLA est descendu. Deux drapeaux flottent dans la cours du camp militaire de la ville de Tombouctou: le drapeau du Mali, et celui du groupe islamiste armé «Ansar Dine».

Des barbus de toutes les nationalités

L’histoire s’accélère. Une rencontre a lieu dans la caserne entre les imams des dix quartiers de Tombouctou et les islamistes.

Chacun a ses doléances. Les imams de la ville «souhaitent» que cessent les coups de feu, les scènes de pillages. Les islamistes demandent l’aide des imams pour l’application rapide de la charia à Tombouctou.

Immédiatement après, les islamistes déclenchent une opération de charme dans la cité aux 333 saints: distribution de vivres, arrestation des pillards. Les véhicules volés sont récupérés et rendus aux propriétaires. Succès total!

Mais attention à l’arbre qui cache la forêt. Dura Lex, Sed lex (la loi est dure, mais c'est la loi), et c’est aussi valable pour la charia.

Des bars dancing de Tombouctou sont fermés, cassés. Le propriétaire d’une boîte de nuit est arrêté, son entreprise saccagée. Les hôtels de la ville sont fermés. Plus une seule goutte d’alcool ne coule dans la ville touristique.

«Moi, j’avais un carton d’alcool dans ma cour intérieure. Dès que j’ai vu venir les islamistes, j’ai jeté le carton d’alcool dans mon puits», confie par téléphone, un hôtelier.   

Les «fous de Dieu» ne s’arrêtent pas là. Ils décrètent sur une radio locale: toutes les femmes doivent être voilées. Deux heures après dans la ville, toutes les femmes, toutes les filles étaient voilées.

Dans les quartiers de Tombouctou, les prêches ont commencé. Un instituteur qui a assisté à l’un de ces prêches explique:

«ce sont des gens qui ont de longues barbes. Parmi eux, il y a toutes les nationalités. Il y a des  Béninois, des Togolais, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Gambiens. Ils parlent de Dieu. Pour eux, Dieu est le seul être supérieur au monde. Ils ont distribué des Corans, ils ont demandé de prier, d’éviter des péchés, l’adultère. Ils ont dit que le Coran autorisait de prendre quatre femmes.»

Pas de république à l'ordre du jour

Le 3 avril 2012 vers 15 heures, vers la grande mosquée de Tombouctou, deux voleurs ont été arrêtés. On menace de leur couper la main comme l’exige la charia.

Le même jour à 18H. Alors que la nuit commence par envelopper la ville de Tombouctou, la délégation du Cheikh Iyad Ag Ghaly réuni l’association des jeunes musulmans de Tombouctou.

«Nous ne sommes pas venus pour créer une république. Nous avons déjà une république. Nous sommes venus pour l’islam. Le MNLA parle de république. Ils n’ont qu’à aller créer leur république là où ils veulent. Pas ici, ni ailleurs au Mali. Nous sommes déjà à Kidal, Nous irons après partout au Mali pour répandre l’islam. Partout où c’est nécessaire», affirme un prêcheur nigérian selon un confrère local qui a assisté à l’entretien.

24 heures avant Tombouctou, c’est la ville de Gao (nord) qui a reçu la visite d’une mosaïque de groupe: islamistes, groupes de trafiquants, et MNLA. Le chaos règne dans la localité : banque dynamitée, scènes de pillages indescriptibles, actes de vandalisme, la ville est totalement défigurée.

«Les serviteurs de l’islam», entendent poursuivre leur combat, et tisser leur toile sur tout le territoire malien.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé qui avait il y a quelques semaines souligné «les victoires» du MNLA sur le terrain dans le nord, parle plutôt aujourd’hui de «péril islamiste» dans le nord du Mali. Il n’est jamais trop tard.

