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  • : ACSCI Côte d'Ivoire
  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:51

OmsLe ministre de la Santé et de la lutte contre le sida, le Pr Thérèse N’dri-Yoman, a visité le chantier de construction de l’Institut national de médecine nucléaire, dans les encablures du Chu de Cocody, le mercredi dernier. Au terme de sa visite, elle a donné les raisons de la naissance de ce centre : «La construction d’un Centre de médecine nucléaire permettra à la Côte d’Ivoire d’affiner ses moyens diagnostiques en ce qui concerne les maladies cancéreuses, le cancer de la thyroïde, le cancer des os et cardio vasculaires tel que l’infarctus du myocarde. Nous n’avons pas beaucoup de chance avec cette affection. Souvent le diagnostic est fait tardivement et nous assistons impuissants aux décès des malades alors qu’on aurait pu les diagnostiquer plutôt et faire des traitements préventifs». En ce qui concerne la date de livraison des bâtiments, le ministre N’dri-Yoman affirme : «Nous espérons que d’ici six mois les bâtiments auront une autre allure». Le Pr Achy Ossey Bertin, initiateur du projet, donne la définition de cette science : «La médecine nucléaire c’est l’utilisation de la radio activité pour chercher certaines maladies et en soigner. La radio activité c’est lorsque le rayon gama est produit par le noyau et c’est parce que ce rayon gama est produit par les noyaux des réactifs que nous utilisons que l’on a donnons le qualificatif de nucléaire à ce type de médecine. Quant le bâtiment sera achevé, la Côte d’Ivoire sera le premier pays subsaharien à se doter d’un tel appareil», a dit le Pr Achy Ossey Bertin.
Foumséké Coulibaly

Le Nouveau Réveil


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:59

mugefci.JPGL’audit annoncé à la Mutuelle Générale des Fonctionnaires et Agents de l’Etat de Côte d’Ivoire (Mugef-Ci) a débuté lundi 30 Avril dernier. Il portera aussi bien aussi sur la gestion de l’ex Pca Joseph Holland N’da que sur celle de ses prédécesseurs. En effet, l’audit va remonter jusqu’en 2005. Cette information est du Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité, Gilbert Kafana Koné. Il l’a livrée hier lors d’une rencontre avec les syndicats des fonctionnaires à son cabinet, au Plateau. Cet audit, pris en charge entièrement par l’Etat, va coûter selon lui, 82 millions FCFA. Les résultats issus du contrôle financier qui seront certainement connus avant la fin de l’année 2012, éclaireront davantage les fonctionnaires sur la gestion de la Mugef-Ci. Le Ministre d’Etat a par ailleurs déploré les charges de cette mutuelle. « Les charges représentaient 45% des cotisations des mutualistes. Alors que selon les textes, ce sont 15% qui sont autorisés. Et pire, plus de 2, milliards FCFA qui devraient êtres affectés aux soins des mutualistes ne le sont pas. Il y aura un nettoyage des charges. Beaucoup de choses ne sont écrites », a indiqué le Ministre d’Etat. Il a relevé que sur les 259 agents de cette structure, seulement 78 sont des fonctionnaires. Soit un tiers de l’effectif des travailleurs. M. Kafana a également affirmé qu’il y aura une confrontation entre les salaires du personnel de la Mugef-Ci et une structure similaire, pour voir s’il y a une conformité ou non. « J’ai appris que des primes de résultats étaient données aux personnels. L’audit va nous révéler tous ces détails. Nous allons mettre fin aux primes farfelues données à la veille des fêtes », a martelé le Premier responsable des Affaires Sociales en Côte d’Ivoire. Il a toutefois rassuré les fonctionnaires que c’est dans leur intérêt que l’Etat a pris la décision de suspendre les instances dirigeantes de la Mugef-Ci. Et désormais, cet outil de solidarité sera confié aux seuls fonctionnaires. « Sa gestion vous sera confiée et vous serez associés à l’élaboration des nouveaux textes ce, en conformité avec l’espace Uemoa », a lancé Kafana Koné aux fonctionnaires. Faisant remarquer que le délai de huit mois donné au comité de gestion provisoire pour le toilettage des textes et l’organisation d’une assemblée générale seront respectés. « Peut-être qu’on pourrait le faire avant cette date », a-t-il indiqué. Koné Kafana a profité de cette rencontre pour clarifier l’appartenance de la Mugef-Ci à l’Etat : « l’Etat n’est pas en dehors de la Mugef-Ci car c’est lui qui prélève les cotisations et les reverse ensuite à la Mutuelle. En tant que telle, l’Etat a obligatoirement un droit de regard sur cet outil de solidarité ». Le Ministre d’Etat a instruit le président du comité de lui faire le point de la situation de la Mugef-Ci d’ici fin Mai. Pour sa part, le Président du Comité de gestion provisoire, Karim Bamba, a précisé qu’il n’est pas président du Conseil d’Administration de cette Mutuelle. « Mon équipe et moi gérons la Mugef-Ci au quotidien. Nous nous réunissons deux fois dans la semaine » a déclaré M. Bamba. La Confédération des Syndicats de la Fonction Publique de Côte d’Ivoire (COSYFOCI), présidée par Tapé Djedjé Apollinaire, a salué la décision du gouvernement. Cette confédération, composée de 40 syndicats des fonctionnaires, issus de 17 Ministères, a plaidé pour sa prise en compte dans l’élaboration des nouveaux textes de la Mutuelle.
Anzoumana Cissé

