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  • : L’ACSCI (Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne) est une cellule de réflexion d’intellectuels ivoiriens qui s’unissent pour la défense des droits des populations."Vous souhaitez adhérer ou représenter notre cellule dans votre pays de résidence, n’hésitez pas à nous contacter."
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  • Homme de paix et de vérité,Auteur du projet du Dialogue Direct inter-ivoirien,Stratège diplomatique de formation,Seth Koko fut Leader d'opinion,défenseur des droits de la société civile ivoirienne, à travers l'ACSCI dont il est le Fondateur
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:37

soro guil.j.jJ’ai longtemps observé Guillaume Soro, de la rébellion de 2002 à la crise morale, institutionnelle et politique en Côte d’Ivoire jusqu’a maintenant en 2012. Dans cette course d’émotion, depuis la ville atypique de Bouaké jusqu’à Abidjan, Guillaume Soro avait deux rêves. L’un, réussite matérielle, l’autre idéaliste politique. Mais, aujourd’hui encore les deux rêves sont toujours en conflit à l’intérieur de Guillaume Soro. Etre riche ou être un homme politique. Guillaume Soro choisit difficilement. Mais, à notre avis, le rêve vivace reste ‘’l’option politique’’ pour Guillaume Soro. Une option difficile, faite de civisme et de spiritualité. Mais, Guillaume Soro est-il dans cette réalité ? En toute vérité, Guillaume Soro fait partie des nouveaux hommes de la dernière génération politique, venue d’une promotion de crise armée ou de confusion institutionnelle. Sociologiquement, il sera difficile pour Guillaume Soro de s’élever spirituellement et offrir à l’opinion nationale, une vie, civiquement rassurante. Spirituellement, le problème se pose à Guillaume Soro, venu d’une rébellion armée. Cette attitude d’emploi exercé dans la conquête du pouvoir, ne peut s’intégrer facilement dans la spiritualité. La réalité est là, et doit provoquer à ‘’l’intérieur’’ de Guillaume Soro, « son propre pardon». Autrement dit Guillaume Soro doit ‘’travailler’’ de plus en plus dur sur lui-même et de plus en plus longtemps pour gagner la spiritualité et la confiance de Dieu. Pour être un homme d’Etat, c’est le seul passage concerté pour favoriser l’épanouissement politique. Le tout fondé sur l’humilité. Dans l’arène politique actuelle, Guillaume Soro doit savoir s’imposer de lui-même : savoir respecter les autres, savoir s’exprimer correctement, sans heurter l’opinion adverse. La politique est un métier, et sa réalité irréductible est la «déception». De toutes façons, Guillaume Soro sait que la Côte d’Ivoire n’est pas une «société de contrôle» où l’on trouve une société civile impartiale ou des leaders d’opinions crédibles. Guillaume Soro sait aussi que cette tendance d’Ivoiriens qui disent « la vérité politique » a disparu en Côte d’Ivoire, après Laurent Gbagbo, Gbaï Tagro, Francis Wodié. L’épanouissement politique de Guillaume Soro se révélera difficile avec une autre réalité têtue : il n’a pas de parti politique. Je sais que les ‘’incarnations’’ politiques actuelles de Guillaume Soro, ne viennent pas de ses ‘’propres’’ performances. Sous l’effet forcené de la rébellion armée de Marcoussis, de l’Accord politique de Ouaga, Guillaume Soro a connu un parcours sans faute : ministre d’Etat en charge de la communication. Puis Premier ministre, longtemps du Gouvernement Laurent Gbagbo. Aujourd’hui il est président de l’Assemblée nationale sous le couvert de l’Association des ‘’Houphouétistes’’. Je conseille à Guillaume Soro que la réalisation du rêve d’être un homme d’Etat réside dans son propre style de la gestion des relations humaines. Dans la création de son propre parti politique avec son projet de société politique. Qu’on soit d’accord ou pas, les Ivoiriens savent que Félix Houphouët-Boigny et Laurent Gbagbo ont été de véritables ‘’usines’’ de rêves politiques, mais bien entretenus de prospérités croissantes spirituelles et civiques. Deux valeurs morales difficilement indissociables du métier politique et de l’ambition d’un homme d’Etat. Guillaume Soro doit maîtriser ses émotions. Je ne suis pas d’accord que Guillaume Soro se dit satisfait face aux députés burkinabés de son sort politique, étalant à Ouaga la marginalisation de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo dont il a dirigé le gouvernement. C’est renverser l’échelle de souveraineté de la Côte d’Ivoire dans un pays étranger. De toutes les façons, Guillaume Soro, dans son statut de président du Parlement ivoirien, a fait un véritable fiasco civique, en désavouant de la manière institutionnelle, son propre pays, devant le Parlement burkinabé. Si Guillaume Soro veut réaliser son rêve d’homme politique et d’homme d’Etat, qu’il change. Des abus de langage politique peuvent de manière ‘’très lisse’’ empêcher son rêve d’homme d’Etat. Je conseille à Guillaume Soro que la politique est un métier, avec sa force éthique et déontologique : le charisme, l’éloquence… et parfois la tolérance politique.
Par Ben Ismaël