Les explications d'Iyad Ag Ghaly ... Lire la suite)))
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:52

Sommet-Abidjan_Mali.jpgNous consacrons ce numéro à la situation que vit le Mali depuis le 22 mars 2012. Situation qui a fait dire au président Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao, que «l’Afrique de l’Ouest ne peut pas abandonner le Mali et les Maliens. Il nous faut adopter une position commune et sans équivoque sur la double crise, politique et militaire qui secoue le Mali…». Il a fait cette recommandation à ses pairs de la Cedeao, le mardi dernier, 27 mars, lors du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernements. 48 heures plus tard, c’est-à-dire le jeudi 29 mars 2012, cinq Chefs d’Etats de la Cedeao se réunissaient à l’aéroport international FHB d’Abidjan, cette fois pour brandir la chicotte à travers des mesures contre la junte au pouvoir au Mali qui traîne les pieds à débarrasser le plancher.

Cette deuxième réunion d’Abidjan, il faut le dire, a été improvisée parce que la délégation conduite par le président Alassane Ouattara, a été empêchée d’atterrir à Bamako par des partisans de la junte. Ceux-ci redoutaient une injonction du président de la Cedeao à qui ils reprochaient d’avoir préalablement indiqué que «…notre position n’est pas négociable». Ce qui pour eux signifiait, vraisemblablement, que la porte à toute négociation était fermée.

«Alors, que venaient-ils chercher chez nous ?», lit-on sur facebook comme justificatif à l’humiliant accueil réservé à la délégation de l’organisation sous-régionale. A la lecture de certaines réactions sur la toile, l’on a la nette impression que cette crise oppose la Cedeao au Mali. Qu’à cela ne tienne, dix mesures drastiques ont été prises au terme de cette dernière réunion à l’encontre du Capitaine putschiste et ses camarades qui ont renversé dans la nuit du 22 mars 2012, le Général Amadou Toumani Touré. De la fermeture des frontières au gel des avoirs, les cinq chefs d’Etat ne se sont pas embarrassés de fioritures.

Ces décisions étaient assorties d’un ultimatum de 72 heures. Mais dans leur élan de tuer le putsch dans l’œuf, à travers un embargo financier et diplomatique, ces Chefs d’Etat ont donné le sentiment d’être pris de panique au point de décider aussi du gel des avoirs des mutins comme s’ils avaient affaire à des milliardaires. Il faut être franc, cette décision n’a aucune pertinence. A l’analyse de l’ensemble des mesures arrêtées pour faire fléchir la junte militaire au Mali, l’on perçoit clairement chez les Chefs d’Etat la crainte d’un danger réel, voire une peur bleue.

Pas seulement pour le Mali et les Maliens, mais pour eux-mêmes. Car, comme le dit ce célèbre proverbe africain, «Quand la case de ton voisin brûle, hâte-toi de l`aider à éteindre le feu afin que celui-ci ne s`attaque à la tienne ». C’est bien pour cette raison qu’Alassane Ouattara et ses pairs ont décidé de frapper très fort afin de décourager tous ceux qui voudraient s’engager sur la voix des coups de force, comme le Capitaine Sanogo et ses camarades qui, d’ailleurs, ont plié l’échine à l’expiration de l’ultimatum de la Cedeao.

Une chose est sûre, si Alassane Ouattara et ses hommes échouaient dans leur élan de rétablir l’ordre constitutionnel au Mali, s’ils ne parvenaient pas à faire rééditer la junte, le cas du Mali ferait très vite école. Car dans le fond, aucun pays de la Cedeao n’est à l’abri d’un coup d’Etat, au regard de la quantité d’armes qui circulent dans cette zone. Prolifération favorisée par les guerres du Libéria, de la Sierra Leone et récemment de la Côte d’Ivoire où selon les spécialistes trois millions d’armes sont encore en circulation. Une vraie poudrière à ciel ouvert!