Le Patriote

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 13:37


PNSSU:Après le district d’Abidjan, la semaine dernière, le Directeur Coordonnateur du Programme National de Santé Scolaire et Universitaire (PNSSU), Dr Karim Kouyaté a visité ce mercredi 25 avril 2012, les infirmeries des grandes écoles de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays.

La visite des sites a commencé par une présentation des civilités aux autorités sanitaires de la région du Bélier en occurrence le Directeur régional puis le Directeur départemental de la santé et de la lutte contre le SIDA.

En effet, l`Institut National Polytechnique Félix Houphouët, le CAFOP supérieur, le lycée scientifique et le médico scolaire 1 de Yamoussoukro ont accueilli Dr Karim Kouyaté qui est allé se rendre compte des réalités des infirmeries de ces écoles.

Il ressort de cette visite que seul l`Institut National Polytechnique Félix Houphouët dispose d’une infirmerie qui respecte les normes. Celles du CAFOP et du lycée scientifique sont en désuétudes et nécessitent une réhabilitation et un équipement.

Les infirmeries de ces écoles souffrent également d’un manque criard de personnel de santé et d’approvisionnement en médicaments.

Après les visites, Dr Kouyaté, a ensuite eu des séances de travail avec les administrateurs de ces écoles dans une ambiance fraternelle.
Le Directeur Coordonnateur du PNSSU s’est engagé à mener un plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires au développement pour résoudre ces problèmes au grand bonheur des bénéficiaires que sont les élèves, les étudiants et les stagiaires.

Depuis sa prise de service le 19 mars 2012, Dr Karim Kouyaté a entrepris des visites de terrain pour apprécier les structures sous tutelle notamment les centres de santé et infirmeries des écoles et universités du pays avec en ligne de mire, la redynamisation du système de santé scolaire et universitaire.

Service de la communication

source: abidjan.net

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:13

Abidjan-Hopital-Abobo.jpgManque de médicaments, kits d’accouchement absents ou incomplet, laboratoires d’analyse défaillant…De la gratuité généralisée à la gratuité ciblée des soins, les mêmes problèmes persistent. Notre enquête.

Il entendait ce jeudi matin comme toujours, regagner son lieu de service situé aux deux plateaux à moto. Malheureusement son programme allait subir une modification au niveau de l’autoroute de Yopougon. Alors que T. Yaya arrivait à vive allure sur son engin à deux roues, un jeune homme sur un vélo apparait brusquement en travers de sa voie. Le choc est inévitable. Dans cet accrochage, Yaya s’en sort avec une fracture au bras gauche. Après plus de 2h d’attente (de 8h30 à 11h) des sapeurs pompiers, son employeur arrivé sur le lieu de l’accident décide de conduire l’infortuné au Chu de Yopougon. Là, on lui apprend que le service des urgences est en réfection et ne reçoit pas de blessés. Touré M. conduit son employé vers le Chu de Cocody où il est reçu aux urgences par un médecin. Mais là, encore un autre souci se présente : aucun des médicaments prescrits ne se trouve à la pharmacie du centre hospitalier. «J’ai été obligé de me rendre dans une pharmacie privée à l’extérieur pour l’achat des médicaments. Il s’agissait d’un perfuseur, d’une intraveineuse, d’une seringue, d’un bi-latex, d’une bande, d’une paire de gants, et d’un bi-lofent injection. Une ordonnance qui finalement m’est revenu à 25.000Fcfa. Et au même moment on nous parle de la prise en charge gratuite des patients aux urgences au moins pendant 48h, dans le cadre de la gratuité ciblée. Finalement on ne comprend plus rien à cette forme de gratuité», se plaint le patron de la victime. Une plainte que partage Mme Koné qui a également fait cet amer constat le 9 mars au dispensaire de williamsville. Alors qu’elle s’y était rendu avec son fils de trois ans qui faisait une fièvre, elle a été déçue de n’avoir pas pu y faire l’examen de la Gousse épaisse qui avait été demandé par le médecin. «Lorsque j’ai été reçue par le médecin, je lui ait expliqué que mon fils faisait la fièvre depuis deux jours. Il m’a demandé quel médicament utilisait l’enfant, et je lui aie dit que c’était l’Efferalgan Sirop. La fièvre baissait pendant un moment et remontait. C’est alors qu’il m’a prescrit une fiche d’analyse comportant les examens suivant : GE (Goutte épaisse, Ndlr) et NFS (Numération formule sanguine)» explique la jeune dame. Mais une fois en salle d’examen, l’infirmière lui fait savoir que les intrants pour la G.E ne sont pas disponibles. «Pour la Nfs, l’infirmière m’explique que le matériel utilisé par ce examen ne donne pas de bons résultats depuis quelques temps. Elle me conseille alors de me rendre à la Fsucom (Formation sanitaire urbaine et communautaire) de williamsville pour ces examens», raconte Mme Koné encore très remontée. Mais là encore, ce n’est pas possible de faire les examens parce que les agents de santé ‘’sont en train de laver le matériel’’. «Je suis donc contrainte de me rendre dans une clinique du quartier où les deux examens me reviennent à 6.000Fcfa», révèle t-elle. Le lendemain, les résultats des examens sont ramenés au médecin qui les avait demandés.