L'intelligent d'Abidjan

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:56

miaka-oreto.jpgA l’ouverture de la table ronde, le président du Fpi, Sylvain Miaka Ouretto, a réengagé les militants de son parti et clarifié la ligne de conduite dans les épreuves que traverse le Fpi. Nous vous proposons l’intégralité de cette intervention.
«Je crois que ce monde de qualité est à la dimension de l’événement que nous célébrons (samedi dernier, ndlr). Parce qu’il ne s’agit pas de sortir de cette manifestation et aller rester chez soi les bras croisés. Il s’agit d’amplifier et de prolonger tout ce qui va être fait ici et tout ce qui va être dit. C’est pour cette raison que je salue les camarades de la direction du Front populaire ivoirien. Oui, regardez la beauté du programme, la cohérence du programme ! Nous nous étions retrouvés, il y a deux semaines, pour interpeller les militants du Fpi avec le thème de la convention : Quel Fpi pour la reconquête des droits et libertés démocratiques ? Le faisant c’est le militant du Fpi qu’on interpelle. C’est la direction qu’on interpelle pour dire que si le Fpi doit être capable de reconquérir les libertés démocratiques, il faut qu’il soit animé par des hommes et des femmes qui, eux-mêmes, sachent ce que c’est qu’une liberté démocratique. C’est tout un programme de formation qui s’inscrit dans la continuité de la Convention. Après avoir engagé le débat au cours de la Convention, il s’agit d’aller aujourd’hui un peu plus en profondeur avec ces libertés que nous sommes en train de célébrer. Une célébration que le professeur N’Dori qualifie de deuil de la liberté. Oui, effectivement ! Quand on regarde et on constate ce qui se passe autour de nous, pour des libertés que nous avons pu arracher de haute lutte dans les années de braise de 1990 et qu’on en soit dans cette situation, on se dit qu’il y a véritablement un problème. C’est pour cela que les gens doivent comprendre que le Fpi a un devoir dans ce pays. Beaucoup ne comprennent pas quand on parle de liberté et démocratie. La démocratie qu’es-ce que c’est ? Lorsqu’on parle de liberté en démocratie ça veut dire quoi ? Je crois que se poser des questions, ce n’est faire insulte à personne. Ce sont des questions qu’il faut se poser de façon courageuse et objective. Parce que si nous avions le même niveau de compréhension de ces choses, au Fpi, on ne demanderait pas de faire la paix des esclaves. Non, au Fpi on ne demanderait pas de se contenter de discours dithyrambiques pour accompagner le pouvoir et chanter les louanges du pouvoir en omettant de dénoncer les dysfonctionnements de ce pouvoir. Si nous étions au même niveau de formation et compréhension de ces choses-là, on ne lirait pas dans nos organes de presse, ce qu’on vient de lire ce matin (samedi dernier, ndlr) concernant les camps de concentration. On ne saurait pas ce qui se passe dans l’Ouest profond du pays devant l’indifférence de ceux, hélas, qui viennent de ces sociétés où on sait ce que c’est la liberté, où on connaît ce que c’est la démocratie.
C’est pour cela, je salue l’effort qui est fait par la direction du parti, parce qu’au-delà de faire le deuil de nos libertés, le Fpi a un devoir pédagogique. Il appartient au Fpi de vulgariser ces notions-là.
Regardez ! Nous avons été tous témoins le 6 mai dernier. Il s’est passé beaucoup de choses. Ceux qui ont suivi les campagnes présidentielles en France avec les organes de sondage qui donnaient chaque fois les résultats, mais on a été effrayé devant l’entêtement du Président Sarkozy. Qui élevait toujours le ton pour dire qu’il va gagner. Alors que sur 200 sondages, il est battu 200 fois. Pas une seule fois, il a été devant. Mais quand il parle, on pense qu’il a un dernier secret. J’avoue franchement qu’à un moment donné, j’ai commencé à douter. Je dis ce monsieur là, c’est un diable. Parce qu’il faut être un diable pour raisonner de la sorte. Donc quand je le voyais parler de la sorte, je rentre chez moi et dis oh Dieu, tu ne trahis pas ton peuple. Oui, parce que Dieu est un Dieu loyal, c’est un Dieu fidèle. Et quand il commence, il termine toujours. Il ne va pas nous trahir. Ce type-là, il doit tomber malgré ce qu’il fait pour s’effrayer lui-même, il doit tomber.