Il est indiscutable que les effets pervers de cette prolifération d’armes légères restent une réelle menace, voire un danger pour tous les régimes en Afrique de l’Ouest, même si le président Ouattara estime qu’un putsch en Côte d’Ivoire relève du «rêve». Il faut certes trouver une solution rapidement au problème malien, mais la solution durable face aux coups d’Etat, de notre point de vue, est une bataille en règle contre la circulation des armes dans l’espace Cedeao. Si cette guerre est gagnée, il est clair que nos Chefs d’Etat pourront gouverner avec moins de peur au ventre.

Aujourd’hui, tout le monde se bouscule au chevet du Mali, parce que le président de ce pays a été renversé. Alors que depuis plusieurs mois, les populations maliennes meurent en silence sous les balles assassines des Touaregs dans le nord du pays, sans que l’Union africaine ni la Cedeao ne lèvent le petit doigt. Donnant le sentiment que les Chefs d’Etats de la Cedeao n’ont de soucis que pour leur fauteuil et que la seule chose qui peut faire bouger les lignes au sein des organisations africaines, ce sont les coups d’Etat.

Ils ont le mérite de faire retrouver à nos dirigeants un inimaginable élan de solidarité. Mais que l’on ne perde pas de vue la vérité selon laquelle les coups de force n’arrivent pas seuls, ils tirent généralement leur raison des situations politique et militaire mal gérées, des frustrations causées par les nominations ethno-claniques, de la dictature…A bon entendeur, salut !
COULIBALY Vamara

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:10

gala-Fondation-Children-1.JPGLe dîner gala de la Première dame de Côte d’Ivoire le 24 février au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire, visant à recueillir des fonds pour la construction de l’hôpital Mère-enfant de Bingerville, a enregistré la présence de nombreuses stars et personnalités de marque. A ces invités, Dominique Ouattara a expliqué sa volonté de faire des miracles pour les enfants.

Son vœu était de réaliser un dîner gala en Abidjan. Il vient d’être exaucé. Dominique Ouattara, Première dame de Côte d’Ivoire, est parvenue à organiser un somptueux dîner gala de bienfaisance vendredi à la salle du Palais des congrès de l’hôtel Ivoire en présence d’un aréopage de stars nationales, internationales et de personnalités. Au nombre de ces personnalités, le président de la République, Alassane Ouattara et Henriette Konan Bédié.

Ces illustres personnalités n’ont pas voulu se laisser conter cette adorable fête. Et ils n’ont pas eu tort. Parce que mieux qu’un cadre de retrouvailles, c’était une gigantesque cérémonie qui, à terme, devait permettre à la présidente de la Fondation Children of Africa de recueillir des fonds nécessaires à la réalisation d’un de ses projets : la construction d’un hôpital mère-enfant à Bingerville, évalué à 5 milliards 250 millions de Fcfa. La première moitié de cette somme était déjà disponible. Il fallait donc rechercher la seconde moitié. «Ce soir (24 février, Ndlr), je voudrais vous inviter à vous joindre à la Fondation Children of Africa pour réaliser un projet qui me tient particulièrement à cœur. Après avoir sillonné la Côte d’Ivoire pour y apporter les dons de la Fondation, j’ai pu constater que notre pays souffrait cruellement de manque d’une infrastructure sanitaire propre à la mère et à l’enfant. C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser pour la construction d’un hôpital mère-enfant qui je l’espère, changera la vie des femmes et des enfants démunis de Côte d’Ivoire. Nous avons déjà pu acquérir le terrain qui nous a été offert par la population de Bingerville, et à partir d’aujourd’hui (24 février, Ndlr), la Fondation devra réunir les fonds nécessaires à cette construction», a expliqué la première des Ivoiriennes à ses invités. Au-delà, Mme Ouattara a révélé que Children of Africa a contribué à sauver des vies grâce aux campagnes de vaccination contre des maladies graves telles que la fièvre typhoïde et la méningite. Elle a permis à des milliers de femmes d’être plus autonomes et a apporté du bonheur aux enfants avec ses bibliobus et ses arbres de Noël. «Cependant, face aux besoins toujours important des populations, je me dis parfois que nos actions sont une goutte d’eau dans la mer. Mais ensuite, lorsque je vois le sourire sur le visage des enfants, je réalise que chaque petit geste d’amour, peut faire un miracle et changer la vie d’un enfant en situation difficile. Alors pour eux, je veux continuer pour essayer de faire des miracles. Je suis persuadée, qu’ensemble, grâce à vous, nous pourrons y arriver», a soutenu Dominique Ouattara à l’auguste assemblée. Entre défilé de mode majestueusement présenté par les mannequins de Gilles Touré, Angybell, Alain Niava, et les prestations d’artistes (Liz Mc Comb et Magic système), les invités ont adhéré à la vision de Dominique Ouattara et à son projet de construction de cet édifice. En témoigne l’effervescence dans laquelle s’est déroulée la vente aux enchères des objets à eux proposés, sous le marteau du commissaire-priseur Me Nanga Akpa Adèle. Trois articles ont été présentés à l’assistance. A savoir le tableau ‘’Les Signares’’ de Pape Cissé ; La Bague ‘’Jules Verne’’ en Or et Diamant créé par Madonna ; et ‘’Les Eléphants’’ en cristal de roche recouverts de bronze doré et incrustés de turquoises et d’améthystes d’Ira de Fürstenberg.