Ceux-ci, selon le cadre de la santé, révèlent que l’enfant est anémié. «Le médecin me prescrit alors cette ordonnance (qu’elle nous présente) sur laquelle il est écrit Feramalt. Et comme je m’y attendais, ce médicament ne se trouve pas à la pharmacie du dispensaire. Je suis encore une fois, obligée de me tourner vers une officine privée où le produit me revient à 6175Fcfa», affirme la mère du petit Aziz. Et la jeune mère de s’interroger : «Pourquoi fait-on croire aux populations que la gratuité ciblée prend en compte les enfants de 0à 5 ans alors qu’apparemment rien n’est prévu pour eux», s’interroge Mme Koné. Des critiques normales, pourrait-on dire quant l’on a eu le temps de visiter les pharmacies publiques de ces structures sanitaires.

De l’absence de médicaments…

Pas grandes choses dans ces officine. Si l’on peut-être sûr d’y trouver du coton, de la compresse, des gants quelquefois, du paluject (Anti-palu), et de nombreux médicaments, il ne faut pas croire que l’on pourra tout y trouver. A la pharmacie du Chu de Cocody, de Treichville, ou de Yopougon, de nombreux médicaments selon les pharmaciens manquent à la demande. Si au Chu de Cocody ou de Treichville l’on peut avoir la chance d’avoir de l’arthéméter (anti-palu) en cas de paludisme, ce n’est pas le cas de la pharmacie au Chu de Yopougon. Le 16 mars aux environs de 18h, un parent n’a pas pu avoir sa prescription dans cette pharmacie. «Le médecin m’a prescrit l’arthéméter mais les agents de la pharmacie me disent qu’il n’y en a pas. On me propose plutôt le paluject, mais que je dois payer. Je ne comprends pas, je retourne voir le médecin», affirme Gueu Théophile, frère d’un malade hospitalisé au Chu de Yopougon. Mais selon ‘’la pharmacienne’’, le paluject ne fait pas parti du lot des médicaments gratuits. «Quand il y a l’arthéméter, on le donne gratuitement. Mais le paluject lui, est payant », soutient l’agent de la pharmacie. Dans le même temps, un autre parent, ayant un patient aux urgences, vient chercher un perfuseur et du glucosé. Mais il repart bredouille. «Y en a pas », s’entend t-il dire. Pas très déçu comme s’il si attendait, il se dirige rapidement vers la sortie afin d’aller chercher ces produits à l’extérieur de l’hôpital. En plus des parents des patients qui se plaignent des manques de médicaments, les femmes enceintes, elles, posent le problème de leurs kits d’accouchement. Selon elles, ces kits quant il y en a, ne sont jamais complets.