Effectivement, il est tombé.
Camarades, je voudrais dire que le combat pour les libertés est un combat continu. C’est une course de fond si nous voulons que notre Côte d’Ivoire change. Une course de fond si nous voulons que notre Afrique change. Aujourd’hui, le combat a dépassé la limite de nos frontières. C’est tout le continent qui doit se sentir visé et le Fpi doit être dans le peloton de tête des forces qui luttent pour le changement. Merci et félicitations à la direction du parti, merci et félicitations à nos militants.»
Propos recueillis
par Benjamin Koré

 Notre Voie


 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:49

Cote d'ivoireLe dialogue ‘’républicain’’ entre le gouvernement et l’opposition va reprendre incessamment, après l’échec de la première tentative en novembre 2011. Il se susurre qu’il pourrait débuter à partir du 15 avril 2012. Pour ces échanges qui se feront surtout avec le Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir), le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avait balisé le terrain lors de son interview télévisée avec les médias d’Etat ivoiriens (Rti et Fraternité matin), le 30 mars 2012. ‘’ ‘’Les pré-conditions, ça je ne l’accepterai pas !’’, avait-il averti. Avant même le démarrage de ce dialogue, des conditions ou préalables non encore officiels sont en passe de prendre le dessus sur la volonté ou l’intention de discuter. Au niveau du gouvernement comme au sein du parti de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, on récuse déjà des personnalités.