Si les deux premiers ont été achetés à 12 millions et 80 millions de Fcfa, le dernier, lui, est revenu à 211 millions de Fcfa à M. Diagné, riche homme d’affaires. Une soirée qui aura répondu à toutes les attentes.

Touré YellySo

Souce: L'expression

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:17

Selon l'écrivain béninois Marcus Boni Teiga, en Afrique, beaucoup ont pris l’habitude de vivre au dessus de leurs moyens. Mais cela peut-il encore durer?

«Econome n’est pas Africain» tout comme on dirait «impossible n’est pas Français ou Allemand, etc. ». Mais pourquoi donc les Africains ne sont pas si économes en général? La réponse est à la fois simple et complexe. Les Africains d’aujourd’hui le tiennent certainement de leurs ancêtres. Malgré leur évolution dans un mode de vie plus moderne avec des influences occidentales, cela semble résister à l’épreuve du temps. A telle enseigne qu’on pourrait presque penser qu’il s’agit d’un comportement congénital.

Heureusement, les Africains de la diaspora, notamment ceux vivant en Occident n’ont pas le même type de réflexe en matière de gestion. S’ils ne se comportent pas comme Harpagon, ce personnage de L’Avare, la célèbre pièce de Molière, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils font très attention à leur portefeuille. Moulés dans une autre culture qui a ses codes et que beaucoup d’Africains ont de la peine à comprendre. LIRE LA SUITE)))

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:24

La sécurité aux frontières ivoiriennes, libériennes, guinéennes et sierra-léonaises était au centre d’une réunion de haut niveau à Freetown (Sierra-Léone). Comme acteurs de cette rencontre au sommet, les chefs d’états-majors des armées des pays membres de l’Union du Fleuve Mano. Intéressé au plus haut point par les questions sécuritaires, le patron de l’armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko, a pris une part active à cette réunion. Le chef d’état-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui est rentré, hier, de Sierra-Léone, n’a pas tari d’éloges sur les retombées de cette réunion. « Il s’est agi de rendre opérationnelles les décisions des chefs d’Etat qui ont stipulé qu’il faille développer la paix et la sécurité entre les différents Etats du Fleuve Mano  et également faire en sorte qu’il y ait une intégration économique et sociale dans la sous-région. Les experts ont planché sur les deux grands thèmes. En ce qui concerne l’intégration économique et sociale, beaucoup de recommandations ont été faites. Tout comme, en ce qui concerne la paix et la sécurité, beaucoup de dispositions ont été envisagées », a confié Soumaïla Bakayoko. Il a ajouté que les pistes de solutions à la question sécuritaire, proposées à Freetown, seront bientôt validées par les chefs militaires à Abidjan. « Très prochainement, ces dispositions pourraient être entérinées par les chefs d’états-majors de l’Union qui vont très bientôt se retrouver à Abidjan pour faire en sorte que la sécurité au niveau des frontières soit une réalité, que la libre circulation des personnes et des biens soit également une réalité », a poursuivi le général Bakayoko.