…aux kits incomplets

«Pendant toute la campagne présidentielle, on nous a encouragé à faire des enfants parce que l’accouchement serait gratuit. Mais quelle désillusion. Nous sommes passés d’Ado Solution à Ado d’illusion. D’abord pendant la grossesse, on nous fait payer les examens, et à l’accouchement, on paye toujours quelque chose parce qu’on nous fait comprendre que le kit n’est pas complet. J’ai ma belle sœur qui a accouché au chu de Cocody il y a plus de 3 semaines. C’était un accouchement par voie basse. Finalement les médicaments achetés lui sont revenus à plus de 25.000Fcfa. Et moi aujourd’hui (le 16 mars, Ndlr), je viens d’accoucher au Chu de Yopougon par césarienne. Mais mon mari a dû débourser la somme de 60.000Fcfa», relate encore épuisé D. Fatim, une nouvelle mère. Des propos que ne dédisent pas l’époux qui affirme avoir eu recours à un de ses frères habitant la commune de Yopougon. «J’étais au service quand ma sœur m’a dit au téléphone que ma femme était en travail et qu’elle la conduirait au Chu de Yopougon. Mais déjà, mon épouse m’avait demandé de ne pas m’inquiéter parce que la gratuité ciblée prend en compte l’accouchement. C’est donc tout tranquillement que je me suis rendu au service de gynécologie de ce centre de santé. Mais une fois là, après plus de 2h, une des sages femmes s’occupant de mon épouse me fait savoir qu’elle ne pourra pas accoucher par voie basse. Au même moment, elle me dit qu’il n’y a pas de kit de césarienne. Mais heureusement la parturiente qui l’a précédée et qui devait être césarisée avait finalement pu accoucher par voie basse. Son kit lui était revenu à 60.000Fcfa. On me proposait donc ce kit à raison de 60.000Fcfa. C’est vrai que je n’avais pas d’argent, mais j’ai dû faire appel à mon petit frère qui a pu me sortir d’affaire», raconte M. Diao. Même si elle ne confirme pas ces actes manqués des agents de santé, une sage femme, sous le sceau de l’anonymat apporte des précisions. Selon elle, si avec la gratuité généralisée les kits d’accouchement n’étaient pas très souvent disponibles, cette défaillance a été comblée avec la gratuité ciblée. «Mais les kits que nous avons dans les pharmacies publiques ne sont pas complets. Généralement dans ces kits d’accouchement vous trouverez 2 plaquettes d’antibiotique, 2 plaquettes de paracétamol, un médicament contenant du fer, la compresse, le coton et les gants. Mais en plus, il faut une bande pour le pansement ombilical du bébé, un antiseptique pour la toilette de maman, une pommade pour la cicatrisation de l’épisiotomie (consiste à ouvrir le périnée de la femme enceinte lors de l'accouchement. C'est un acte chirurgical qui permet de laisser passer l'enfant, Ndlr) et un produit antiseptique. Cette seconde liste de médicaments est donc donnée aux parents pour achat externe», explique la sage femme. Quant au kit de césarienne, il est également incomplet, selon les spécialistes. «Pour la césarienne, en plus du kit d’accouchement, il faut un kit pour l’anesthésiste. Mais généralement le kit de l’anesthésiste est absent. Dans ce cas, nous sommes bien obligés de faire une prescription aux parents pour qu’ils aillent chercher le complément à l’extérieur », atteste sous le sceau de l’anonymat le gynécologue obstétricien. Ces agents disent être surbookés du fait de la non disponibilité du service de gynécologie du Chu de Treichville, qui est en réhabilitation. Ils souhaitent que les choses soient revues rapidement pour éviter que les parents ne s’en prennent aux agents.
Laboratoires d’analyse et salle de réanimation non fonctionnelles
Outre le service de gynécologie du Chu de Treichville, la grande salle de réanimation du Chu de Yopougon n’est pas fonctionnelle. Selon les médecins, ces services sont en réhabilitation.

Et concernant ce dernier cas, un médecin avoue :«aujourd’hui avant de faire une grande intervention chirurgicale, nous sommes obligé de nous assurer que le malade pourra avoir une place dans la petite salle de réanimation ». Outre ces faits, le laboratoire d’analyse du Chu de Yopougon est défaillant. Toute chose actuellement qui contraint les malades à payer leurs examens qui se font dans une clinique à l’extérieur au moment où ils devaient obtenir selon la politique de gratuité ciblée, un abattement de 30% sur ces actes. Et lorsque l’on ne parle pas de défaillance, ce sont les films qui n’existent pas comme au laboratoire du Chu de Cocody, logé au 3ème étage. «Depuis la gratuité, nous avons remarqué qu’il n’y a plus de film pour les radiologies. On ne sait pas si c’est la mauvaise fois des radiologues ou si c’est une réalité ?», s’interroge Téoulé Paterne, un malade. Mais les médecins affirment que le problème de film du service de radiologie a été causé par la gratuité généralisée. «Les Chu sont des Epn qui reçoivent tout juste de petits budgets. En fait ils doivent s’autofinancer. Mais la gratuité a causé de graves bouleversements. Pendant un moment, les malades ont dû se tourner vers la radiologie externe, qui ne dispose que de petits films. C’est dire que depuis plus de trois semaines voir un mois, il n’est pas possible de faire de grandes radiologies (radiologie de la tuberculose, radiologies pulmonaire ; les radiologies de la colonne vertébrale, etc) au Chu de Cocody. Il faut que ce problème soit revu », lâche un professeur de ce centre. Ce dernier ajoute en outre qu’il faut également que cette politique de gratuité ciblée soit bien menée pour éviter des morts, comme ce fut le cas de Shérif Fachafa le 14 mars.