En clair, dans les camps du pouvoir et de l’opposition significative, on estime que certaines personnalités pourraient constituer un frein dans les pourparlers. C’est ainsi qu’au Fpi, on est contre une éventuelle présence aux négociations, d’Hamed Bakayoko (Ministre d’Etat-ministre de l’Intérieur), et d’Amadou Soumahoro (Conseiller spécial du Président de la République, chargé des affaires politiques, et secrétaire général par intérim du Rdr). Au premier, des responsables de la formation politique dirigée par Sylvain Miaka Oureto, reprochent d’avoir très vite refermé la porte du dialogue ouverte avec l’opposition par le chef de l’Etat le 29 septembre 2011. Pour eux, le ministre de l’Intérieur qui conduisait les négociations avait ‘’malicieusement’’ écarté le Fpi au profit de certains membres du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Cnrd, coalition de l’opposition), conduits par Coulibaly Gervais, l’ex-porte-parole de Laurent Gbagbo, et président de Cap-Udd. Les dirigeants du Fpi estiment par ailleurs qu’Hamed Bakayoko n’a pas accordé d’importance aux revendications du Fpi, transmises au chef de l’Etat. Au second, Amadou Soumahoro, le parti à la rose, le trouve belliqueux. Le Fpi estime qu’il tient régulièrement des propos durs à son encontre et que, par conséquent, il ne saurait être un acteur crédible du dialogue annoncé. Du côté du pouvoir en place, on a également des récriminations contre certains cadres de l’ancien parti présidentiel. On ne souhaite pas se retrouver en face de Laurent Akoun (Secrétaire général par intérim du Fpi), Koua Justin (Secrétaire national par intérim de la jeunesse du Fpi), Augustin Guéhoun (Secrétaire national du Fpi, chargé de la communication), et à un degré moindre, l’ex-ministre de la défense, Amani N’guessan Michel. En ce qui concerne Laurent Akoun, les tenants du pouvoir lui en veulent pour ses derniers discours ténus après son interpellation par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), alors qu’il rentrait du Ghana. Ils jugent ces discours révoltants parce qu’incitant à la déstabilisation du régime au pouvoir. Relativement à Koua Justin, les hommes du Palais pensent qu’il n’est pas respectueux du chef de l’Etat, et qu’il est un extrémiste. C’est la même appréciation qu’ils ont d’Augustin Guéhoun. Quant à Amani N’guessan Michel, on lui reproche sa ‘’virulence verbale’’ et sa ‘’propension à fouler au pied, l’autorité du chef de l’Etat’’ alors qu’il a été ministre de la République. Comme on le constate, les deux camps, bien qu’ils ne parlent pas ouvertement de préalables, posent des réserves qui risquent de plomber une fois de plus, le dialogue républicain ‘’acte II’’.
BAMBA Idrissa

Soir Info

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:47

ado palais 2Plusieurs fois annoncée et autant de fois reportée, la visite du président de la République, SEM Alassane Ouattara, à l’ouest de la Côte d’Ivoire aura finalement lieu à partir du 20 avril.
Des signes évidents permettent aux populations locales de croire que cette fois sera la bonne et fondent leur espoir de voir le chef de l’Etat toucher du doigt les réalités auxquelles elles sont confrontées. Il y a d’abord les multiples séances préparatoires organisées par les ministres Albert Mabri Toikeusse, Dagobert Banzio et Sidiki Konaté, cadres de la région, en vue d’une mobilisation à la hauteur de l’évènement, mais surtout la visite que vient d’y effectuer le chef du gouvernement. En effet, les jeudi 30 et vendredi 31 mars derniers, le Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio s’est rendu sur le terrain pour poser les balises devant canaliser le message que le président de la République apporte aux populations. Cette mission est d’autant plus nécessaire que l’Ouest, théâtre de nombreux crimes et atrocités pendant la crise postélectorale, fait l’objet de manipulations par les intérêts en opposition. Le discours tenu par l’émissaire du chef de l’Etat pendant les différentes étapes qui ont marqué sa visite est révélateur du message dont Dr Alassane Ouattara sera porteur.

La compensation, l’exhortation au pardon et à la réconciliation, mais surtout l’invitation à l’unité nationale et au développement. Un développement multisectoriel qui ne fait exception d’aucune région à partir d’une juste répartition des ressources nationales. Ce ne sera donc pas une ballade pour narguer un peuple décimé, une région détruite ni une parade du vainqueur devant les vaincus. Le président vient visiter un peuple, son peuple, meurtri par une stupide guerre fratricide. Il apporte à ses frères le réconfort et la bonne nouvelle de la reprise du développement. La reprise de la vie active, là où elle a été abandonnée. Il vient prôner ‘’le vivre ensemble’’, le slogan sur lequel repose son programme. Mais, il ne saurait poser le geste idoine au cours de cette visite, s’il n’est suffisamment imprégné des réalités qui l’attendent. Qu’en est-il de la profondeur des blessures, de l’ampleur des destructions, de la situation sécuritaire, en un mot, des besoins vitaux et immédiats ? Pour préparer les réponses à ces questions, Duékoué, ville martyre, Bangolo, Logoualé… ont été passées en revue par le Premier ministre. Il saura traduire au président de la République les messages contenus dans les pleurs, lamentations et soupirs profonds des populations du Guemon et du Cavally.
Ulrich Moua