M. D.

Source: Nord-Sud

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 11:19

cfa.jpgFace aux rumeurs de dévaluation imminente du Franc CFA, selon la presse proche de l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo, connectionivoirienne.net demande son avis à l’Ivoirienne Lydie Boka MENE, spécialiste des Finances, Directrice de l’agence d’études de risques Stretegico.fr et membre du Conseil d’administration de l’ONG Plan International.

Bonjour, il y a des rumeurs de dévaluation imminente du FCFA selon une certaine presse en Côte-d’Ivoire, qu’en savez vous madame ?

« Je ne crois pas que ce soit imminent, car l’Euro a beaucoup baissé par rapport au Dollar, ce qui rend les exportations de la zone CFA plus compétitives. En outre, dans la zone CEMAC [Gabon, Congo-Brazza, Cameroun, Tchad, Centrafrique et Guinée Équatoriale], 5 pays sur 6, sont producteurs de pétrole. Ses pays font de bons chiffres et des réserves importantes. Cependant, dans l’UEMOA, la crise ivoirienne a affaibli la zone car la Côte-d’Ivoire représente à elle seule, 38% du PIB de l’UEMOA. Mais si la crise dans la zone Euro persiste et occasionne une sortie de la Grèce, et que la France perd son « triple » AAA (notation des agences), l’Allemagne pourrait faire pression…pour une dévaluation du FCFA. »

Source:Connectionivoirienne.net

Article du à cette rumeur:

http://news.abidjan.net/h/417231.html

ACSCI TV


 

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:35

adobediemadyEn retrait, mais attentif. Si l’ancien chef de l’État n’est plus candidat à rien, il n’a pas renoncé à peser dans le débat public. Son but : assurer, le 11 décembre, un maximum de sièges de députés au Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qu’il dirige toujours.

Un an après sa défaite au premier tour de la présidentielle ivoirienne, Henri Konan Bédié, 77 ans, semble presque soulagé de n’être plus candidat à rien. Son rôle d’aîné, distillant les conseils et recevant les honneurs, lui convient à merveille. Placide, économe en paroles et en gestes, l’ancien chef de l’État, qui nous reçoit dans son appartement du 16e arrondissement de Paris, signifie pourtant clairement qu’il ne se laissera pas dicter le scénario de son retrait progressif de la vie publique.

Rallié à Alassane Ouattara entre les deux tours de l’élection, installé comme lui au Golf Hôtel pendant la crise, le « Sphinx de Daoukro », toujours à la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), se fait discret avant de s’investir dans la préparation du scrutin législatif du 11 décembre. Il travaillera ensuite à la mise sur orbite d’un grand parti regroupant les formations du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Une sorte de retour au PDCI originel qui pourrait lui permettre d’entrer dans l’Histoire comme le réunificateur de la nation après la longue guerre de succession qui l’a opposé aux autres héritiers du père de l’indépendance, Félix Houphouët-Boigny.

Henri Konan Bédié a aussi décidé de se confier à un biographe. Sortie de l’ouvrage prévue en 2014. Bédié soufflera alors ses quatre-vingts bougies et pourra faire valoir son droit à la retraite.

Jeune Afrique : Où étiez-vous le 11 avril, jour de l’arrestation du président déchu, Laurent Gbagbo ?