Cet homme qui a été poignardée alors qu’il revenait de son service n’a malheureusement pas pu être pris en charge rapidement. «L’homme arrivé au service des urgences aux environs de 15h a été reçu par le médecin qui a demandé une échographie de l’abdomen afin de voir la profondeur de la blessure. Malheureusement, le parent qui s’est rendu au bureau des entrées pour recevoir la fiche de gratuité afin d’aller chercher les médicaments a été contraint de revenir voir le médecin parce que certaines informations, selon la caissière, manquaient sur la fiche. Mais en réalité, il n’en était rien. Ces jeunes femmes ne maitrisent pas encore cette nouvelle donne. Malheureusement après tous ces tours, l’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de place aux urgences. C’est en sortant de l’Hôpital que cet homme, dont l’âge doit varier entre 35 et 40 ans, a rendu l’âme», relate le médecin. Ce sont de petits manquements, de petits mécanismes qui peuvent couter la vie aux patients. Et pourtant lors de son passage à l’émission ‘’Savoir Plus’’ sur le plateau de la télévision première chaîne, la ministre de la santé avait donné toutes les garanties : «L’Etat a mis en place la somme de 30 milliards pour soutenir cette gratuité ciblée ; je pense que ce sera mieux suivie parce que nous n’avions pas mis en place toutes les stratégies pour aborder la question de la gratuité généralisée. C’était au fur et mesure que nous faisions des corrections et cela nous a couté cher. Nous avons prévu environ 30 milliards de Fcfa pour la gratuité ciblée, mais nous allons régulièrement faire le point de façon à faire des économies sur cette gratuité ciblée», avait-elle rassuré. Mieux, avait dit le Pr Thérèse N’Dri Yoman : «Nous avons tiré des leçons de la gratuité généralisée, de sorte que nous avons fait un atelier les 2 et 3 février 2012, avant d’aborder la gratuité ciblée. Un atelier qui impliquait tous les acteurs du système de santé, aussi bien les praticiens que les partenaires qui supportent la santé », avait-elle dit. Le directeur général du Chu de Cocody, le Pr Kouassi Jean Claude, lui avait été plus réaliste. «Avec la gratuité ciblée, les patients seront un peu plus réduits. Mais on aura un certain nombre de difficultés qui seront quasiment les mêmes que ceux de la gratuité généralisée du fait du manque de médicament, du personnel qui n’est pas suffisant, et surtout les problèmes de communication entre le personnel et les patients.

Quant au Pr Yapi Ohotcha, Directeur général de la Pharmacie de la santé publique (Psp), il avait été très précis sur ce plateau d’échange. «Pour la gratuité ciblée, des mesures ont été prises. Nous sommes partis d’un stock de base qui a été commandé par la présidence de la République dans le cadre du Programme présidentiel d’urgence, auquel le gouvernement a apporté un appoint estimé à près de 2 milliards 500 millions de Fcfa. Ce qui nous permet maintenant de dire que nous disposons d’un trimestre de consommation. Mais il faut ajouter à cela que nous sommes en attente de près de 6 milliards de médicaments qui ont été commandés et que nous devons recevoir vers la fin du mois de mars, ou début avril », avait dit le Pr Yapi avant d’ajouter, ‘’la Psp, C’est une chaine d’approvisionnement, il faut que chacun joue sa partition. La Psp fera sa part’’. Doit-on comprendre aujourd’hui que c’est l’Etat qui ne joue pas sa partition ? La question reste posée.
T.Yelly

L'expression


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:38

SETH ETOILE 2-copie-1Réduire la mortalité à travers la vaccination. Tel est l’objectif de Prevac plus, un projet de Sanofi Pasteur (division vaccins du groupe pharmaceutique Sanofi Aventis). Qui a été mis en place pour former les professionnels de santé des pays de la zone Afrique occidentale et centrale afin d’améliorer l’administration des vaccins. 43 médecins ont été formés du 25 au 27 juillet 2011. Ils ont reçu leur diplôme de participation hier, à Cocody. Le Pr Oulaï Soumahoro, président du comité scientifique de Prevac plus et par ailleurs directeur de la recherche au ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida, note que ce programme aidera à la prévention des maladies et donc à la réduction du taux de mortalité. Selon lui, les médecins formés sensibiliseront à leur tour la population sur l’importance de la vaccination. Car 92% de la population n’est pas couvert par les vaccinations du Programme élargi de vaccination. « En faisant le tour des différents pays, nous avons constaté qu’il y avait un réel besoin de formation sur la vaccination. Raison pour laquelle nous avons initié ce projet », a signifié le Dr Elia Aka, responsable médical Afrique occidentale et centrale du groupe.
A.K.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:02