Le Mandat

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 17:47

banny2Charles Konan Banny, président de la commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), était l’invité, le vendredi 24 mars dernier, du premier numéro de l’émission «Question de fond» de la RTI Bouaké, animée par Traoré Abou. Le président de la Cdvr, à cette occasion, a déballé son programme pour la réconciliation des Ivoiriens. «Dans ce pays, on a pris des largesses pour rien avec la vérité. On s’est écarté de la vérité, on a menti soit-même, on a trop menti en Côte d’Ivoire et on s’est persuadé que le mensonge était la vérité. Mais nous allons rétablir les faits. Il faut qu’on sache qui a fait quoi et pourquoi et prendre l’engagement une fois la vérité dite, essayer de nous pardonner et recréer cette union nationale qui caractérise la Côte d’Ivoire», a-t-il proposé. Indiquant la place des chefs traditionnels et religieux dans le processus de réconciliation, le président de la Cdvr a fait savoir que le processus est divin, donc la mission des guides religieux est divine et nécessaire. Et que, un processus de cette ampleur, de cette acuité doit associer intimement les religieux. Aussi, a-t-il ajouté qu’«il y a les normes internationales qui gouvernent le processus mais que nos pratiques, nos us et coutumes et les dépositaires qui font au quotidien de la réconciliation sont les chefs traditionnels soient impliqués, associés». Répondant à la question de se substituer à la justice, Charles Konan Banny a précisé que la réconciliation sera faite dans la justice, l’équité selon les normes et qu’il ne se substituera et ne confondra pas le pouvoir régalien de la justice et la justice restauratrice de la Cdvr. Pour lui, tout sera fait dans l’équité, la vérité. Car, a-t-il ajouté, ce qui lie les deux justices, c’est qu’elles travaillent sur la même matière, sur l’homme de manière à rechercher la vérité et savoir qui a fait quoi et obtenir réparation au profit des victimes de la société et promouvoir la reconnaissance en amenant ceux qui ont commis les crimes, à se repentir et solliciter le pardon. Mais aussi, créer les conditions d’un nouveau départ. Guidé, selon lui, par l’humilité, la détermination, Charles Konan Banny a dit qu’il compte répéter la même cérémonie du samedi dernier un peu partout en Côte d’Ivoire mais particulièrement dans les grandes localités où il y a eu surtout de très vifs foyers de tension. Il a parlé également des prochaines installations des commissions locales de la Cdvr dans les grandes régions du pays. Pour le président de la commission dialogue, vérité et réconciliation «le dialogue est la marque déposée de la Côte d’Ivoire tout comme la paix. On ne peut arriver à la paix si on s’ignore. Le dialogue est le patrimoine de l’Ivoirien. La paix doit être recherchée constamment», a-t-il conseillé.
DELMAS ABIB

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:45

banny.jpgDurant un mois, toutes les régions du pays vont procéder au rituel de deuil national suivi de la purification de la terre souillée par le sang humain de plus de dix ans de crise. Le lancement de cette action d’exorcisme qui ouvre les grands chantiers du processus de réconciliation nationale, s’est déroulé le samedi 17 mars 2012 au palais de la culture de Treichville. Le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (Cdvr) Charles Konan Banny a lancé un appel à l’apaisement à l’endroit des acteurs politiques.