Henri Konan Bédié : J’étais au Golf Hôtel. Son arrivée a déclenché une clameur. On m’a informé qu’il avait été capturé et j’ai alors ressenti un profond sentiment de soulagement. J’ai ensuite appelé le Premier ministre, Guillaume Soro, pour le féliciter du « travail bien fait ».

L’entourage de Gbagbo est-il responsable de son entêtement durant la crise ?

Je ne crois pas à cette thèse. Laurent Gbagbo était en phase avec son entourage et il était le véritable donneur d’ordres. À ce titre, il devra rendre des comptes pour les milliers de morts et les atrocités commises pendant la crise postélectorale.

Doit-il être jugé en Côte d’Ivoire ?

Il a été inculpé en Côte d’Ivoire pour des crimes économiques. La Cour pénale internationale est aussi en train d’enquêter sur les plaintes déposées par des victimes pour des actes très graves. Or les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les violations des droits de l’homme sont du ressort d’une juridiction internationale. Il n’y a pas d’autre issue. Surtout pour que l’on ne puisse pas parler de justice des vainqueurs.

Qui pourra bénéficier de la loi d’amnistie de 2003 concernant les infractions portant atteinte à la sûreté de l’État ?

Tous ceux qui ont commis des actes mineurs. Ce qui n’est pas le cas des assassins du journaliste Guy-André Kieffer ou de ceux des dirigeants de Sifca [Yves Lambelin et deux de ses collaborateurs, NDLR]. Les crimes de sang ne seront pas amnistiés.

Les avocats de Gbagbo se plaignent de sa détention arbitraire et de ne pas le voir aussi souvent qu’ils le désirent…

C’est de la manipulation. Gbagbo a toujours eu accès à ses défenseurs, à condition que ceux-ci respectent la procédure.

Les Forces nouvelles (FN) sont accusées de crimes dans l’Ouest. Doivent-elles rendre des comptes à la justice ?

Ma position est claire : aucune impunité. Ni pour les Forces nouvelles, ni pour les forces anciennes [l’armée régulière].

Revenons à la présidentielle. Comment avez-vous accueilli votre échec ?

Avec indignation. Le Front populaire ivoirien [parti de Laurent Gbagbo] a organisé une fraude massive dans les régions qui m’étaient favorables. J’ai fait des réclamations, mais la Commission électorale indépendante ne m’a pas suivi. Alors j’ai fait en sorte qu’Alassane Ouattara soit soutenu par tous les partis du RHDP.

N’avez-vous pas manqué de pugnacité dans vos requêtes ?

Il fallait tourner la page pour ne pas bloquer le processus électoral. Après avoir discuté avec Ouattara, nous nous sommes préparés pour la bataille finale. J’ai appelé à voter pour lui, me suis impliqué avec mes cadres dans la mobilisation des électeurs, et me suis même prêté aux campagnes d’affichage, où l’on me voit accompagnant le président, en aîné. En Afrique, les symboles ont toute leur force de persuasion.

Beaucoup doutaient de la solidité de cette alliance…

Gbagbo non plus n’y croyait pas. Mon mot d’ordre a été suivi à plus de 80 %. Pour les Ivoiriens, il s’agissait, ni plus ni moins, de sortir de la dictature.

Avez-vous douté pendant cette crise ?

Défenseur d’une cause juste, je n’ai jamais connu le doute. Il y a eu des moments difficiles, notamment lorsque nos militants et les populations ont été pris pour cibles. J’ai exprimé ma solidarité au président Ouattara en restant à ses côtés au Golf Hôtel, sous la menace des bombes. Et, politiquement, j’ai tout fait pour l’aider ; j’ai notamment demandé à Gbagbo de faire preuve d’élégance en acceptant le verdict des urnes. Très vite, il s’est avéré que seul le recours à la force pourrait débloquer la situation.

Avez-vous pris part à toutes les décisions stratégiques ?

Le président Ouattara m’a consulté à chaque fois que la situation l’exigeait. Nos appartements à l’hôtel étaient l’un en face de l’autre.