Cote d'ivoireQuatre enfants luttent contre la mort dans la salle de réanimation des urgences du Chr de Yamoussoukro. Il s’agit de Traoré Ibrahim (10 ans), Bationo Djakaridia (9 ans), Nonni Djafara (12 ans) et Yata Alassane (11 ans). Ces ados ont été grièvement brûlés par le feu provenant d’un transformateur haute tension de la CIE alors qu’ils tentaient de tirer un câble électrique. L’accident s’est produit, samedi dernier, vers 11h à l’ex-Maison du Parti (Pdci-Rda) abandonné de tous depuis belle lurette. Et qui va de décrépitude en décrépitude faute d’entretien, mais aussi à cause des voleurs de tout acabit qui enlèvent tout ce qui peut être vendu : fer, objets en aluminium et câbles électriques et téléphoniques. Selon un des parents, les enfants ont l’habitude d’aller là pour chasser le petit gibier, notamment les rats qui pullulent dans les hautes herbes de la cour. C’est, affirme-t-il, en cherchant ces rongeurs qu’ils sont tombés sur le transformateur de la Cie d’où pendait un câble. Une aubaine pour ces gosses qui ont vu là une occasion d’avoir un peu d’argent en allant vendre le câble en cuivre. Ils l’ont alors pris et ensemble ont tenté de le tirer pour l’arracher. Sans se douter qu’il était sous tension. Alertées, les Frci trouveront les enfants brûlés et inconscients.
Ousmane Diallo à Yamoussoukro

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 16:22

Yamoussoukro – Trente prestataires de santé et conseillers communautaires de six sites pilotes de qualité de service des centres sociaux et médicaux scolaires venus de 14 localités participent de mercredi à samedi à Yamoussoukro, à un atelier de renforcement des capacités initié par le Programme national de santé scolaire et universitaire (PNSSU).

La formation, portant sur 11 thèmes, est assurée par Mmes Koffi Tah et Konian Angèle, assistantes sociales, et Dr Yao Yao de l’UNFPA.

« Il s’agit de vulgariser la prise en charge des adolescents et des jeunes dans le domaine du Sida en phase pilote, de renforcer les capacités des prestataires des infirmeries des lycées et collèges, des services de santé scolaires et universitaires (SSSU) et des centres de référence sur les services conviviaux en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes », a expliqué le directeur coordonnateur du PNSSU, Dr Diango Nobou Claudine.

Elle a rappelé que la prévalence du VIH chez les 15-19 ans est estimée à 0,4% ; à 4,5% chez ceux les 20-24 ans, notant que 73% des femmes et 56% des hommes ont leurs premiers rapports sexuels avant 18 ans.

« Le ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, dans son plan national de développement 2008-2013, a inscrit comme une priorité nationale, la santé des adolescents et des jeunes et plus particulièrement celle des élèves et des étudiants. D’où la création du PNSSU le 20 décembre 2001, avec pour mission de promouvoir la santé des élèves et des étudiants en leur fournissant un ensemble de prestations préventives, curatives et promotionnelles afin de leur assurer un développement physique, mental, intellectuel et psychologique », a ajouté Dr Diango.

Les participants à l’atelier sont issus des localités où se déroule la réorganisation des services à base communautaire, à savoir Toumodi, Yamoussoukro, Bouaké, Bouaflé, Dabakala, Soubré, San-Pedro, Daloa, Danané, Zouan-Hounien, Abidjan (Marcory, Koumassi) et Tiassalé. Ils sont les assistants sociaux des SSSU des districts sanitaires et des infirmeries des lycées et collèges.

AIP

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 14:10

Officine.jpgSNU-Abidjan - Le fonds d’appel d’urgence des Nations Unies (CERF) a débloqué 6 millions de dollars, a annoncé à Man, Ndolamb Ngokwey, coordonnateur humanitaire en Côte d’Ivoire.
Ce financement qui sera disponible dès la semaine prochaine sera affecté à l’assistance humanitaire pour les secteurs de la Santé, des vivres, Hygiène, eau et assainissement, et en appui au retour des personnes déplacées. Ce financement fait suite à une première tranche de dix millions de dollars débloquée en Mars dernier pour l'assistance humanitaire.
Le CERF est le premier grand fonds d'intervention humanitaire des Nations Unies pour l’aide d’urgence. Il intervient à un moment où l’appel de fonds pour l’assistance humanitaire pour la Côte d’Ivoire lancé en Avril 2011 est financé à seulement 23%.

SNU


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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:25

ndri-yoman.jpgPr Thérèse N`dri-Yoman a effectuée une visite dans certaines formations sanitaires d`Abidjan, hier. Elle a pris la mesure des besoins en visitant successivement les formations sanitaires de Locodjro, Mo Faitai d`Abobo-Doumé, d`Agban village, le Centre de santé urbain et la Maternité de Williamsville. Devant tant de besoins, Pr N`dri-Yoman a rassuré. " Bientôt, les ruptures vont diminuer. Le président de la République a donné des instructions au ministre de l`Economie et des finances pour mettre la somme de 2 milliards Fcfa à la disposition de la Pharmacie de santé publique pour que les médicaments soient disponibles " a-t-elle annoncé. A chaque étape, Pr N`dri-Yoman a offert, au nom du gouvernement, d`importants lots de médicaments. Après un hommage appuyé à l`organisation " Médecins du monde ", pour l`aide immense apportée à la Côte d`Ivoire ainsi qu`aux personnels de santé pour leur dévouement au travail.
SERGE AMANY

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:15

De 2.500 Fcfa, la séance de dialyse des malades du rein ayant des prises en charge est passée à 25.000 Fcfa. Une situation due à la rupture des kits de dialyse qui a eu des conséquences dramatiques sur les patients.