La salle de quatre mille places a fait son plein. Les bâches dressées dehors ont refusé du monde. Charles Konan Banny a réussi son pari de la mobilisation dont la palme est revenue aux femmes. Organisations de la société civile, ministres, diplomates, chefs traditionnels n’ont pas manqué à l’appel. Le président de la Cdvr peut alors exprimer son émotion devant tant de monde dévoué pour une cause : la réconciliation entre les Ivoiriens. ‘’Celui qui ici ou ailleurs n’est pas traversé par une émotion ne mérite pas d’être appelé un humain’’, commence Charles Konan Banny qui succédait à la tribune, après la cérémonie de libation, aux porte-parole des communautés religieuses. Ces derniers ont exprimé leurs attentes et promis leur implication dans l’œuvre de réconciliation et de cohésion. Des discours qui ont amené l’ancien gouverneur de la Bceao à laisser le sien, préférant en commenter les grandes lignes. Néanmoins dans les copies remises à la presse, Banny situe le contexte de la cérémonie du jour et fait un tour d’horizon de ce qui a conduit à la crise en Côte d’Ivoire. Il ne manque pas d’expliciter ses motivations pour lesquelles il a accepté de présider la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. ‘’Toutes les astuces que nous avons opposées à la réalité se sont toutes montrées illusoires…La conciliation devait l’emporter sur toute autre démarche dans la résolution des conflits et qu’au surplus, le dialogue est l’âme des forts’’, relève-t-il. Il interpelle le chef de l’Etat et les leaders des partis d’opposition en ces termes : ‘’il est nécessaire et indispensable que nous ayons un esprit d’ouverture en lieu et place de l’esprit de clocher et de l’instinct communautaire. Monsieur le Président de la République, le père de la nation ivoirienne fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, le Président Houphouët-Boigny nous a laissé en héritage la culture du dialogue et de la paix. (…) N’ayez pas peur du dialogue ! N’ayons pas peur du dialogue ! N’ayons pas peur de tendre la main. Au besoin, tendons les deux mains. Chers frères et sœurs leaders des partis politiques, saisissons la main qui nous est tendue ! Ouvrons nos bras et nos cœurs ! Exprimons nos préoccupations de la façon la plus sincère, mais n’en faisons pas un préalable au dialogue et à la réconciliation’’. Au-delà de tous les ressentiments, Charles Konan Banny se dit convaincu qu’il est bon d’être ensemble et il est mieux d’être uni. C’est tout le sens du film de Roger Gnoan M’bala : les images d’horreur de la récente guerre ivoirienne pour interpeller les consciences collectives sur la nécessité de la réconciliation nationale.
S. Débailly

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:43

banny2Le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), Charles Konan Banny était le week-end dernier, l’hôte des régions de l’Agneby-Tiassa et de La Mé. Une visite qui l’a conduit successivement à Agboville, Yakassé-Mé, Akoupé, et Adzopé pour prêcher la réconciliation. « La Cdvr vient à vous avec le rameau d’olivier parce que nous sommes de la guerre. Elle veut contribuer à évacuer des esprits la culture négative qui a empoisonné pendant longtemps l’atmosphère de vos belles cités. Notre souhait, en nous invitant chez vous, c’est de parvenir à établir le dialogue entre les populations que la politique et les divergences d’opinion ont transformées en ennemies », a déclaré Charles Konan Banny aux populations d’Agboville. Message qu’il reprendra à quelques mots près devant tous les autres hôtes du Cdvr. Si chaque Ivoirien, poursuit-il, a le droit d’avoir les opinions qui lui conviennent, d’adhérer au regroupement de son choix, nul n’a le droit, sous prétexte qu’il appartient à une communauté particulière, de vouer aux gémonies les personnes qui pensent différemment. C’est, assène-t-il, ce désir de tout embrigader et de tout uniformiser qui ravive les tensions et provoque les affrontements. Pour lui, la Cdvr ne prêche pas l’impunité. Les violences et les violations qui ont été perpétrées dans toutes les régions de Côte d’ Ivoire seront examinées par elle et connaitront un traitement particulier. Aussi conclut-il que « le temps de ce grand tribunal du pardon qu’attendent les Ivoiriens viendra. En attendant, la Cdvr vient à vous comme on rend visite à un frère, à une sœur, éprouvé par le malheur et victimes d’un drame cruel ». A Agboville, Louis M’Besso, le président du Conseil départemental des chefs traditionnels, s’est demandé avec qui il faut se réconcilier. « La réconciliation, soutient-il, c’est d’abord entre les leaders politiques et les militants des différents groupements politiques. Et l’une des conditions pour arriver à cette réconciliation, a-t-il souligné, c’est la liberté de mouvement, le retour au bercail ». Pour lui, le véritable problème, c’est à propos des Frci. A ce sujet, après avoir égrainé les très nombreuses exactions commises par la force militaire, il s’est demandé s’il était possible de se réconcilier avec les Frci. « Pour nous, ajoute-t-il, les Frci ne sont pas responsables de leurs actes, car elles sont mandataires du pouvoir. Nous attendons un mot du pouvoir, du mandant. Il nous suffit un mot de compassion du premier magistrat de ce pays pour être soulagés. C’est l’attente principale des populations». Une préoccupation partagée par toutes les villes visitées qui souhaitent tous le retour au pays de leurs fils en exil. « Nous savons que nous finirons par nous réconcilier, mais jusque-là, nous n’avons pas encore la paix », a regretté Sékou Tombala, président de la communauté des ressortissants de la Cedeao d’Akoupé.
Ousmane Diallo