La division des pays africains sur le cas ivoirien vous a-t-elle surpris ?

Il fallait s’y attendre. L’unité africaine est toujours difficile à obtenir.

La page étant tournée, quelles sont vos ambitions pour les législatives ?

Avec le redécoupage électoral, l’Assemblée nationale va passer de 235 à 255 sièges. Nous nous organisons pour en obtenir le maximum.

Vous parlez d’aller aux élections en rangs dispersés mais pas opposés. Que voulez-vous dire ? LIRE LA SUITE)))

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:50

sirleafEllen Johnson Sirleaf, 72 ans, qui a reçu vendredi conjointement avec sa compatriote libérienne Leymah Gbowee et la Yémenite Tawakkol Karman le prix Nobel de la Paix, est entrée dans l'Histoire en devenant en 2006 la première présidente élue d'Afrique, à la tête d'un pays sorti de 14 ans de guerres civiles.

Dès son investiture, elle a entrepris une opération de charme auprès des institutions financières internationales qui la connaissent bien: économiste formée à Harvard, cette mère de quatre enfants et grand-mère de huit petits-enfants a travaillé pour l'ONU et la Banque mondiale.

Ministre des Finances des présidents William Tubman et William Tolbert dans les années 1960 et 1980, son objectif est d'effacer la dette et d'attirer les investisseurs pour la reconstruction, ce qu'elle a en partie obtenu.

La lutte contre la corruption et pour de profondes réformes institutionnelles dans la plus vieille République d'Afrique subsaharienne, fondée en 1822 par des esclaves noirs affranchis venus des Etats-Unis, a toujours été au coeur de son action politique.

Ce combat, d'où elle tire son surnom de "Dame de fer", lui a valu d'être envoyée deux fois en prison dans les années 1980 sous le régime de Samuel Doe.

Mais la tâche est ardue, tant le Liberia est gangrené par les scandales de corruption et miné par les profondes déchirures issues des guerres fratricides qui de 1989 à 2003 ont fait quelque 250000 morts.

Le prix Nobel qui vient de lui être décerné confirme la formidable aura dont cette femme, arborant toujours tenues et coiffes traditionnelles africaines, bénéficie à l'étranger. Il constitue un sérieux coup de pouce avant l'élection présidentielle de mardi à laquelle elle est candidate à sa succession.

Dans son pays, on lui reproche de ne pas avoir tenu ses promesses en matière économique et sociale et, surtout, de ne pas s'être suffisamment impliquée en faveur de la réconciliation nationale.

Elle a jusqu'à maintenant ignoré un rapport de la Commission Vérité et Réconciliation datant de 2009 qui la cite comme l'une des personnes ne devant pas occuper de postes officiels pendant 30 ans pour avoir soutenu l'ancien chef de guerre Charles Taylor, président de 1997 à 2003.

Elle a reconnu avoir soutenu au départ la rébellion de Taylor contre le régime de Samuel Doe en 1989, qui plongea le Liberia dans sa première guerre civile, mais est ensuite devenue, à la lumière de l'étendue des crimes de Taylor, une de ses plus farouches adversaires.

Elle avait annoncé juste après la publication de ce rapport qu'elle briguerait un second mandat, bien qu'ayant dit le contraire auparavant.

Pour justifier ce revirement, elle a affirmé qu'elle souhaitait poursuivre son action de reconstruction, car son pays a "encore un long chemin à parcourir", même si elle dit avoir "réussi à remettre sur pied bon nombre d'infrastructures".

La moitié des routes autour de Monrovia ont été refaites, la capitale a retrouvé l'eau courante et plusieurs quartiers l'électricité. Mais le chômage touche 80% de la population, dont une grande partie vit dans l'extrême pauvreté.