Elle marche péniblement et semble très fatiguée. Mais F. Diaby a encore la chance d’être en vie, contrairement à nombre de ses amis qui, eux, se sont tus à jamais. La pénible situation que vit cette malade du rein s’explique, selon elle, par les difficultés que les insuffisants rénaux connaissent depuis plus de 6 mois. «En Côte d’Ivoire, nous faisons la dialyse deux fois par semaine à raison de 2.500 Fcfa la séance pour les malades ayant des prises en charge. Mais il faut dire que depuis plus de 6 mois aujourd’hui, la donne a changé. Les insuffisants rénaux sont obligés de payer 25.000 Fcfa la séance de dialyse. Il leur faut donc un minimum de 50.000Fcfa la semaine. Pour des gens qui, pour la majorité sont sans emploi, où voulez-vous qu’ils trouvent cette somme ?», interroge mademoiselle Diaby, d’une voix à peine audible. Pour ces malades du rein, épurer son sang aujourd’hui, c’est la croix et la bannière. Toute chose qui conduit G. Raymond, un dialysé du Samu, à dire que si en Côte d’Ivoire on parle de période post-crise, chez les dialysés, la crise est encore bien ouverte. Une situation qui, selon eux, s’explique par bien des facteurs.

Du manque de kits…

Au dire de nombreux dialysés, les séances de dialyse se passaient plus ou moins normalement jusqu’au mois d’octobre 2010 où l’acquisition du kit (le dialyseur, la ligne à sang, l’aiguille à fistule, le bicarbonate, le concentré d’acide, les 2 sérums salés, le sérum glucosé, le sparadrap, les compresses, les gants, etc.) a commencé à être un véritable problème. «Suite à nos enquêtes, nous avons compris qu’il y avait un manque de matériel. La Pharmacie de la santé publique (Psp) qui livre les kits au Samu (Service d’aide médicale d’urgence) commençait à ne plus en avoir. Fallait-il rester inactif au risque de voir nos amis perdre la vie ? L’Association ivoirienne des dialysés et insuffisants rénaux (Aidir) a obtenu, grâce à ses relations, une séance de dialyse par le biais d’une association de médecins. Et le calvaire s’est ensuite poursuivi. En 6 mois, nous avons payé 2.500 Fcfa la séance de dialyse pendant seulement deux semaines. Tout le reste du temps, les malades devaient débourser la somme de 25.000 Fcfa ou surseoir à leur traitement», avoue Essan Albert Ettien, président de l’Aidir. Si pour les malades les raisons de cette rupture de stock restent plus où moins inconnues, certaines sources proches du centre des dialysés du Samu ouvrent des brèches. Celles-ci avancent que la Psp reste devoir une facture de 200 millions Fcfa à un de ses fournisseurs. Une information que rejette une source proche de la Psp. «C’est vrai qu’il reste des factures impayées à des fournisseurs, mais aucun d’entre eux n’atteint cette proportion», révèle-t-elle. Un des fournisseurs abonde également dans le même sens. «Les ruptures de stock de kits de dialyse existent actuellement mais ne sont pas dues aux factures impayées. Elles sont plutôt dues à l’embargo de l’Union européenne sur notre port. Mais je puis vous dire qu’avec la levée de l’embargo, nous sommes actuellement en train de nous battre pour que la souffrance des dialysés prenne fin. Mais au délai, le paiement des factures que reste nous devoir la Psp par le gouvernement Soro nous permettrait de nous sentir mieux», confie une source proche d’une structure de distribution de consommables médicaux. Une situation qui a empiré avec la guerre qu’a connue le pays.

...à la guerre qu’a connue la Côte d’Ivoire

Les visages, les pieds et les mains de ces malades qui ‘’luttent contre la mort’’ laissent transparaître des boursoufflures. «Ces œdèmes sont signe d’un mal être. Lorsque les dialyses sont faites correctement, ces enflements ne paraissent pas», soutient le président de l’Aidir. Une situation qu’explique mieux le Dr Moudachirou Mohamed, néphrologue au Chu de Yopougon. Selon ce spécialiste, le rein a pour fonction de réguler les quantités d’eau de l’organisme, de réguler les quantités de sel, de Potassium et autres électrolytes (calcium, phosphore, chlore), de réguler le milieu intérieur en éliminant les produits toxiques de l’organisme (urée, créatinine et acide urique). Et lorsque cette fonction est défaillante, la dialyse reste le traitement de suppléance. «Quand le malade n’est pas dialysé, il accumule l’eau et le sel. Ce qui explique que le corps enfle. Et cela peut rapidement évoluer vers une insuffisance cardiaque », explique Dr Moudachirou. Toute chose qui explique les nombreux décès constatés au sein des dialysés. Au dire du président des dialysés, c’est environ une quarantaine de malades qui sont passés de vie à trépas pendant cette période difficile qu’ils sont encore en train de vivre. «Nous sommes au total 228 dialysés sociaux. 114 au Chu de Cocody, 48 au Chu de Treichville et 66 au centre hospitalier de Yopougon. Des 148 du Chu de Cocody, il ne reste plus que 89. Au centre de dialyse du Chu de Treichville, c’est environ une dizaine de malades qui ne répondent plus à l’appel pendant que 23 décès ont été enregistrés au service de néphrologie du Chu de Yopougon. Il est temps que le président, Alassane Ouattara, pense à ces malades pour arrêter l’hémorragie en notre sein. Mais au-delà, le gouvernement doit songer à la création d’un centre de dialyse à Adjamé et à Anyama pour éviter que tous les dialysés ne soient confinés que dans ces trois centres de Cocody, de Yopougon et de Treichville », souhaite le président de dialysés. Un appel qui certainement sera entendu par le chef de l’Etat qui donne déjà les prémices dans son programme de santé.