Nord sud

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:50

banny2Alors que certains s’inquiètent de l’inertie de la Commission dialogue, vérité et reconciliation (CDVR), d’autres espèrent encore que le pays se trouve sur la voie de la réconciliation. Tout, pour l’instant, indique le contraire: le climat politique reste crispé, les exilés du camp Gbagbo ne rentrent pas, les responsables de l’opposition ont vu leurs avoirs gelés, et l’économie n’a pas repris à plein régime. Les Jeunes patriotes se sont évanouis dans la nature, et des jeunes du FPI comme Justin Koua ont pris le relais.

Seul point positif qui fasse pour l’instant l’unanimité: un retour progressif à la sécurité dans les rues d’Abidjan. Selon André Kamaté, de la Lidho (Ligue ivoirienne des droits de l’homme), pas moins de 2.000 faux membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se trouvent à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Des jeunes qui n’ont pas hésité à revêtir des treillis pour se prétendre de l’armée favorable à Alassane Ouattara, pour mieux racketter les passants.

«Il y a encore du racket à Abidjan, mais les policiers ne sont plus tous les jours comme avant à chaque coin de rue pour arrêter les véhicules à tout-va, note un opérateur économique. Ils ne font des contrôles surprise qu’une journée par semaine

Un médecin bété non politisé, mais considéré comme proche de Gbagbo en raison de son origine ethnique, a vu sa maison pillée en avril, au moment de l’arrivée des FRCI à Abidjan. Cet homme, qui a perdu un neveu pendant la crise, un jeune victime d’une exécution sommaire à Grand Bassam, affirme avoir ensuite été protégé dans son quartier par des policiers pro-Ouattara.

«Il y avait parmi eux certains de mes anciens étudiants», témoigne-t-il.

S’il se réjouit du retour au calme, ce médecin ne cesse de revivre en pensées les évènements de l’année écoulée. Les plaies restent à vif, pour lui comme pour les centaines d’Ivoiriens qui ont perdu un parent ou un proche pendant la crise.