Selon Lansana Gberie, analyste spécialiste de l'Afrique de l'Ouest ayant connu Ellen Johnson Sirleaf du temps de son exil à Abidjan, "le problème auquel elle doit faire face", c'est la réconciliation, surtout entre ceux qui n'ont jamais quitté le continent et "l'élite" des descendants d'esclaves revenus fonder le Liberia.

"Il apparaît qu'elle est assez impopulaire dans le pays", dit-il, ajoutant: "sa réélection, que je souhaite, n'est certainement pas assurée".

(Source AFP)

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:37

De grands médias séjournent à Abidjan pour une intense activité professionnelle. A leur nombre la patronne de Tv5 Monde a traduit, la fierté de sa chaîne de contribuer, au rapprochement des Ivoiriens.
tv5-Monde.jpgAlain de Pouzilhac, Pdg de l’Audiovisuel extérieur de France (Aef), Geneviève Goëtzinger, Directrice déléguée de Radio France internationale (Rfi) et Marie-Christine Saragosse, Directrice générale de Tv5 Monde des sommités des médias séjournent sur les bords de la lagune Ebrié. Ces professionnels de l’information mettent le bleu de travail pour l’enregistrement de plusieurs émissions en public. Avant la conférence de presse qu’ils animent ce matin, à l’hôtel Pullman, au Plateau, la Directrice générale de Tv5 Monde, a rencontré le ministre de la Communication, Diakité Coty Souleïmane pour parler de la collaboration entre sa chaîne et la Côte d’Ivoire. «Je suis ici notamment parce que le magazine «Afrique Presse» fête ses dix ans à Abidjan. C’est une décision qui nous tenait à cœur avec Rfi puisque depuis dix ans, la Côte d’Ivoire est un fil rouge dans cette émission et souvent pour des moments douloureux. Et nous avions envie de partager cet anniversaire avec la Côte d’Ivoire, avec les Ivoiriens et de montrer par cette présence que la réconciliation était en marche», a indiqué Marie Christine Saragosse à sa sortie d’audience. Pour la patronne de la chaîne de la francophonie, cette présence est aussi une manière de montrer que «toutes les parties veulent que la Côte d’Ivoire renoue avec son destin». Des questions plus techniques ont également fait l’objet de discussions entre le ministre et sa visiteuse. «Nous avons évoqué l’avenir, des projets de coopération, de formation. Nous avons également parlé de fiction. Vous savez que la Côte d’Ivoire est prolixe en fiction qui sont des succès mondiaux. Nous croyons beaucoup aux créations et aux productions ivoiriennes et nous sommes venu également dire au ministre que nous sommes prêt à renforcer notre coopération dans ce domaine», a-t-elle ajouté. Le tuteur de la presse nationale s’est estimé «satisfait» de la présence des médias internationaux dans le pays. «Cela dénote que la Côte d’Ivoire est redevenue un pays fréquentable (…) et que la presse internationale doit nous accompagner pour que le monde entier sache que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation», a-t-il ajouté. Puis, il a présenté, «au nom du gouvernement, des excuses à Tv5 Monde pour les dommages collatéraux subis au cours de la crise postélectorale». Et il s’est engagé à voir, «avec le président de la République comment rattraper tout cela ». Le ministre Coty a révélé qu’une mission de Cfi, composée de «journalistes de haut niveau» se viendra sous peu en Côte d’Ivoire, pour participer à la formation de journalistes et techniciens locaux et améliorer le plateau technique des médias nationaux. Des engagements corroborés par la patronne de Tv5 Monde qui a dit la volonté de sa chaîne de travailler à être reçue partout dans le pays. «Nous savons qu’aujourd’hui certains Ivoiriens ne peuvent pas nous voir. Ce n’est pas de notre fait et nous essayons de tout faire pour remédier à cette situation et nous rendre accessible au plus grand nombre de téléspectateurs ivoiriens chers à notre cœur», a conclu Marie-Christine Saragosse.
M’Bah Aboubakar

L'expression

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