Touré Yelly

Encadré : L’insuffisance rénale, qu’est-ce que c’est?

Lorsque les reins sont malades, le sang n’est plus nettoyé suffisamment. On parle alors, selon les néphrologues, d’insuffisance rénale (Ir). Les impuretés de ce fait s’accumulent dans le sang et intoxiquent l’organisme tout entier. Il s’agit donc de la réduction permanente de la filtration des déchets. A ce niveau, selon Dr Moudachirou Mohamed, néphrologue au Chu de Yopougon, le médecin pose le diagnostic d’Ir au vu d’un bilan biologique qui montre une augmentation des taux d’urée et de créatinine.

Les signes de l’Ir

Au début, il n’y a pas de signes propres à l’Ir. «En cas d’insuffisance rénale chronique, les personnes touchées peuvent rester en bonne santé apparente avec des reins fonctionnant de 10 à 20 % de leur capacité normale. Ce n’est qu’à un stade très avancé que l’insuffisance rénale provoque certains symptômes», précise Dr Moudachirou qui révèle que les signes les plus fréquents sont la fatigue générale, l’essoufflement, les troubles du sommeil, le manque d’appétit, l’envie fréquente d’uriner (en particulier la nuit), parfois des nausées et des vomissements. Les pieds, les jambes et la figure peuvent s’enfler (œdèmes). La tension artérielle peut s’élever. Et quand on ressent ces signes, il faut rapidement consulter un agent de santé, un infirmier, une sage-femme ou un médecin.

Les complications de l’Ir

Elles sont nombreuses. Les spécialistes des reins citent notamment une augmentation des déchets de l’organisme (urée, créatinine et acide urique) qui s’accumulent dans le sang. Le sujet se sent mal et présente des nausées, vomissements, perte de l’appétit, troubles du sommeil. L’acidose métabolique s’installe: les reins ne parviennent plus à éliminer les acides issus de la digestion des aliments, qui s’accumulent dans l’organisme. La moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges, nécessaires au transport de l’oxygène dans le sang du fait de la diminution de la fabrication de l’érythropoïétine. Une anémie s’installe et provoque une fatigue importante et persistante ainsi qu’un essoufflement lié au manque d’oxygène. L’anémie, si elle n’est pas traitée, peut entraîner des dommages cardiaques. Le mécanisme de l’absorption du calcium est déréglé et une hypocalcémie (augmentation du calcium) s’installe. Dans le même temps, le taux de phosphore augmente. Ces anomalies provoquent l’augmentation de la fabrication de la parathormone qui est une hormone chargée de réguler le taux de calcium dans le sang. Pour cela, elle va le puiser dans les os, provoquant une fragilisation osseuse. A un stade plus avancé, les reins produisent moins d’urine et l’élimination insuffisante de liquide peut entraîner des œdèmes par accumulation de l’eau en excès. Cette accumulation peut aller jusqu’à l’œdème aigü du poumon. A un stade encore plus avancé, le potassium provenant de l’alimentation n’est plus éliminé correctement. L’excès de potassium dans l’organisme peut provoquer des troubles du fonctionnement musculaire et des troubles du rythme cardiaque (arythmie) pouvant aller jusqu’à l’arrêt du cœur.

Moyens de prévention
Le traitement adéquat et efficace des affections Orl, du diabète, de l’hypertension artérielle, de l’obésité et de toute infection urinaire reste selon les médecins spécialistes de l’Ir, la diminution de la consommation d’alcool. L’on peut également avoir une activité physique régulière, vérifier et mettre à jour ses vaccinations, éviter l’automédication, réduire les apports en sel, avoir une alimentation équilibrée, boire suffisamment et arrêter le tabac. Il est nécessaire pour les femmes enceintes, les patients drépanocytaires, les séropositifs à l’infection à Vih de faire attention à eux. En somme, il convient de consulter au moins une fois par an son médecin.

T. Yelly

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour


 

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