Sabine Cessou

slateafrique.com

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 11:38


L’appel au retour lancé par le Président Alassane Ouattara a été entendu par les Ivoiriens, exilés dans plusieurs contrées du monde. Parmi ceux-ci, figure M. Seth Guédé Koko, consultant diplomatique et président de l’Alliance citoyenne de la société civile ivoirienne (ACSCI), qui a décidé de mettre fin à trois années d’exil en France. Seth Guédé Koko veut prendre une part active au processus de réconciliation et de reconstruction en Côte d’Ivoire. «J’ai foi en Alassane Ouattara, le Président de la République de Côte d’Ivoire. C’est un vrai bosseur, il va faire de grandes choses et nous allons l’y aider. Il a demandé à tous les Ivoiriens vivant en exil de rentrer au pays afin de participer à la réconciliation et à la reconstruction nationale», a indiqué Seth Guédé Koko, dont l’arrivée est prévue le samedi 26 novembre prochain, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët. «Toutes les dispositions ont été prises, le ministère de l’Intérieur a été saisi pour que tout se passe bien», a précisé celui qui seth koko 2revendique la paternité du dialogue direct ayant abouti à la signature de l’accord de Ouagadougou. Cela lui a d’ailleurs valu les foudres de l’ancien régime et le règlement de ce litige a été confié au président français, Nicolas Sarkozy, à Blaise Compaoré du Faso et au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Seth Guédé Koko n’est pas resté inactif durant les trois années de son exil. Il a développé avec des intellectuels, un réseau de réflexion sur la politique ivoirienne, à travers l’Alliance citoyenne de la société civile ivoirienne (ACSCI) et s’inscrit aujourd’hui dans la droite ligne du Dr Alassane Ouattara. «Seth Koko a été l’un des Ivoiriens à demander, le 3 avril 2011 à l’ONU et à Nicolas Sarkozy, de détruire les armes lourdes ainsi que la résidence de Laurent Gbagbo, afin de mettre fin aux souffrances du peuple ivoirien», a confié l’un des collaborateurs de Seth Koko.
Olivier Dion

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Published by Seth Koko Côte d'Ivoire - dans réconciliation
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:54

C’est à la salle Niangoran Porquet du Palais de la culture de Treichville que le ton de la Caravane des arts et de la culture pour la réconciliation nationale et la cohésion sociale a été donné. C’est à un véritable melting-pot artistique que le public a été convié, hier, pour le démarrage de cette caravane, prévue pour sillonner plusieurs villes de l’intérieur. Une projection de spots télé et de capsules vidéo distillant des messages de paix et de réconciliation, deux chorales musulmane et chrétienne ont constitué le hors d’œuvre de la cérémonie dont l’’adresse du ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama, a composé le plat de résistance. «Qui, mieux que les artistes, pour fédérer, rassembler (…) ?», s’est interrogé le ministre. Avant d’indiquer que cette cérémonie «amplifie le vaste chantier de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale à travers les arts et la culture». Bandama Maurice n’a aucun doute quant au succès des hommes et femmes de culture qui iront à Abobo, Yopougon, Lakota, Abengourou, Séguéla et Duékoué «pour soulager les Ivoiriens qui ont souffert de la guerre et pour rassembler les populations qui se regardent encore avec crainte et méfiance». «Nous avons foi qu’ils réussiront cette importante mission parce que nous savons que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous a divisé», a-t-il assuré. Plusieurs prestations exécutées par des troupes de danse ont égayé l’assistance. Une fresque chorégraphique retraçant tous les pas de danse ivoiriens a arraché des applaudissements au public. Miss Zahui a présenté une parade de costumes traditionnels taillés dans le tapa. Une autre attraction majeure de la soirée a été le chant magistralement exécuté par Noël Dourey, Bailly Spinto, Ismaël Isaac, O’nel Mala, N’Guess Bonsens, toujours dans le sens d’inciter au pardon et à la réconciliation.

Le vernissage de l’exposition d’arts visuels a clos la cérémonie. La Caravane des arts et de la culture pour la réconciliation nationale et la cohésion sociale sera meublée de spectacles de musique, de théâtre et de danse, de conférences, des cartes postales lues en langue locale… En outre, une journée de costume se tiendra avec le Premier ministre Soro Guillaume qui sera habillé dans une tenue traditionnelle de l’Ouest et celui de la Culture et de la Francophonie Bandama Maurice dans celle du Nord.

Ceci pour demander aux Ivoiriens de s’accepter dans leurs diversités culturelles, source de richesse et d’harmonie.

Source:
L'expression


 


 


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